CNews n°2557 25 sep 2020
CNews n°2557 25 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2557 de 25 sep 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 33

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : covid-19, la France voit rouge.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 P.LOPEZ/AFP Alors que l’épidémie tend à s’emballer et que le gouvernement se veut ferme, certains élus affichent leur désaccord. Durcissement et exaspération. Pour éviter un nouvel emballement de l’épidémie de Covid-19, qui regagne du terrain en France, le gouvernement a décidé d’imposer un nouveau tour de vis, mercredi soir. Mais si, désormais, 69 départements dépassent le seuil d’alerte des 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants, ces mesures sont contestées, surtout à Marseille, où elles sont les plus drastiques. Dès demain, les bars et restaurants y seront en effet fermés pendant au moins deux semaines. Les élus y voient une décision « unilatérale, inadaptée et injuste ». Entre l’Etat et les régions se joue donc une guerre des nerfs sur fond de crise sanitaire. Une bataille à coups d’arguments La maire écologiste de Marseille, Michèle Rubirola, a, par exemple, dénoncé hier une situation « inadmissible », chiffres à l’appui. « Il y a une stabilisation du taux de positivité autour de 7 à 8% à Marseille. C’est élevé mais à Paris, c’est 10% », a-t-elle fait valoir sur Franceinfo. Dans la cité phocéenne, des signes encourageants ont été constatés et un plateau semble s’esquisser. Mais dans les GRAND ANGLE N°2557 VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2020 CNEWS.FR UN PLAN RENFORCÉ CONTRE LE COVID, MAIS QUI SUSCITE UN VIF DÉBAT ENTRE URGENCE ET COLÈRE Dans plusieurs métropoles françaises, dont Paris et Marseille, les mesures de restriction ne font pas l’unanimité. Bouches-du-Rhône, qui ont connu une flambée de cas pendant l’été, même si le nombre de nouveaux cas baisse, les hôpitaux continuent de se remplir. Sur l’ensemble de la France, 1000 personnes étaient hospitalisées en réanimation, hier, pour des formes graves de Covid-19. Une première depuis juin. Dans ce contexte, il est peu probable que le gouvernement accepte d’accorder à Marseille un délai supplémentaire de dix jours, pourtant réclamé hier. Ailleurs, dans les métropoles de Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier et Paris, classées en « zone d’alerte renforcée », soit le niveau d’alerte juste en dessous de celui de Marseille, une certaine incompréhension est de mise. Comme ses homologues marseillais, Anne Hidalgo a ainsi également dénoncé hier « des mesures très restrictives prises sans concertation ». Dans le viseur de la maire de Paris, la fermeture prévue, dès lundi, des bars et restaurants à partir de 22h. Là encore, le gouvernement s’appuie sur des indicateurs épidémiques dégradés, ce que l’AP-HP n’a fait que confirmer. Conséquence immédiate  : l’établissement public en charge des hôpitaux franciliens a annoncé hier de premières déprogrammations d’opérations chirurgicales pour se tenir prêt à réagir. REPÈRES L’ALERTE « SIMPLE » se déclenche à partir de 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Elle concerne 53 départements, où il est conseillé de limiter ses fréquentations. L’ALERTE « RENFORCÉE » (plus de 150 cas pour 100 000 habitants) s’applique dans 14 territoires. Plus de dix personnes ne peuvent se réunir dans l’espace public. L’ALERTE « MAXIMALE » (plus de 250 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants) concerne Marseille et la Guadeloupe. Bars, restaurants et lieux publics clos sans protocoles sanitaires stricts doivent fermer. L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE est une mesure d’exception qui peut inclure un reconfinement partiel ou généralisé. Aucun département n’est pour le moment concerné. Des conséquences redoutées Mais si les données épidémiques semblent donner raison au gouvernement, le prix à payer risque d’être très élevé. Au niveau économique d’abord, les professionnels du tourisme et des loisirs, déjà très éprouvés par la crise, n’ont pas hésité à parler de « cauchemar », et ont fait part de leurs craintes de voir généralisées à toute la France les fermetures strictes imposées aux établissements de la métropole d’Aix-Marseille. Et si de « nouvelles mesures de soutien » sont à l’étude, selon une source gouvernementale, il n’est pas sûr qu’elles suffisent à redonner confiance aux Français, déjà durement éprouvés. Aujourd’hui, seul un sondé sur trois (35%) estime le gouvernement à même de gérer la crise, selon un sondage YouGov publié le mois dernier. Un vent favorable pour les oppositions qui, dans la perspective des prochaines échéances électorales, pourraient en profiter. n L’INFO EN PLUS LE SPECTRE D’UN RECONFINEMENT D. BROWN/SIPA En Suède, il existe un restaurant dont le principe est de servir un repas à une personne uniquement, grâce à une tyrolienne, pour éviter tout contact. Et si les mesures annoncées par Olivier Véran constituaient un avertissement avant un reconfinement ? Cette option occupait en tout cas, hier, beaucoup les esprits, au point que le mot dièse #reconfinement figurait parmi les plus partagés sur les réseaux sociaux. Une crainte notamment appuyée par des exemples étrangers comme en Israël et en Espagne, qui ont déjà franchi le pas. Mais à l’instar du voisin ibérique, si la situation épidémique venait encore à se détériorer, la prochaine étape pourrait plutôt être un ou des reconfinements localisés et non généralisés.
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