CNews n°2576 5 fév 2021
CNews n°2576 5 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2576 de 5 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (595 x 815) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,9 Mo

  • Dans ce numéro : le variant anglais du covid-19 sous surveillance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 GRAND ANGLE 8 N°2576 VENDREDI 5 FEVRIER FÉVRIER 2021 CNEWS.FR A. JOCARD/AFP LA SOUCHE ANGLAISE DU CORONAVIRUS GAGNE DU TERRAIN EN FRANCE EN ALERTE FACE AU VARIANT Actuellement dans le pays, près d’un test positif sur sept concerne le B.1.1.7, considéré comme plus contagieux. Pour l’exécutif, il n’est pas question de relâcher nos efforts, en attendant que la stratégie vaccinale fasse effet. Une vigilance totale. Alors que les vacances de février commencent ce week-end pour un tiers du pays (zone A), le Premier ministre, Jean Castex, a tenu, hier, à mettre en garde les Français. Car si l’exécutif estime que la France peut encore échapper à un confinement, qui ne sera mis en place « qu’en dernier recours », il n’est pas question de « relâcher nos efforts ». En effet, s’il n’y a pas d’explosion de l’épidémie, le variant anglais du SARS-CoV-2 continue de progresser dans l’Hexagone. C’est pourquoi, en attendant une généralisation des vaccins, tous les efforts doivent être poursuivis. Un mutant qui s’étend Preuve que la prudence doit rester de mise, les dernières données autour du variant anglais, dont le nom officiel est B.1.1.7, n’incitent guère à l’optimisme. Selon les résultats d’une enquête publiée hier, il représente ainsi aujourd’hui en France 13,8% des tests positifs au Covid-19 contre seulement 3% il y a un mois. Concrètement, cette souche considérée jusqu’à 70% plus contagieuse, est donc désormais détectée dans l’Hexagone dans près d’un test positif sur sept. C’est « une augmentation qui n’est pas explosive [...] mais qui est continue », a résumé, hier, le virologue Bruno Lina, membre du conseil scientifique. Pour éviter que la situation ne dérape, le gouvernement a donc, hier, rappelé les règles du jeu en insistant, entre autres, sur le respect du couvre-feu. Mais devant ce variant qui ne cesse d’évoluer, d’autres médecins, comme le professeur Rémi Salomon (AP-HP) pensent que, sans action forte, il « va prendre le dessus », et plaident pour un confinement, éventuellement territorialisé. En Ile-de-France ou dans le Grand Est, son taux de pénétration grimpe en effet à 20%, tandis qu’il est évalué à 10% en Auvergne-Rhône- Alpes. Dans sa stratégie, le gouvernement pourrait néanmoins trouver un allié dans le calendrier. Dès demain et jusqu’au 7 mars, les écoles doivent en effet fermer pour deux semaines, selon les zones. « Déjà en temps normal, les vacances de février ne donnent pas lieu à beaucoup de départs », avait déjà indiqué cette semaine Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat au Tourisme. Et, avec la fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski, aucune ruée n’est à prévoir. TOUS LES LEVIERS ACTIONNÉS M. BUREAU/AFP REPÈRES 20 SEPTEMBRE 2020. En Angleterre, des médecins identifient un variant suspect du SARS-CoV-2. Ils le nomment d’abord VUI-202012/01 pour « variant under investigation ». 14 DÉCEMBRE 2020. Le ministre anglais de la Santé, Matt Hancock, annonce un millier de cas de ce nouveau variant au Royaume-Uni. 24 DÉCEMBRE 2020. Les scientifiques confirment que cette souche est 50 à 70% plus contagieuse. Ils la renomment « B.1.1.7 ». 26 DÉCEMBRE 2020. Un premier cas de variant anglais est identifié en France, à Tours, chez un Français vivant d’habitude au Royaume-Uni. 22 JANVIER 2021. Boris Johnson, le Premier ministre britannique, déclare que le variant est aussi « plus mortel », mais le doute subsiste. Un vaccin pour patienter Face au variant anglais, une course contre la montre est donc plus que jamais engagée. Mais outre les Français, les laboratoires sont aussi mobilisés pour pouvoir espérer l’emporter. Dans ce contexte, après un démarrage jugé trop lent de la campagne vaccinale, Emmanuel Macron a créé la surprise, mardi soir, en assurant que tous les Français qui le souhaitent pourraient être vaccinés d’ici à la fin de l’été. Pour répondre à cet objectif, dès fin février-début mars, quatre sites en France vont commencer à participer à la production industrielle des vaccins anti-Covid. Une note d’espoir qui s’ajoute à celle, annoncée hier par le laboratoire Pfizer, qui a assuré que son vaccin restait efficace sur le variant anglais. Reste que « la fin de l’été, c’est aussi le début de l’automne », a souligné à CNEWS le Dr Antoine Flahaut, spécialiste en santé publique. Une promesse à laquelle ne croient pas non plus 58% des Français, selon un sondage exclusif CNEWS dévoilé ce matin. n L’INFO EN PLUS Au Royaume-Uni, un ministre – Nadhim Zahawi – a spécialement été nommé en novembre dernier pour déployer les vaccins anti-Covid. Si Jean Castex n’a pas annoncé de nouvelles mesures hier, exhortant les Français à la prudence, le Premier ministre a néanmoins insisté sur la nécessité de s’appuyer sur les leviers existants. Outre la fermeture des grands centres commerciaux et des frontières extérieures à l’UE, il a jugé « impératif » de « télétravailler partout où c’est possible ». Ce faisant, Elisabeth Borne, la ministre du Travail, a demandé à ce que ceux qui « télétravaillent aujourd'hui un, deux ou trois jours par semaine, fassent au moins un jour de télétravail de plus ».



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