CNews n°2474 11 oct 2019
CNews n°2474 11 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2474 de 11 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 25

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : les Républicains, la nouvelle ère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 S. GRANGIER/CNEWS CLÉS DU JOUR N°2474 VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 CNEWS.FR L’ŒIL DE... BON À SAVOIR L’HISTOIRE Laurence Ferrari LA VIGILANCE, PAS LA DÉFIANCE Difficile de définir la vigilance à laquelle nous appelle le gouvernement face à la montée de la radicalisation. Comment la reconnaître ? Comment analyser correctement les signaux faibles ou forts qui sont censés être autant de cailloux noirs, semés sur le chemin d’une violence aveugle ? Le défi est grand pour notre société, qui a sans doute été trop complaisante face aux entorses Ouvrons les yeux en responsabilité, dans le respect, mais avec fermeté. ouvertes et répétées à la laïcité républicaine. Oui, le risque existe de nous dresser les uns contre les autres, nous ramenant aux périodes les plus sombres de notre histoire. Ce risque, nous devons l’éviter. Mais le nombre de victimes innocentes du terrorisme islamiste, 263 depuis 2012 en France, nous y oblige. La menace est là, endogène, logée au cœur de notre société. A nous d’ouvrir les yeux en responsabilité, dans le calme et le respect, mais avec fermeté, pour ne plus accepter l’inacceptable. Laurence Ferrari, à retrouver du lundi au jeudi, à 18h, dans Punchline sur CNEWS. À RETROUVER SUR.FR DES « CERFS-ZOMBIES » AUX ÉTATS-UNIS De nombreux cervidés sont touchés par une inquiétante maladie débilitante dans vingtcinq Etats à travers le pays. D’OÙ VIENT L’EXPRESSION « C’EST LA BÉRÉZINA » ? Lorsqu’une personne ou une équipe subit une défaite humiliante, notamment en sport, on dit parfois que « c’est la Bérézina ». Une expression dont l’origine remonte aux campagnes napoléoniennes. En 1812, lors de la retraite opérée après l’invasion ratée de la Russie, l’empereur et son armée s’étaient retrouvés bloqués entre leurs ennemis et la rivière Bérézina (dans l’actuelle Biélorussie). Les soldats français avaient finalement réussi à repousser les Russes et à franchir le cours d’eau, remportant ainsi une petite victoire. Mais elle avait été obtenue au prix d’énormes pertes – environ 45 000 morts et prisonniers –, et surtout dans le L’IMAGE contexte d’une guerre perdue. Cette dernière a marqué la quasi-destruction de la Grande Armée et la fin de l’apogée de Napoléon, si bien que dans l’imaginaire collectif et le langage populaire, la « Bérézina » est devenue le symbole d’un échec cuisant. LA FACE CACHÉE DU PRÉSIDENT Plusieurs dizaines d’écoliers indiens avaient disposé des masques à l’effigie de Xi Jinping sur leur visage, hier, à Chennai. Le président de la République populaire de Chine est en effet attendu aujourd’hui à 50 km de cette ville du sud-est du pays, sur le site historique de Mahabalipuram. Il doit y rencontrer le Premier ministre indien, Narendra Modi, afin d’apaiser les tensions entre leurs deux Etats. KIM KARDASHIAN ADMIRE GRETA THUNBERG La star de la télé-réalité américaine s’est dite admirative de la Suédoise, symbole de l’engagement des jeunes pour le climat. PURESTOCK/SIPA D. MOLOSHOK/AP/SIPA SUPERSTOCK/SIPAC. SIMON/AFP A. SANKAR/AFP UNE FILLETTE DE 2 ANS SE FAIT LIVRER UN CANAPÉ Allô maman... nouvelle déco. Isabella McNeil, une Américaine, flânait récemment sur Amazon, quand sa petite fille Rayna lui a réclamé son téléphone pour s’amuser. Conciliante, Isabella lui a laissé l’objet quelques instants. Mais peu de temps après, la mère a eu la surprise de recevoir chez elle un canapé gris de style victorien. Paniquée, Isabella a vite compris que sa fille avait actionné la fonction pour effectuer des achats d’un simple clic. Alors que Rayna inspectait son premier achat, Isabella, elle, essayait surtout d’annuler la transaction, qui s’élevait à près de 400 euros, voire de revendre le canapé sur les réseaux sociaux. Amazon a décidé de lui rembourser le canapé et, pour lui éviter une autre mésaventure, a aussi désactivé la fonction « achat express » sur son compte. C’EST ARRIVÉ... UN 10 OCTOBRE Le parachute est breveté (1802). Le Français André-Jacques Garnerin avait déjà réussi à utiliser son invention dans un vol de 700 mètres, au-dessus de Paris. Il mourra en 1823, sur le chantier d’un ballon dirigeable en conception. Le KGB est dissous après un coup d’Etat manqué (1991). Deux mois avant, le directeur de l’agence de renseignements russe avait tenté de renverser Mikhaïl Gorbatchev. Le KGB sera remplacé par le SVR pour l’extérieur du pays et le FSB pour l’intérieur. À LONDRES, LA COCAÏNE CONSOMMÉE EN MASSE Chaque jour, 23 kg de cette drogue seraient consommés en moyenne par les habitants de la capitale britannique. S. POUZET/SIPA
A. DE CSABAY ÉDITORIAL CNEWS.FR N°2474 VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 LA FRANCE N’OUBLIE RIEN, SOUVENIRS DU TCHAD MERCREDI 9 OCTOBRE Si vous le voulez bien, commençons par la littérature. C’est, pour nous tous, je crois, une façon de résister à l’air du temps douloureux, dont je parlerai plus tard, dans ces colonnes. A la réception de nombreux mails de lecteurs, je constate combien le livre de Jérôme Garcin sur Gérard Philipe a intéressé non seulement la génération qui a admiré ce « prince », mais également d’autres, qui découvrent ce comédien unique. C’est la force de l’écrit  : le passé n’est jamais mort. Il nourrit ceux qui écrivent. Ainsi en est-il pour le lumineux Scrabble de Michaël Ferrier (éditions Mercure de France). D’autres ont déjà souligné (dans les pages littéraires du Monde, de Libération, du Figaro) que Ferrier est un écrivain éblouissant. Le récit de son enfance au Tchad, à N’Djamena, où il était surnommé « Toumaï » (cela signifie « espoir de vie ») est d’une beauté presque stupéfiante. – Tu es un poète, lui dis-je, lorsque je le rencontre (c’est un ami), il y a dix jours, pour un déjeuner à Montparnasse. Il est entré dans l’établissement avec cette vivacité dans les gestes, cette chaleur humaine et, à 52 ans, cette jeunesse sur le visage, la marque d’une enfance, si présente dans sa mémoire, dont il a attendu quelque temps, après plusieurs autres livres, tout aussi remarquables (dix-huit en tout) pour la restituer. – Merci, me dit-il. – Tu n’as rien, mais rien oublié, c’est d’une richesse inouïe. Les odeurs, les sons, les animaux, les plantes, la brousse, la forêt, les gens les plus humbles, le quartier Bololo et Baba Saleh, le domestique « sage ». – On ne peut pas oublier. Il faut trouver les mots, c’est tout. Ferrier n’a pas de mal à « trouver les mots ». Sa prose n’est pas une prose, c’est un chant, un concert d’images, de scènes et de dialogues. C’est euphorisant et porteur de gravité, puisque, au bout du compte, arrive la guerre. Le LA SEMAINE DE PHILIPPE LABRO Tchad, à partir de 1978, va être déchiré par la violence. L’enfant est témoin de scènes folles, « incommunicables », selon Ferrier, et pourtant, il les transmet avec un rare talent. L’APRÈS-3 OCTOBRE Une déflagration a eu lieu, à Paris et dans notre pays, notre nation. Ce n’est pas, malheureusement, la première fois. Depuis 2015, en fait, depuis les attaques de Charlie Hebdo et du Bataclan. Mais l’opinion publique a été sidérée par le meurtre de ces quatre policiers en plein cœur de la préfecture de police, par un fonctionnaire radicalisé, Mickaël Harpon, devenu symbole de l’« hydre islamiste », dont a parlé Emmanuel Macron. Le président de la République, dans un discours empreint d’une colère bienvenue, a prononcé les mots que l’on attendait. Les enquêtes sont en cours, les révélations de plus en plus alarmantes. Rien n’est encore totalement su, perçu, analysé. Il faudra du temps pour que l’on mesure ce qui n’a pas été fait, ce qu’il faut faire. Voilà le terme le plus souvent entendu depuis ce discours  : « Après les paroles, les actes – les mots ne suffisent pas. » Il est vrai qu’un tel discours, une telle cérémonie, aussi solennelle que tant d’autres, dans les mêmes endroits, au son des mêmes hymnes militaires, s’ils ne sont pas accompagnés d’un acte visible vis-à-vis de l’opinion, un acte immédiat, eh bien, les critiques et les déceptions continueront d’affluer. Un homme politique n’est pas « coupable » de ce qui s’est passé – les failles, les erreurs, les complaisances, les négligences ou les habitudes –, mais il en est « responsable ». JEUDI 10 OCTOBRE Au cinéma, c’est une très bonne première semaine, en termes d’entrées (un peu plus de 200 000), pour Alice et le maire, avec Fabrice Luchini. Mais surtout, il faut saluer le succès d’Au nom de la Terre d’Edouard Bergeon (754 929 entrées en deux semaines). Philippe Labro est écrivain, cinéaste et journaliste. Tous les vendredis, pour CNEWS, il commente ce qu’il a vu, vécu et observé pendant la semaine qui s’est écoulée. Un bloc-notes toujours subjectif, libre, et sans langue de bois. La cérémonie en hommage aux policiers tués a été marquée par un discours sans équivoque du président Macron. Cela prouve que le cinéma ne se limite pas à des guerres de galaxies ou des pantalonnades vulgaires. Il conduit à réfléchir et choisir. n Philippe Labro p.labro@cnewsmatin.net Un ouvrage empreint de poésie. GALLIMARDL. MARIN/AFP 3



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