CNews n°2582 19 mar 2021
CNews n°2582 19 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2582 de 19 mar 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (595 x 815) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : reconfinés !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
18 SPÉCIAL IMMOBILIER T. COEX/AFP LE MARCHÉ DE LA PIERRE LAISSE TRANSPARAÎTRE DES SIGNES DE FAIBLESSE UN RALENTISSEMENT EN VUE Depuis quelques mois, en Ile-de-France et dans les grandes métropoles de province, le prix des biens est en baisse. Un an après le début de la crise sanitaire, de nouvelles tendances se distinguent dans les attentes des acquéreurs. Les périphéries et les villes moyennes ont le vent en poupe. Avec l’arrivée brutale du Covid-19, les différents confinements qui ont suivi et l’arrêt de l’activité économique, l’année 2020 promettait de mettre à terre le marché de la pierre. D’aucuns ont même évoqué le mot tabou de « crack ». Près d’un an après, force est de constater que le secteur immobilier s’est montré plus robuste que prévu. Au total, 1 020 000 transactions immobilières ont été conclues en 2020, selon MeilleursAgents. C’est la deuxième meilleure année enregistrée après le record de 2019. Côté prix, au niveau national, la pierre a même vu sa valeur augmenter depuis le début de la crise sanitaire, il y a tout juste un an (+2%). On serait donc tenté de croire le secteur indestructible. Pourtant, quelques lézardes apparaissent depuis peu dans la pierre. En effet, plusieurs sources attestent d’un retournement de marché depuis quelques mois. A Paris et dans les grandes métropoles de province, le prix des biens est en baisse. Depuis le mois de septembre dernier, la capitale accuse moins 2,5%, selon MeilleursAgents. Même constat pour LPI-SeLoger, qui note dans son dernier baromètre un recul de 1,3% sur les trois derniers mois. Référence sur le sujet, les notaires annoncent qu’il ne faut pas s’attendre à un changement de tendance à court terme. Selon ces derniers, le prix moyen du mètre carré dans la capitale atteindra 10 600 euros en avril prochain, soit quasiment identique (+0,8%) à la valeur d’avril 2020. Dans le détail, la baisse concernera surtout les biens avec défaut. Les grands appartements sans balcon et peu lumineux seront les premiers à faire les frais de ce changement de tendance. Une situation qui génère un attentisme de la part des acquéreurs mais aussi des acheteurs. Il y a très peu de biens mis en vente, la mise en ligne des annonces chute sur les sites de référence. Un rééquilibrage en perspective Le marché est bousculé et voit ses fondamentaux remis en cause. « C’est tout un paysage immobilier qui se redessine », avance Brice Cardi, président du réseau L’Adresse. « Les grandes entreprises et les PME ont su se convaincre de la nécessité du télétravail. Aujour - d’hui, les cadres n’hésitent plus à s’éloi - gner des grandes métropoles. » Le logiciel est donc en train de changer. A l’inverse, et c’est la surprise, les villes moyennes semblent prendre leur revanche. « Une ville comme Angers va bénéficier du report du marché de Nantes, qui est saturé. Par exemple, une maison bourgeoise achetée autour Stéphane Fritz, président du réseau Guy Hoquet DR L’AVIS DE L’EXPERT Nous observons en ce moment sur le marché parisien une stagnation des prix. Il y a une forme d’attentisme  : très peu de biens sont mis en vente. Mais plus qu’une tendance durable, c’est une pause à laquelle nous assistons. Paris sera toujours Paris. Sa concurrence est européenne. Il y a toujours une pénurie de biens dans EN CHIFFRES -10% de biens sont proposés à la vente sur les sites de petites annonces par rapport à l’an dernier, d’après LPI-SeLoger. 3 556 EUROS/M 2 est la moyenne des transactions réalisées dans toute la France, d’après les dernières statistiques. C’est 1,6% de moins sur les trois derniers mois. 1,02 MILLION de transactions ont été recensées en 2020, d’après MeilleursAgents, soit la deu - xième meilleure année enregistrée après 2019. 1,14% DE TAUX moyen a été relevé en février, selon Crédit Logement/CSA, toutes durées de prêts confondues. de 400 000 euros il y a trois ans, s’est vendu 700 000 euros il y a peu », avance Brice Cardi. En périphérie des grandes villes, les biens commencent à partir plus vite, d’après les professionnels du secteur. En Ile-de-France, le marché de la maison a progressé de 13%, d’après les notaires. Les investisseurs ne s’y trompent pas, ce sont dans ces zones, jusqu’alors peu prisées, qu’ils se tournent. Les agences voient une clientèle relativement jeune se lancer dans des projets d’investissement locatif « pour préparer la retraite ». Un signe de plus qui atteste que, contre vents et marée, la pierre reste la valeur refuge des Français. n la capitale, on ne peut quasiment plus y construire de logements. Au premier confinement, nous avons constaté dans les recher - ches d’annonces un engouement pour la verdure. Les gens ont eu besoin de regarder en dehors de Paris. Mais un achat s’inscrit sur plusieurs années. Il faut déjà voir au-delà de la crise sanitaire. »



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :