CNews n°2542 16 mar 2020
CNews n°2542 16 mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2542 de 16 mar 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 25

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : coronavirus, le pays à l'arrêt.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 R. MEIGNEUX/SIPA FERMETURE DES COMMERCES ET DES ÉCOLES, HÔPITAUX EN DIFFICULTÉ… LA FRANCE EN VASE CLOS 1111 1111111 IF Mill 4., tr  : jett.40i4r, ; 1422,1*. 1414 Le passage au stade 3 du plan de lutte contre le Covid-19 ouvre une période inédite, d’incertitudes et d’angoisse. L’Hexagone à l’arrêt. Terrasses fermées, rideaux de fer baissés, portes des écoles closes… Au lendemain d’un étrange premier tour des municipales, la France entre dans une semaine de dures restrictions, pour tenter d’enrayer l’avancée du coronavirus. Samedi, Edouard Philippe a pris la parole dans la soirée pour déclencher le stade 3. Cette mesure d’exception a entraîné la « fermeture de tous les lieux recevant du public non indispensables ». Mais si elle est considérée comme efficace pour limiter la propagation de l’épidémie, qui a fait 127 morts et 5 423 cas confirmés selon le dernier bilan communiqué hier, encore faut-il que tout le monde s’y plie. j GRAND ANGLE N°2542 LUNDI 16 MARS 2020 CNEWS.FR Les mesures drastiques prises pour enrayer la propagation du coronavirus vont changer le visage de nos villes. ET AILLEURS AU ROYAUME-UNI Contrairement à la France, le gouvernement britannique a décidé de reporter d’un an les élections locales du 7 mai, dont les municipales à Londres. g Un quotidien à adapter Depuis ce matin, les restaurants, bars, discothèques et cinémas ne peuvent plus accueillir du public. Les bars et restaurants restent autorisés à conserver une activité en cas de vente à emporter ou de livraison à domicile. Les commerces sont eux aussi touchés de plein fouet, sauf les magasins alimentaires, les banques, bureaux de tabac, stations-service ou pharmacies. En outre, les personnes qui suivent un traitement chronique, considérées comme à risque, pourront toujours obtenir leur traitement, même si leur ordonnance est expirée. Concernant le risque de pénurie, le ministre de l’Economie s’est montré très clair, hier, affirmant qu’il n’y en avait « pas sur les biens essentiels ». Ce qui n’empêche pas les ruées dans les magasins, notamment sur les pâtes ou le riz. Malgré tout, aucune mesure de rationnement n’est prévue, selon Bruno Le Maire. Du côté des écoles, tous les établissements sont à présent fermés. Un accueil minimum est néanmoins prévu pour les enfants de moins de 16 ans dont les parents exercent une activité indispensable à la gestion de la crise sanitaire. Même chose dans les tribunaux qui, s’ils sont désormais fermés, vont continuer à traiter les contentieux dits « essentiels ». Enfin, alors que les transports en commun sont eux aussi réduits au minimum, l’Etat encourage fortement les entreprises à faire télétravailler leurs salariés, lorsque c’est possible. Et si, parmi eux, des parents ne le peuvent pas du tout, l’un des deux a le droit de rester à la maison pour assurer la garde pendant toute la période. AU CHILI Au Chili, tous les ports sont dé - sormais fermés aux navires de croisière, après la mise en quarantaine de deux d’entre eux pour des cas de coronavirus. P.MACDIARMID/REX/SIPA A. A. VIDAIJAFP VIDAL/AFP NEWSCOM/SIPA REPÈRES 24 JANVIER. Deux premiers cas de malades, originaires de Chine, sont repérés à Paris et Bordeaux. Ce sont les premiers cas européens. 31 JANVIER. 220 Français sont rapatriés de Wuhan et isolés. C’est le début du stade 1. L’objectif est d’éviter que le virus n’entre dans le pays. 24 FÉVRIER. L’Etat demande aux personnes revenant du nord de l’Italie d’éviter toute sortie indispensable et de garder les enfants à la maison. 28 FÉVRIER. Des grappes (« clusters ») de malades poussent les autorités à déclencher le stade 2, qui consiste à repérer les cas-contacts. 12 MARS. La France compte plus de 2 800 cas et 61 décès. Emmanuel Macron ordonne la fermeture des écoles. Edouard Philippe annonce le stade 3 deux jours plus tard. Des Français prêts à participer ? Reste à savoir si les Français suivront less règles de sécurité. « Moi, tant qu’on nee me dit rien, je ne vois pas pourquoi jee fermerais », témoignait un cordonnier,r, hier, à Paris. La douceur printanière a ennoutre incité de nombreuses personnes à se retrouver en extérieur en famille ouu entre amis. Une attitude à l’encontre dess mises en garde, qui pourrait pousser less autorités à sévir, comme en Italie. Il y a une semaine, Rome a en effet décidéé d’un confinement presque total, et less contrevenants s’exposent à de fortess amendes, voire des peines de prison. n L’INFO EN PLUS Dès ce soir et jusqu’au 22 mars, le Metropolitan Opera de New York retransmettra une œuvre issue de ses archives. Un confinement musical. EN GRÈCE Les supermarchés restent ou-verts en Grèce, mais pas pluss d’une personne pour 10 m² n’est autorisée dans les maga-sins depuis aujourd’hui.
CNEWS.FR N°2542 LUNDI 16 MARS 2020 5 3 QUESTIONS À... Patrick Artus Chef économiste de la banque Natixis « ÉVITER LES FAILLITES D’ENTREPRISES » Quel impact économique la crise du coronavirus pourraitelle avoir sur la France ? Les faillites d’entreprises sont le principal risque. C’est ce que le gouvernement tente d’éviter, en leur permettant de reporter le paiement de leurs impôts ou en prenant en charge leurs salaires. Par ailleurs, la consommation va s’effondrer, car les gens n’ont pas envie d’acheter dans ce contexte. Et sur la croissance économique française ? Cela dépendra de la durée de la crise sanitaire. En Chine, le PIB (produit intérieur brut) a chuté de 15 à 20% au premier trimestre. Il faut donc s’attendre au même impact en France au deuxième trimestre. Mais une partie de cette baisse devait pouvoir être rattrapée par la suite. Au niveau mondial, quelles conséquences économiques la crise sanitaire aura-t-elle ? Après le coronavirus, les entreprises auront la volonté de ne plus dépendre d’un seul lieu de production. On se dirige donc vers des modes de fabrication plus régionaux, centrés sur le continent, et moins mondiaux. En parallèle, les Etats vont vouloir relocaliser les productions les plus stratégiques. On va donc assister à une « déglobalisation ». E. PIERMONT/AFP I AU CANADA Le Canada a appelé ses citoyens qui se trouvent à l’étranger à rentrer au pays tant qu’ils le peuvent, les restrictions de circulation se multipliant. L’HÔPITAL SOUS PRESSION « Restez chez vous ! » C’est le cri d’alerte lancé par les médecins aux Français. Actuellement, les professionnels de santé font tout pour tenter de prévenir l’engorgement des hôpitaux. La crise sanitaire intervient en effet alors que le secteur de la santé est traversé depuis déjà un an par un conflit social inédit sur fond de restrictions budgétaires chroniques. Les soignants redoutent ainsi de devoir absorber une hausse soudaine de patients dans des services déjà surchargés. N. DENETTE/AP/SIPA A. FAVILA/AP/SIPA E. BARUKCIC/AFP Un « plan blanc maximal » Le gouvernement a donc déclenché il y a quelques jours le « plan blanc maximal », qui ordonne aux hôpitaux et cliniques d’annuler toute chirurgie non urgente pour accueillir le maximum de malades du coronavirus. Il s’agit à la fois de renforcer les équipes de soignants et de limiter les admissions aux cas les plus graves. Le premier point repose notamment sur la mobilisation de la réserve sanitaire. Mise en place en cas de situation sanitaire exceptionnelle, elle regroupe les professionnels de santé en retraite depuis moins de cinq ans ou disponibles suite à une cessation d’activité, les étudiants en médecine, les infirmiers et les médecins. Pour ne pas saturer les services, les cas moins préoccupants pourront être télésuivis grâce à l’application Covidom, lancée par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et Nouveal e-santé. Ces patients à distance rempliront un questionnaire quotidien qui permettra, si nécessaire, d’ajuster leur prise en charge au jour le jour. Pour les soignants, la priorité est désormais au maximum de ralentir la contamination. En ce sens, certains ont déploré le maintien du premier tour des élections municipales sur les réseaux sociaux. D’autres professionnels de santé ont quant à eux critiqué la présence de gel hydroalcoolique dans les bureaux de vote quand eux-mêmes en manquent cruellement. n LE RALENTISSEMENT DES TRANSPORTS Des vols longue distance limités. GRAND ANGLE CHINE NOUVELLE/SIPA Les professionnels de santé craignent une hausse du nombre de patients. AUX PHILIPPINES La capitale du pays, Manille, a été placée en quarantaine pour un mois, des policiers armés bloquant désormais tous les accès routiers à la mégapole. Un virus à freiner à tout prix. Dans cette optique, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, a annoncé hier la réduction des transports « lon - gue distance ». Le secteur aérien, déjà sujet à des annulations en série, voit « quelques vols à destination des Etats- Unis, de l’Afrique, quelques vols domestiques, et à destination de l’outre-mer » assurés, a précisé le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari. Les aéroports restent ouverts, mais certains terminaux vont fermer. A la SNCF, « le trafic longue distance sera progressivement ramené à un train sur deux et celui des TER à deux trains sur trois », a-t-il poursuivi. En revanche, les transports en commun locaux « seront maintenus » avec 80% des métros en circulation et « un trafic normal pour les bus et tramways », 7 trains sur 10 à la SNCF, tout comme les transports en taxi et VTC et les activités commerciales liées au secteur des transports, a précisé le secrétaire d’Etat. « Chacun doit renoncer aux déplacements non essentiels, aux déplacements d’agrément », et se limiter à ceux liés à « la santé, l’alimentation », et au « travail, lorsque le télétravail est impossible », a martelé Elisabeth Borne. Les files d’attente sont également dans le viseur du gouvernement. Erik Meyer, du syndicat Sud-Rail, a annoncé que les employés des transports ont également reçu des consignes pour rester à distance des usagers. n EN BOSNIE Les personnes arrivant de points « chauds » sont placées en quarantaine pendant deux semaines dans des tentes près des frontières et des aéroports. A. CHAON/AFP



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