CNews n°2511 10 jan 2020
CNews n°2511 10 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2511 de 10 jan 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 17

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : alerte rouge en Australie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 © S. GRANGIER/CNEWS CLÉS DU JOUR N° 2511 VENDREDI 10 JANVIER 2020 CNEWS.FR L’ŒIL DE... BON À SAVOIR L’HISTOIRE Laurence Ferrari Retenons plutôt le formidable livre de Vanessa Springora. MATZNEFF, UNE TACHE SUR LA LITTÉRATURE Gabriel Matzneff ne finira pas ses jours au paradis des écrivains, mais au purgatoire des délinquants de droit commun. Pédophile assumé, il ne mérite rien d’autre que l’oubli pour son œuvre et la justice pour ses actes. Dans l’océan d’hypocrisie autour de la parution du formidable livre de Vanessa Springora, Le consentement, il faut souligner la réaction de François Busnel, qui devait la recevoir sur le plateau de La grande librairie. Le décès du père de l’écrivaine l’a empêchée de venir mais a donné l’occasion au journaliste de s’excuser d’avoir reçu, il y a cinq ans, Gabriel Matzneff : «Même si une fois en douze ans, c’est peu. Même si une invitation n’est pas toujours synonyme de caution, qu’un plateau de télé n’est jamais un tribunal, je reconnais que cette invitation n’avait pas lieu d’être.» Merci de cette lucidité. Et, de tout cela, ne retenons que le livre de Vanessa Springora. Laurence Ferrari, à retrouver du lundi au jeudi, à 17h, dans Punchline sur CNEWS. À RETROUVER SUR .FR POURQUOI FAUT-IL ÉCRIRE 2020 EN ENTIER ? Selon des internautes, il faudrait bien écrire 2020 en toutes lettres afin d’éviter qu’un document puisse être antidaté. QUELLE EST L’ORIGINE DU TERME «LASCAR» ? Lorsqu’un individu se montre malin ou audacieux, on dit parfois que c’est un «lascar». Un terme familier apparu dans le courant du XVIII e siècle au sein de la marine. Il provient du portugais «lasquarim», qui servait à désigner des soldats indigènes, lui-même dérivé du persan «läskär» et de l’arabe «al askar», synonyme d’armée. A l’époque, ce mot était en effet utilisé dans les Indes orientales afin de désigner les matelots locaux employés pour naviguer sur des vaisseaux européens. Or, le terme était employé de manière péjorative car ces marins n’avaient pas bonne réputation et beaucoup étaient à l’origine des L’IMAGE LA REINE DES NEIGES clandestins. Après être tombée en désuétude, cette expression est revenue dans le langage courant depuis la fin des années 1990, notamment à la suite de la diffusion de la série animée Lascars et sa déclinaison en BD, puis en film. Cette immense sculpture, représentant une femme endormie, est une des stars du Festival international de glace de Harbin, qui se déroule actuellement au nordest de la Chine. A cette occasion, plusieurs milliers d’ouvriers et d’artistes rivalisent de créativité pour imaginer des centaines d’œuvres, alors que la température moyenne en janvier y est de -16,8 °C, et peut descendre jusqu’à -38 °C. JUSTIN BIEBER S’EXPLIQUE SUR SON ÉTAT DE SANTÉ Atteint de la maladie de Lyme, qui affecte son organisme, le chanteur américain a souhaité rassurer ses fans sur Instagram. © CNEWS © X17/SIPA © G. LACZ/REX/SIPA © M. EVANS/SIPA © N. CELIS/AFP «OPÉRÉ» EN URGENCE À TRÈS HAUTE ALTITUDE Il leur doit une fière chandelle. Alors qu’il effectuait un vol entre la Chine et les Etats-Unis, un vieil homme s’est trouvé dans l’incapacité d’uriner, malgré une envie très pressante, risquant une «rupture spontanée de la vessie». Face à l’urgence, les Dr Xiao et Zhang, également à bord de l’avion, n’ont pas hésité à intervenir, sans aucun matériel médical adéquat. Ingénieux, ils ont donc fabriqué un cathéter de fortune avec un masque à oxygène, une aiguille, une paille et du ruban adhésif. Ce dispositif leur a permis de siphonner le liquide et de soulager le pauvre homme. «Si nous n’avions pas fait cela, le patient aurait pu mourir», ont-ils déclaré aux médias. Les deux sauveteurs ont ensuite été distingués par leur hôpital du prix de l’art et de la vertu. C’EST ARRIVÉ... UN 10 JANVIER Le premier métro ouvre au public, à Londres (1863). Sur six kilomètres, la première ligne au monde dessert alors sept stations. Le «tube» londonien transporte aujourd’hui 1,37 milliard de passagers par an. Ce moyen de transport est arrivé à Paris en 1900. L’ONU tient son Assemblée générale inaugurale (1946). Les représentants des 51 pays qui composent alors l’Organisation des nations unies se réunissent à Londres. Le siège actuel, à New York, sera inauguré en 1951. BORDEAUX ÉLU CAPITALE DE LA MALBOUFFE Pour la quatrième fois, la ville girondine a été désignée capitale française de la malbouffe, devant Limoges et Metz. © CARO/SORGE/SIPA
© A. DE CSABAY ÉDITORIAL CNEWS.FR N° 2511 VENDREDI 10 JANVIER 2020 «CHARLIE» DANS LES CŒURS, CAMUS DANS LES ESPRITS Bienvenue au retour de cette chronique qui, en ce début d’année (que je vous souhaite belle), va s’articuler autour de plusieurs dates clés. MARDI 7 JANVIER C’était il y a cinq ans, mais c’est toujours maintenant. Rien, aucun événement, aucun bouleversement, dans une actualité qui a pourtant vu passer tant d’ouragans, rien, malgré tout, ne peut faire oublier l’atroce assassinat par les frères Kouachi des journalistes – certains, comme Wolinski et Cabu, étaient des amis – de Charlie Hebdo. Aux cérémonies et aux numéros spéciaux (à cet égard, le «Toujours Charlie» de Libération était remarquable), il est utile de revenir à deux ouvrages majeurs. L’un, dont j’ai souvent parlé ici, signé de Philippe Lançon, Le lambeau (éditions Gallimard) – il vient d’ailleurs de paraître dans la collection Folio –, et l’autre, signé de Riss, Une minute quarante-neuf secondes (éditions Actes Sud). Chacun de ces livres raconte, de façon différente, certes, mais avec la même empreinte de pure vérité, l’attentat qui a bouleversé leurs vies, celles de leurs familles et celles des millions de Français et d’étrangers qui ne doivent, en effet, rien oublier. Riss est le directeur de Charlie Hebdo. Il publie aujourd’hui un numéro spécial titré : «Nouvelles censures, nouvelles dictatures.» Le courageux patron de l’hebdomadaire satirique souligne qu’il existe, désormais, un «politiquement correct qui impose une pensée formatée». Il fustige, à juste raison, les «tweets délateurs», les minorités nombrilistes, les dérives des réseaux sociaux. Et l’oubli confortable de tant de gens. Je pense alors à la phrase de l’écrivain Max Frisch : «Le silence des pantoufles m’effraie plus que le bruit des bottes.» LA SEMAINE DE PHILIPPE LABRO MERCREDI 8 JANVIER Qu’en aurait dit Albert Camus, et qu’aurait-il écrit ? C’est la deuxième date clé de ma semaine de rentrée. Le soixantième anniversaire de la mort du prix Nobel de littérature, auteur de tant de chefs-d’œuvre (La chute, La peste, L’étranger…) permet de mesurer à quel point les idées, les engagements, les pensées de cet homme avaient une avance sur l’intelligentsia qui le méprisait. Le temps, et la profonde sagesse d’un pays qui sait donner sa valeur au travail de la postérité, font qu’aujourd’hui, c’est quasi unanime, Camus a pris sa juste dimension dans notre histoire. L’autre jour, j’ai capté une archive d’actualité en noir et blanc, où l’on voyait Camus, assis parmi les spectateurs du stade de football de Colombes, qui répondait tranquillement aux questions d’un reporter, trop heureux de tomber sur le célèbre penseur, volontairement perdu dans la foule. Son verbe, sa simplicité, la limpidité de ses réponses… Le document est de très courte durée, mais on y comprend la nature réelle de cet homme. Autre anniversaire, joyeux celui-ci, le premier journal quotidien pour enfants (de 10 à 13 ans), Mon quotidien, a fêté ses 25 ans samedi dernier. C’est une belle aventure et une belle entreprise que celle des inventeurs des Incollables, une équipe de trois amis, responsables des éditions PlayBac. Parmi eux, François Dufour, qui, aujourd’hui, peut annoncer que cette formule originale (réussir à faire comprendre «l’actu» aux plus jeunes) va être, une fois par semaine, reproduite en anglais dans la version internationale du prestigieux quotidien, le New York Times. Dernière date clé : on va beaucoup entendre Beethoven, cette année. Le génial compositeur est né, il y a deux cent cinquante ans à Bonn, en Allemagne. On a beau avoir entendu cent fois le concerto pour piano et orchestre, ou la 9 e Symphonie, ou la 7 e , ou la 6 e , ou toutes les autres ! On a beau croire les connaître par cœur, à chaque fois, c’est un enchantement. Je vous Philippe Labro est écrivain, cinéaste et journaliste. Tous les vendredis, pour CNEWS, il commente ce qu’il a vu, vécu et observé pendant la semaine qui s’est écoulée. Un bloc-notes toujours subjectif, libre, et sans langue de bois. L’atroce attaque, le 7 janvier 2015 dans les locaux de l’hebdomadaire satirique, a bouleversé la France entière. souhaite que sa musique éternelle accompagne le début des soldes, le lancement des Pièces jaunes (31 e collecte) et l’interminable feuilleton de la réforme des retraites. n Philippe Labro p.labro@cnewsmatin.net L’écrivain est entré dans l’Histoire. © F. GUILLOT/AFP © AFP 5



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