CNews n°2579 17 fév 2021
CNews n°2579 17 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2579 de 17 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (595 x 815) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : le coronavirus et ses mystères.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 CLÉS DU JOUR 2 N°2579 MERCREDI 17 17 FEVRIER FÉVRIER 2021 CNEWS.FR S. GRANGIER/CNEWS L’ŒIL DE... BON À SAVOIR L’HISTOIRE Olivier Benkemoun FESTIVALS  : C’EST OUI OU BIEN C’EST NON ? Le mauvais tempo. On est mal barré pour les grands festivals de l’été. A la fin de la semaine, leurs organisateurs rencontreront Roselyne Bachelot. Ils attendent que la ministre leur dise si oui ou non le public pourra suivre les concerts debout, avec ou non des jauges dégradées. Il y a peu de chances qu’elle leur réponde. Pour cela, il aurait fallu tester. Tests que le monde du spectacle réclame, que Solidays a déjà jeté l’éponge. D’autres suivront, c’est certain. l’on aurait pu organiser cent fois – comme la semaine dernière encore aux Victoires de la musique – mais qui se feront finalement en mars et avril. Des tests assis au Dôme de Marseille ou debout à Bercy. Rien en plein air, rien pour ces configurations à part que sont les festivals. Attendre ou jouer devant des jauges dégradées serait prendre un impossible risque financier. Il est déjà presque trop tard… Solidays, prévu fin juin à Paris, a déjà jeté l’éponge. D’autres suivront, c’est certain. Olivier Benkemoun, à retrouver du lundi au vendredi, à 7h45, dans La matinale de CNEWS. À RETROUVER SUR.FR LE TOP 3 DES MEILLEURS SHAMPOOINGS DÉVOILÉ Le magazine 60 millions de consommateurs a établi le palmarès des produits les plus bénéfiques pour les cheveux. L’IMAGE À LA CHARGE ! POURQUOI LES LAURIERS SONT-ILS UN SIGNE DE VICTOIRE ? Souvent tressés en couronne, les lauriers récompensent traditionnellement les vainqueurs. La légende qui entoure cette gratification remonte à l’Antiquité grecque. La mythologie rapporte qu’Eros, dieu de l’Amour, aurait choisi de punir Apollon, dieu du Soleil, qui se moquait de lui lors d’une séance de tir à l’arc. Eros lui aurait alors décoché une flèche d’or pour le faire tomber amoureux de Daphné, une nymphe. Entre-temps, celle-ci aurait aussi reçu une flèche de plomb, la condamnant à détester Apollon. Afin d’échapper à ce prétendant, Daphné aurait demandé à son père, le dieu Pénée, de la transformer en laurier. Toujours épris de Daphné, Apollon aurait alors décidé de vouer un culte à cet arbre. Enfin, l’image divine associée au laurier a été reprise par les Romains pour récompenser les généraux en cas de victoire. Un fêtard du carnaval, déguisé en soldat de l’époque napoléonienne, se déplaçait sur une trottinette électrique, à Cologne, en Allemagne. Habituellement, cette ville de l’ouest du pays est le théâtre d’importantes réjouissances, du 11 au 17 février. Mais les festivités ont été annulées cette année en raison du coronavirus. Ce qui n’a manifestement pas empêché certains de prendre un peu de bon temps. COVID  : DES TESTS GRÂCE AUX SMARTPHONES ? Des chercheurs lillois et marseillais travaillent sur ce procédé jugé plus fiable et plus rapide que les antigéniques. W. SUPERSTOCK/SIPA W. KONARZEWSKI/SIPAC. SMITH/AP/SIPA A. DENNIS/AFP CRÉDIT SA DÉCLARATION D’AMOUR SUR GPS EST RATÉE L’initiative était belle, la réalisation beaucoup moins. Comme cadeau à sa compagne pour la Saint-Valentin, un homme a tenté d’écrire « Love » sur l’application de running Strava. Sauf qu’il a eu toutes les peines du monde à se diriger dans les rues pour former le mot. Dans une vidéo, filmée par sa fille et diffusée sur TikTok, on le voit multiplier les petits pas approximatifs, les tours sur lui-même, voire les retours en arrière. Malgré tous ses efforts, le résultat est loin de ressembler à ses espérances. Une capture d’écran de l’application montre ainsi ce qui pourrait ressembler à un « L », avec de nombreuses circonvolutions. S’il a échoué dans sa mission romantique, l’homme pourra au moins se consoler en se disant qu’il a beaucoup fait rire les internautes. C’EST ARRIVÉ... UN 17 FÉVRIER Les Etats-Unis mettent fin à la prohibition (1933). Le Sénat abroge la loi interdisant la consommation d’alcool. Elle avait pour but de réduire le nombre de délits, mais a développé le crime organisé grâce au marché noir. Le dernier jour du franc (2012). Un peu plus de dix ans après le passage à l’euro, les derniers possesseurs de billets de 20, 50, 100, 200 et 500 francs se rendent à la Banque de France afin de les échanger pour la dernière fois. Ensuite, la monnaie n’a plus cours. KENDALL JENNER AVEC UNE STAR DE LA NBA La demi-sœur de Kim Kardashian a officialisé sa relation avec Devin Booker, basketteur des Phoenix Suns. TIKTOK HANNAHHAGUE96
GRAND ANGLE CNEWS.FR N°2579 MERCREDI 17 FÉVRIER FEVRIER 2021 3C. ARCHAMBAULT/AFP PLUSIEURS QUESTIONS EN SUSPENS, UN AN APRÈS LE DÉBUT DE L’ÉPIDÉMIE LE VIRUS ET SES INCONNUES Si le SARS-CoV-2 fait plus que jamais partie du quotidien des habitants de la planète, il n’a pas livré tous ses secrets. Origines, contagiosité, mutations... La pandémie de Covid-19 est entourée de nombreux mystères scientifiques. Des zones d’ombre persistantes. Cela fait plus d’un an que le coronavirus a plongé la planète dans une crise sanitaire sans précédent. Et pourtant, de nombreuses questions restent toujours sans réponse. Le doute plane toujours plus ou moins concernant ses modes de propagation, les caracté - ristiques des variants ou encore les séquelles qu’il peut laisser… Inlassablement, la communauté scientifique poursuit ses recherches et approfondit ses connaissances. Mais elles sont souvent remises en question par les évolutions incessantes du virus, qui conserve son épais voile de mystère. Des origines encore complexes à retracer Présents depuis quelques semaines en Chine et à Wuhan, berceau supposé de l’épidémie, les enquêteurs de l’OMS peinent à déceler l’origine du coronavirus. La théorie selon laquelle il serait passé de l’animal à l’homme tient toujours, sans que ce fameux « lien » (pangolins, furets, rats, lapins ?) ait été clairement identifié. Cependant, les chercheurs ont réussi à réunir des éléments leur per- mettant d’affirmer que l’épidémie était déjà répandue en Chine en décembre 2019, avec pas moins d’une douzaine de souches différentes en circulation à cette période. Concernant la France, des scientifiques sèment le trouble en affirmant que le coronavirus était déjà présent sur le territoire dès novembre 2019. De quoi rendre encore plus large le champ des recherches. Des conséquences à long terme difficiles à comprendre La question des « Covid longs » a pris du temps à être repérée au début de l’épidémie. Et pour cause. Ce type de malades, dont les symptômes perdurent parfois des mois après leur infection, est très difficile à recenser et à « profiler ». Les personnes touchées sont diverses en termes d’âge, de sexe, ou d’état de santé initial. Les problèmes qu’elles rencontrent, ainsi que leur gravité, diffèrent grandement (fatigue générale, trouble du goût ou de l’odorat, essoufflement, perte de mémoire immédiate…). Il est donc compliqué pour les soignants et les chercheurs de comprendre pourquoi cette forme d’infection se déclenche chez un patient, mais pas chez un autre. Des variants aux spécificités toujours méconnues S’il est constaté que les variants britannique, sud-africain ou brésilien sont bien plus contagieux que la souche initiale du SARS-CoV-2, leur mortalité supérieure n’a pas encore été établie. Le Royaume-Uni a bien indiqué que le variant anglais serait plus mortel de 40 à 60%, mais les scientifiques n’ont pas encore validé ces études. Le fait que les personnes fragiles, plus susceptibles de mourir, aient été principalement atteintes, peut suffire à expliquer ces chiffres, nuancent certains. Concernant les deux autres mutations, les chercheurs UN MOIS DE COUVRE-FEU G. IROZ/AFP n’ont détecté aucune dangerosité supplémentaire pour le moment. Des enfants au cœur des interrogations Longtemps considérés comme presque épargnés par le virus, les plus jeunes sont désormais touchés par les différents variants, car plus contagieux. Aucune flambée n’est cependant enregistrée. De même, ils ne semblent pas plus contaminants que le reste de la population, selon les médecins. Reste que les écoles sont toujours au centre des débats concernant les mesures à prendre, entre craintes de certains parents ou professeurs et volonté politique de les maintenir ouvertes. Des virus avec lesquels on pourrait apprendre à vivre L’apparition du Covid-19 sur la planète reste encore floue, mais sa possible disparition l’est encore davantage. Pour certains scientifiques, il pourrait tout simplement devenir une maladie saisonnière. « Il est très bien adapté aux humains, nous devons nous préparer à ce qu’il reste parmi nous », avance le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. En mutant, il serait alors capable de résister à une possible immunité collective, comme pour la grippe. Le but deviendrait alors de le garder sous contrôle, en vaccinant 60 à 70% de la population, indiquent les chercheurs. A condition qu’un variant ne rende pas les injections inefficaces. n L’INFO EN PLUS En Angleterre, le lieu de tournage de la série « Peaky Blinders », représentant leur quartier d’origine, a été transformé en centre de vaccination. Cela fait un mois, depuis hier, que l’ensemble de la France vit sous couvre-feu à 18h. La mesure, certes moins dure qu’un confinement général mais très contraignante, semble pour le moment porter ses fruits. La propagation du variant britannique sur le territoire n’a pas encore fait exploser la courbe des contaminations. Elle s’est stabilisée autour des 20 000 cas par jour depuis mi-janvier et a même tendance à baisser. En revanche, le nombre de patients en réanimation grimpe et atteint la barre des 3 300 personnes. De quoi rendre les prochaines semaines incertaines.



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