CNews n°2557 25 sep 2020
CNews n°2557 25 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2557 de 25 sep 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 33

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : covid-19, la France voit rouge.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
6 A. DE CSABAY ÉDITORIAL N°2257 VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2020 CNEWS.FR LA LIBERTÉ DE PENSER, LA LIBERTÉ DE CHANTER LA SEMAINE DE PHILIPPE LABRO MERCREDI 23 SEPTEMBRE Il était 15h, en l’église de Saint-Germain-des-Près, à Paris. Une messe y était dite à la mémoire de Jean-Loup Dabadie. Disparu en pleine crise sanitaire, le 24 mai dernier, il n’avait pu être honoré à sa mesure. Or, cet homme singulier aux multiples talents, ce parolier de Julien Clerc, de Michel Polnareff, de Serge Reggiani et de douzaines d’autres, ce scénariste-dialoguiste des grands films de Claude Sautet, cet académicien souriant, bourré de charme, d’esprit, d’intelligence, cet amoureux des mots, auteur des sketches irrésistibles de Guy Bedos, bref, ce merveilleux personnage éclectique – qui fut mon ami dès le lycée, à 15 ans ! – méritait bien, en effet, cet hommage. La messe était longue et fastidieuse, hélas, mais elle a été sauvée par les témoignages poignants de ses trois enfants, Florent, Clémentine et Clément – et par un coup de génie de Nicolas Bedos, dont Dabadie était le parrain. Vers la fin, le brillant héritier de Guy Bedos a d’abord prononcé un beau discours, vivant, drôle, intimiste, et, soudain, devant une assemblée jus - qu’alors un peu figée, il a sorti son portable, appuyé sur quelques applications et lancé Ma préférence, l’un des plus beaux succès de Julien Clerc, écrit par Jean-Loup Dabadie. Collant le portable sur le micro situé au milieu de l’autel, il fit alors résonner les paroles et la musique dans cette église qui s’était voulue si traditionaliste et devant quelques académiciens qui n’en croyaient pas leurs oreilles. Julien Clerc envahissait le lieu, l’assistance reprenait le refrain final, et donnait à ce qui aurait pu être un moment guindé, l’allure et l’ambiance d’une séquence de Nous irons tous au paradis, film aux dialogues signés Dabadie. On s’est mis à applaudir, le carcan était brisé, nous n’étions plus à la messe, mais, grâce à Nicolas Bedos, nous offrions à Jean-Loup, dont le beau visage (une grande photo en noir et blanc) occupait l’espace entre des bouquets de fleurs, le véritable au revoir dont l’épidémie de Covid-19 l’avait privé. *** Ce même jour, il s’est produit un événement important  : face à la violence des mots, les menaces sur les réseaux sociaux, les pressions diverses venues d’organisations terroristes, voire de certains Etats, et à l’occasion du procès des victimes des attentats de janvier 2015, toute la communauté journalistique française publie un message solennel  : « Ensemble, défendons la liberté. » CNEWS, votre journal, participe, bien sûr, à cet appel réunissant plus de soixante organes d’information et d’opinion. C’est sans précédent  : une liste impressionnante, allant des journaux les plus modestes jusqu’aux médias les plus lus ou regardés. Dans l’ordre alphabétique, cela commence avec L’Abeille de la Ternoise et cela s’achève avec Vosges Matin. Entre ces deux titres, il y a toutes les chaînes de télévision et de radio nationales, les magazines d’opinion et d’influence, bref, tout ce qui compose, en France, dans notre pays des droits de l’homme et du citoyen, la transmission de l’information, la critique, la caricature ou la polémique, tout ce qui contribue à défendre la liberté. La « Lettre ouverte à nos concitoyens » se conclut par une évidence, une mission  : « Plus que jamais, dans cette époque incertaine, nous devons réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la liberté. » « Incertaine », notre époque. L’adjectif est en effet bien choisi. J’en ajouterais un autre  : « inattendue ». Qui, il y a encore quelques jours, pouvait imaginer que le débat sur la succession d’une juge à la Cour suprême des Etats-Unis ferait rebondir à ce point la campagne électorale présidentielle américaine, qui entre dans ses quarante derniers Philippe Labro est écrivain, cinéaste et journaliste. Tous les vendredis, pour CNEWS, il commente ce qu’il a vu, vécu et observé pendant la semaine qui s’est écoulée. Un bloc-notes toujours subjectif, libre, et sans langue de bois. Un message solennel a été relayé par soixante organes d’information, pour dire non à la violence et aux menaces. jours ? Qui pouvait prédire que Donald Trump, habile stratège politique, y gagnerait peut-être de quoi gagner ? L’automne est là. Faisons tous en sorte que ce soit la saison de la liberté de s’exprimer, de penser et de rire. n Philippe Labro p.labro@cnewsmatin.net Jean-Loup Dabadie a été honoré. T. SAMSON/AFP E. FEFERBERG/AFP
Madame, Monsieur, vous qui êtes salariés de Suez, Je souhaite toujours agir en transparence et c’est la raison pour laquelle, avant même la réalisation des différentes étapes nécessaires, je souhaite m’adresser à vous directement car vous êtes naturellement concernés par le projet historique de rapprochement entre Suez et Veolia que nous souhaitons bâtir. Les grands changements suscitent légitimement de grandes interrogations. Je prends ainsi solennellement, vis-à-vis de vous, les engagements suivants, et je serai à la disposition de vos représentants syndicaux s’ils souhaitaient m’auditionner pour pouvoir les détailler, dans le plein respect de la législation applicable. Mon premier engagement est de préserver l’ensemble de vos emplois et de vos acquis sociaux. Cet engagement est valable aussi bien pour les salariés amenés à intégrer le nouveau groupe que pour ceux qui resteraient chez Suez Eau France. Nous créerons, par ailleurs, un comité paritaire avec des représentants de Suez et de Veolia, y compris des représentants des salariés, qui veillera à ce que cet engagement s’applique de la même manière pour les quelques autres activités que nous aurions à céder en application des règles de la concurrence. Ce comité sera chargé de vérifier le respect de quatre critères de sélection, qui s’appliqueront aux candidats à la reprise de ces activités  : – D’abord, justement, la garantie de l’emploi et de tous les avantages sociaux. Si cette condition n’est pas remplie d’emblée, la discussion n’ira pas plus loin. – Ensuite, le projet industriel, c’est-à-dire la capacité à investir et à innover. – Puis l’acceptabilité par les clients, et la capacité à développer une concurrence réelle et sérieuse sur le marché. – Enfin, et seulement enfin, le prix. Ce ne sont pas des paroles en l’air  : vos collègues d’Osis, que nous accueillons chez Veolia, ont déjà publiquement confirmé que ces engagements étaient tenus. Je vous invite à en discuter avec eux si vous le souhaitez. Cet engagement, je le prends avec d’autant plus de conviction que le projet que je vous propose est un projet de développement de nos activités réunies, qui nécessitera même de développer l’emploi et les compétences. Certainement pas de nous séparer de salariés, bien au contraire ! Pour les mêmes raisons, mon deuxième engagement est de céder le moins d’actifs possible. Pour satisfaire aux règles de la concurrence, nous aurons à céder environ quatre milliards d’euros d’actifs à l’échelle du nouveau groupe, c’est-à-dire moins que ce que Suez prévoit de céder à lui seul. Rien qu’au cours des derniers mois, ce sont déjà près de 15000 salariés de Suez qui ont changé d’actionnaire, au gré des cessions annoncées. Mon troisième engagement est de bâtir un encadrement équilibré entre les dirigeants issus de Suez et de Veolia, depuis le management des différents pays jusqu’au comité exécutif du nouveau groupe. La sélection des profils sera faite avec un cabinet indépendant pour en garantir l’objectivité. Madame, Monsieur, ces engagements sont sans précédent et sans équivalent dans des opérations comme celle que je propose. Parce que sans vous, ce projet n’aurait aucun sens. En définitive, vous n’avez rien à perdre dans ce projet, et, ensemble, nous avons tout à y gagner ! Antoine Frérot Président-directeur général de Veolia PUBLICITÉ Ressourcer le monde/OVE0LIA-



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :