CNews n°2568 16 déc 2020
CNews n°2568 16 déc 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2568 de 16 déc 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (595 x 815) mm

  • Nombre de pages : 33

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : le vaccin en débat.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 GRAND ANGLE 6 N°2568 MERCREDI 16 16 DECEMBRE DÉCEMBRE 2020 CNEWS.FR J. KING/AFP LA STRATÉGIE DU GOUVERNEMENT DÉBATTUE AUJOURD’HUI À L’ASSEMBLÉE UN VACCIN EN QUESTION Les premières vaccinations devraient être organisées au début du mois de janvier, en commençant par les Ehpad. L’exécutif doit détailler son calendrier et sa méthode, mais l’opinion publique demande toujours à être convaincue. Le moment est crucial. Après le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada, la France s’apprête, elle aussi, à démarrer bientôt sur son sol une vaste campagne de vaccination contre le coronavirus. Pour ce faire, le gouvernement doit présenter aujourd’hui sa stratégie vaccinale à l’Assemblée nationale, avant un second débat, demain, au Sénat. L’occasion, selon l’exécutif, de faire un point sur l’avancée des vaccins, des commandes et surtout sur le calendrier. Mais cette présentation se double d’une mission  : celle de convaincre une population majoritairement rétive au vaccin et rendue très méfiante après les couacs successifs sur les masques et les tests. Un défi logistique et politique Interrogé hier sur Europe 1, le Premier ministre Jean Castex a confirmé que la campagne de vaccination allait commencer dès le début de l’année prochaine. Par conséquent, le principal enjeu pour le gouvernement va consister à assurer que les sérums sont sans danger et que les délais seront respectés. Sauf surprise, et conformément à ce qui avait déjà été annoncé le 3 décembre dernier par le ministre de la Santé, Olivier Véran, seront ainsi d’abord concernés les Ehpad, début janvier, puis, entre février et mars, les personnes présentant des facteurs de risque ou les professionnels de santé, et enfin, au printemps, le grand public. A condition toutefois que la machine ne vienne pas à se gripper. La première échéance de janvier correspond en effet à celle où les deux premiers vaccins les plus avancés – Pfizer/BioNTech et Moderna – pourraient avoir été validés par les autorités sanitaires. Or, ces deux sérums nécessitent d’être conservés à très basse température (- 76 °C et -20 °C respectivement). Si Jean Castex a assuré, hier, que tout avait été mis en œuvre au niveau logistique pour assurer la diffusion des vaccins aux populations concernées, le moindre grain de sable pourrait néanmoins vite retarder tout le calendrier. Un casse-tête logistique que les députés ne vont pas manquer aujourd’hui de soulever. « Il y aura besoin de beaucoup de clarté sur les doses, et l’acheminement », résumait notamment, hier, le socialiste Boris Vallaud. Dès lors, ce défi logistique se double d’un autre, politique cette fois. A l’approche de la présentation de cette stratégie, suivie d’un débat sans vote, les oppositions réunies n’ont eu de cesse d’émettre des doutes quant à la fiabilité des vaccins et la capacité de l’exécutif à les déployer. REPÈRES 11 AOÛT 2020. Le président russe Vladimir Poutine revendique le premier vaccin anti-Covid-19 du monde. Son nom  : Spoutnik-V. 9 NOVEMBRE. L’américain Pfizer et l’allemand BioNTech annoncent que leur vaccin est efficace à 90%. Il utilise la technique de l’ARN messager. 24 NOVEMBRE. En France, « le vaccin ne sera pas obligatoire » et sera proposé d’abord « aux plus fragiles », annonce Emmanuel Macron. 2 DÉCEMBRE. Le Royaume-Uni autorise le vaccin de Pfizer-BioNTech. La semaine suivante, Margaret Keenan, 90 ans, est la première personne au monde à être vaccinée. 8 DÉCEMBRE. Le vaccin anglo-suédois du laboratoire d’AstraZeneca est le premier à être validé par la revue scientifique The Lancet. Des Français très circonspects Mais au-delà de la seule représentation nationale, ce sont surtout les Français qui sont loin d’être rassurés. Selon un récent sondage Ifop-Fiducial pour CNEWS, 61% d’entre eux n’ont ainsi pas l’intention de se « faire vacciner contre le Covid lorsque cela sera possible ». Loin des traditionnels « anti-vax », beaucoup craignent surtout des effets secondaires qui auraient été mal anticipés. « J’entends les réticences », a pourtant déjà assuré Jean Castex au début du mois. « Le vaccin sera autorisé au terme d’une procédure rigoureuse et les citoyens seront associés », avait-il ajouté. Ce faisant, une trentaine de Français pourraient ainsi être tirés au sort pour travailler prochainement sous l’égide de l’immunologue Alain Fischer, désigné « monsieur vaccin » du gouvernement. A voir si tout cela sera suffisant, car la confiance ne se décrète pas, elle se gagne. n L’INFO EN PLUS L’AUTOCONFINEMENT AVANT LA FÊTE F. SCHEIBER/AFP En Russie, une responsable sanitaire a assuré qu’il ne fallait pas boire d’alcool pendant 42 jours après la vaccination, suscitant la polémique. A l’approche des fêtes, le conseil scientifique a plaidé, lundi, pour un « autoconfinement » d’une semaine pour protéger à Noël les personnes fragiles, dont les plus âgés. Hier, Jean Castex est allé dans le même sens en confirmant que, dans cette optique, une tolérance serait observée demain et vendredi à l’attention des familles qui n’enverraient pas leurs enfants à l’école. Des précautions prises pour éviter un rebond des contaminations alors que pointe une troisième vague, mais les parents devront veiller à prévenir les établissements.



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