CNews n°2559 2 oct 2020
CNews n°2559 2 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2559 de 2 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 25

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : un discours attendu du président Macron contre le communautarisme.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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2 S. GRANGIER/CNEWS CLÉS DU JOUR N°2559 VENDREDI 2 OCTOBRE 2020 CNEWS.FR L’ŒIL DE... BON À SAVOIR L’HISTOIRE Pascal Praud CRISE DU COVID-19  : QUEL BORDEL ! « On n’y comprend plus rien » est la phrase que j’entends le plus souvent ces derniers jours. On n’y comprend plus rien  : le gouvernement change chaque semaine de stratégie ; les règles à Marseille ne sont pas les mêmes qu’à Paris, aucune cohérence n’anime l’ensemble. On n’y comprend plus rien  : personne n’a les mêmes chiffres ou les mêmes projections. On n’y comprend Pourquoi ne pas avoir mis en place des hôpitaux éphémères ? plus rien  : un médecin dit blanc quand un autre dit noir, un épidémiologiste de la Pitié-Salpêtrière assure le contraire de son confrère de Lariboisière. Je ne parle même pas des 5 000 lits de réanimation français, quand l’Allemagne en a 25 000. Pourquoi ne pas avoir construit des hôpitaux éphémères ? Bref, cette situation est inextricable. Et chacun se demande comment on sortira de cette épidémie, sans vaccin, sans traitement. Pascal Praud, à retrouver du lundi au vendredi, à 9h, et du lundi au jeudi, à 20h, dans L’heure des pros sur CNEWS. À RETROUVER SUR.FR CANCER DU SEIN  : À QUEL ÂGE FAUT-IL CONSULTER ? Cette maladie touche les fem - mes de 20 à 49 ans dans un cas sur cinq. Il ne faut pas attendre avant de consulter. POURQUOI TOMBE-T-ON PLUS MALADE QUAND IL PLEUT ? Les risques d’attraper une maladie sont plus élevés quand il pleut. En effet, lorsque les gouttes de pluie frappent le sol, elles ont tendance à projeter dans l’air les bactéries présentes par terre. Les micro-organismes restent alors en suspension et, par conséquent, ils sont plus facilement inhalés par les personnes qui croisent leur route. Selon le MIT, jusqu’à un quart des microbes au sol – soit 800 000 milliards de milliards par an – seraient ainsi dispersés par les précipi - tations à l’échelle mondiale. Reste que le degré d’éparpillement des bactéries dépend non seulement de l’intensité des précipitations, L’IMAGE UN BALLET AÉRIEN mais également de la nature du terrain. Si le sol est sablonneux, il aura tendance à absorber les gouttes de pluie. A l’inverse, un sol goudronné, davantage étanche, répandra un maximum de germes dans les airs. Un enfant en tenue de quidditch s’est amusé à imiter une nouvelle statue d’Harry Potter, récemment installée à Leicester Square. Sur cette place piétonne du centre de Londres, le bronze représentant le célèbre magicien sur son balai volant est venu s’ajouter à ceux d’autres personnages iconiques du 7 e art, tels que Mary Poppins, Bugs Bunny, Laurel et Hardy, Mr Bean ou encore Batman. HALLOWEEN  : LES PARCS VONT SE FAIRE PEUR Disneyland, Parc Astérix, La mer de sable… En octobre, les parcs d’attractions revêtent leurs atours les plus effrayants. A.-C. POUJOULAT/AFP P.LE FLOCH/E. TRAVERS/SIPA INSTAGRAM/MADONNA SUPERSTOCK/SIPA J. VEYSEY/SHUTTERSTOCK/SIPA UN VAN GOGH ACHETÉ POUR 60 DOLLARS ? L’affaire du siècle ? Alors qu’il se promenait sur un banal marché, un Australien a acheté pour seulement 60 dollars (soit 36 euros) un tableau qui pourrait se révéler être signé Van Gogh. L’hom - me, dont l’identité est gardée secrète, a confié la peinture à l’historien de l’art Andrew Mackenzie. Selon le spécialiste, cette toile représentant les célèbres moulins de Montmartre, sujet plusieurs fois abordé par l’artiste néerlandais, présente d’importantes similitudes avec d’autres de ses œuvres. Cette peinture aurait été ramenée en Australie par un artiste ami à l’époque avec Vincent Van Gogh. « S’il est prouvé qu’elle est authentique, ce sera probablement l’une des œuvres les plus précieuses du pays », a souligné Andrew Mackenzie. Le tableau vaudrait alors des millions. C’EST ARRIVÉ... UN 2 OCTOBRE Saladin reprend Jérusalem aux croisés (1187). Après un siège de deux semaines, le sultan s’empare de la Ville sainte, aux mains des chrétiens depuis 1099. Ceux-ci lanceront la troisième croisade en 1189 pour la récupérer, mais sans succès. Snoopy fait sa première apparition en BD (1950). Le chien extravagant et son maître maladroit naissent sous la plume de l’Américain Charles Schulz, dans un journal du Minnesota. Leurs aventures dureront cinquante ans. LES FILLES DE MADONNA REPRENNENT DU LORIE Les jumelles adoptives de la superstar américaine ont entonné « I Love You » de la chan - teuse française. CAPTURE 9NEWS/COM/AU
A. DE CSABAY ÉDITORIAL CNEWS.FR N°2559 VENDREDI 2 OCTOBRE 2020 LA VULGARITÉ DU DÉBAT, L’ÉLÉGANCE DES MOTS MERCREDI 30 SEPTEMBRE Ce n’est pas très facile de se réveiller à 2h55 du matin pour assister au premier débat télévisé de la campagne présidentielle américaine, Donald Trump face à Joe Biden, à Cleveland, dans l’Ohio. Mais, pour votre chroniqueur, qui a suivi tant d’autres joutes de ce type depuis des années, c’était nécessaire. Nous avons assisté à une empoignade chaotique sans précédent. Jamais, aussi bien sous Kennedy, Nixon, Carter, Reagan, Clinton, les deux Bush, Obama – qui vous voulez ! –, jamais je n’ai entendu autant de familiarités (« Ta gueule, mon vieux ! » ; « Vous êtes un clown » ; « Vous êtes un menteur » ; « Vous n’avez aucune intelligence »). Jamais autant d’interruptions intempestives, qui contreviennent à toutes les règles. J’ai sous la main huit pages de notes prises au cours des 90 minutes de cette algarade. Que puis-je en retirer ? Les questions sur le racisme, l’environnement, la science et son déni, les violences urbaines, l’irruption de la pandémie dans une économie qui « allait magnifiquement bien », dixit Trump, le legs d’Obama et de son système de santé, tout cela a été abordé, certes, et si l’on décortique l’ensemble, on peut conclure que les électeurs américains font face à un vrai choix, car les deux hommes n’ont rien en commun. Il est souvent admis qu’un débat télévisé n’a pas autant d’influence que l’on croit sur les votants. Il va falloir attendre les prochains sondages. Il n’empêche  : on a vécu un abaissement dans la qualité du discours et du comportement. Mais n’estce pas dans l’air du temps ? Les engueulades, les impossibilités d’aller au bout d’une phrase, l’invective et l’impolitesse font loi sur de nombreux plateaux de télévision, et cela ne se limite pas aux Etats-Unis. Nous en sommes aussi les spectateurs. Le ton est monté partout, et les normes de la bienséance ont souvent explosé. C’est ainsi. C’est la musique de notre épo - LA SEMAINE DE PHILIPPE LABRO que. Elle a au moins une vertu, celle de la liberté de s’exprimer. Je préférerai toujours le tohu-bohu des démocraties plutôt que le silence des dictatures. A 4h30 du matin, j’ai tenté de m’endormir. Impossible ! Philippe Labro est écrivain, cinéaste et journaliste. Tous les vendredis, pour CNEWS, il commente ce qu’il a vu, vécu et observé pendant la semaine qui s’est écoulée. Un bloc-notes toujours subjectif, libre, et sans langue de bois. Les insultes ont fusé lors du face-à-face entre le président américain Donald Trump et son adversaire Joe Biden. JEUDI 1ER OCTOBRE Il se confirme chaque jour que le livre se porte bien. Contrairement à d’autres secteurs, il semble s’installer comme une valeur refuge, un enrichissement permanent, une évasion, la possibilité de rêver et de réfléchir. Aussi bien, chaque semaine ou presque, je souhaite signaler quelques publications, parfois dans le désordre. Ainsi, il y a Histoire du fils (éd. Buchet Chastel), de Marie-Hélène Lafon, une romancière qui accumule les succès et les prix littéraires grâce à la fluidité de son écriture et à la force de ses récits. On doit aussi s’arrêter sur La grande épreuve (éd. Stock), d’Etienne de Montety, qui, en cette période de procès des attentats de janvier 2015, s’est inspiré, par la fiction, d’un événement qui choqua tout notre pays  : l’exécution d’un prêtre normand, Jacques Hamel, le martyr de Saint-Etienne-du- Rouvray. Je vous recommande enfin un album qui vient de paraître, signé Serge Korber et Jean-Yves Katelan, Jean-Louis Trintignant, dialogue entre amis (éd. de La Martinière). Témoignage d’une amitié, bien sûr, mais aussi et surtout un panorama, superbement illustré, de la vie et la carrière de cet acteur exceptionnel. Des citations inédites ou encore des poèmes bien choisis constellent cet ouvrage original. Desnos, Aragon… Tout ce que Trintignant sait dire et lire comme personne. Avec cette phrase de Prévert que Trintignant a fait sienne depuis longtemps  : « Parlons des choses heureuses, pour ce qui est de la peine, pas la peine d’en parler. » « C’est de Prévert », précise l’acteur. Il ajoute  : « C’est beau, Prévert. » Il est très beau, ce livre. C’est beau, les livres ! n Philippe Labro p.labro@cnewsmatin.net Trintignant, acteur exceptionnel. EDITIONS DE LA MARTINIERE M. GASH/AFP 3



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