CNews n°2506 17 déc 2019
CNews n°2506 17 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2506 de 17 déc 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 17

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur le Brexit.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 B. STANSALL/AFP Le dirigeant britannique a désormais les coudées franches pour faire voter le texte, mais le parcours sera long. Le Brexit enfin en vue ? C’est en grand vainqueur que Boris Johnson va assister, aujourd’hui, à la rentrée du nouveau Parlement britannique. Après son succès éclatant lors des élections législatives anticipées, lui garantissant 365 sièges sur 650, le Premier ministre semble avoir désormais les coudées franches pour tenir sa promesse de mettre en œuvre le Brexit. Ainsi, le scénario le plus probable est maintenant une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne dès le 31 janvier prochain, après des mois et des mois de négociations complexes, et plus de trois ans et demi après le référendum initial. Une majorité absolue salvatrice Pour tenir ce délai, Boris Johnson veut aller vite. « La première loi sur laquelle voteront les nouveaux députés sera l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE », conclu mi-octobre, a assuré une source gouvernementale. Le calendrier sur lequel table le dirigeant conservateur est effectivement serré  : il souhaite que le Parlement se prononce sur son texte avant Noël. Pour cela, son porte-parole a annoncé hier que le compromis de GRAND ANGLE N°2506 MARDI 17 DÉCEMBRE 2019 CNEWS.FR VAINQUEUR DES ÉLECTIONS, BORIS JOHNSON EST EN POSITION DE FORCE SUR LE CHEMIN DU BREXIT Pour le Premier ministre, les pourparlers qui vont suivre la sortie de l’Union européenne risquent d’être tendus. près de 600 pages serait présenté dès vendredi aux députés, soit trois jours seulement après la rentrée parlementaire. S’ensuivront plusieurs jours de débats, avant un vote solennel en début de semaine prochaine. Ce qui devrait être une formalité pour Boris Johnson, dont les élections ont donné à son Parti conservateur une large majorité absolue au Parlement. « De plus, beaucoup d’anciens pro-Européens, de sa formation et d’ailleurs, ont été battus », souligne Agnès Alexandre-Collier, professeur de civilisation britannique à l’université de Bourgogne. Cette imposante majorité, le prédécesseur de Boris Johnson, Theresa May, n’avait jamais pu en disposer, expliquant les multiples rejets par la Chambre des communes de son accord de Brexit. Autre avantage dont jouit « BoJo » comparé à elle, son traité de retrait ne contient plus le fameux « backstop », qui est censé permettre d’éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord après le Brexit, mais qui avait cristallisé l’opposition des députés. A la place, le Premier ministre a négocié avec l’Europe des arrangements complexes, toujours dans l’optique de ne jamais voir s’ériger une barrière à la frontière irlandaise. Le début d’un processus complexe Même si la situation paraît idéale pour Boris Johnson, il ne faut pas croire pour autant qu’il est sorti du bourbier du Brexit. En effet, une fois le divorce acté fin janvier, va alors s’ouvrir une longue période de transition, durant laquelle Londres et Bruxelles devront négocier le cadre précis de leur future relation. « Le chantier est immense. Ce n’est que le début d’un long processus, très compliqué et à la durée incertaine », estime Agnès Alexandre-Collier. Boris Johnson veut que ces discussions soient achevées fin 2020, alors que l’UE juge ce calendrier « très ambitieux », prévenant REPÈRES 23 JUIN 2016. Lors d’un référendum, les Britanniques votent à 52% pour que leur pays quitte l’UE. 29 MARS 2019. Les députés britanniques rejettent pour la troisième fois l’accord de Brexit négocié par la Première ministre Theresa May avec l’UE. 17 OCTOBRE 2019. L’UE et le Royaume-Uni, désormais dirigé par Boris Johnson, annoncent avoir trouvé un nouvel accord de divorce. 28 OCTOBRE 2019. Les dirigeants de l’UE accordent un troisième report du Brexit au Royaume-Uni, jus - qu’au 31 janvier 2020. 12 DÉCEMBRE 2019. Lors des élections législatives anticipées, les conservateurs de Boris Johnson arrivent largement en tête, loin devant les travaillistes de Jeremy Corbyn. qu’elles pourraient même durer plusieurs années. Le Brexit n’a donc pas fini d’être un caillou dans la chaussure de « BoJo », tout comme la question de l’indépendance de l’Ecosse, sa Première ministre Nicola Sturgeon appelant à un nouveau référendum après le bon résultat de son parti nationaliste aux dernières élections. De quoi désunir à nouveau le Royaume ? n L’INFO EN PLUS LES TRAVAILLISTES EN SOUFFRANCE G. CRACKNELL WRIGHT/LNP/REX Comme le veut la tradition, aux origines incertaines, Boris Johnson et de nombreux Britanniques sont allés voter jeudi avec leur chien. Les travaillistes, principal parti d’opposition outre- Manche, ont la gueule de bois depuis que les résultats des élections sont connus. La formation, dirigée par le très à gauche Jeremy Corbyn, a en effet subi sa pire claque électorale depuis 1935, en glanant seulement 203 sièges, contre 262 auparavant. Une véritable humiliation, qui a poussé Corbyn à présenter ses excuses et à annoncer son départ de la tête du parti début 2020. La course à sa succession est déjà lancée, plusieurs responsables du Labour appelant à ce que leur prochain leader soit une femme.
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