CNews n°2449 6 sep 2019
CNews n°2449 6 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2449 de 6 sep 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 17

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : Boris Johnson, et maintenant ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 I. FORSYTH/AFP GRAND ANGLE N°2449 VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2019 CNEWS.FR LE PREMIER MINISTRE BRITANNIQUE PEINE À FAIRE ACCEPTER SA STRATÉGIE QUEL BREXIT POUR « BOJO » ? Le leader conservateur semble confronté à un problème inextricable, qui bouscule sa position face à l’Europe. Après plusieurs revers au Parlement, la situation se tend pour Boris Johnson. Les scénarios de sorties se réduisent. Le casse-tête se poursuit pour Boris Johnson. Orphelin de sa majorité à la Chambre des communes depuis mardi, le Premier ministre britannique, surnommé « BoJo », a assisté impuissant, mercredi soir, au rejet de sa motion pour des élections anticipées. Mais aussi à l’adoption, contre son avis, d’un projet de loi demandant un nouveau report de la date du Brexit. Avec lui, c’est l’en semble du Royaume-Uni qui se trouve plus que jamais plongé dans l’incertitude. Alors que le leader conservateur n’est là que depuis six semaines, et que sa mission était justement de mener à bien le divorce avec l’Union européenne (UE) jusqu’au 31 octobre, le voilà désormais englué dans une situation inextricable, avec une multitude de scénarios possibles. Un nouveau report du divorce, pour relancer les discussions Le projet de loi voté par les députés mercredi devrait contraindre Boris Johnson à demander à l’UE un report de trois mois du Brexit, si aucun accord n’est trouvé au soir du 31 octobre. Ce serait la troisième fois que la sépara- tion est repoussée (elle était initialement prévue le 29 mars 2019, puis le 12 avril). Cette solution, qui fixerait au 31 janvier 2020 la nouvelle limite, pourrait permettre aux deux parties de bénéficier d’un délai supplémentaire pour s’entendre sur les conditions de leur rupture. Mais elle est catégoriquement refusée par le Premier ministre britannique, qui estime qu’il s’agirait d’une « capitulation » face à ses voisins du continent. Il a d’ailleurs assuré hier que même s’il avait l’intention de se plier à la loi, il préférait « être mort au fond d’un fossé » plutôt que de demander un report du Brexit. De quoi le pousser à la démission ? Des élections anticipées, pour reprendre la main Bien que l’opposition ait rejeté le souhait de Boris Johnson de convoquer des élections générales anticipées, les travaillistes n’y sont pas défavorables sur le fond. Le problème majeur se trouve en effet dans le calendrier proposé, avec une organisation du scrutin annoncée pour le 15 octobre. Une date à laquelle ne croit pas l’opposition, qui craint que BoJo ne fasse volontairement traîner les choses pour acter le « no deal » avant même que le scrutin n’ait lieu. L’opposition s’est ainsi protégée avec le texte voté mercredi, demandant un nouveau report du Brexit, et devrait finir par accepter le principe d’élections anticipées (un nouveau vote à ce sujet est prévu lundi). Elles pourraient alors être la meilleure option pour enfin sortir de l’impasse. En fonction de leurs résultats, Boris Johnson retrouverait une majorité pour le conforter dans sa volonté de quitter coûte que coûte l’UE, ou serait poussé dehors par les travaillistes. Dans ce cas, Jeremy Corbyn pourrait prendre le relais et chercher à renouer le dialogue pour trouver un accord de sortie. LÂCHÉ PAR SON FRÈRE P.MACDIARMID/REX/SIPA Un « no deal », voulu par les uns, empêché par les autres Le « no deal » était l’option plus probable avant la semaine cauchemardesque vécue par Boris Johnson. Elle est, en l’état actuel, devenue inimaginable. Lors de sa prise de pouvoir, le leader conservateur s’était dit prêt à aller jusqu’à un Brexit sans accord, le 31 octobre. Il avait, ensuite, affiché sa volonté de ne pas négocier sérieusement avec les pays européens. Dans le même temps, son gouvernement s’y préparait « activement », en débloquant de très importantes sommes d’argent destinées à encaisser le choc d’une rupture sèche. Mais depuis mercredi, le Premier ministre a perdu la main. Si aucun accord n’est trouvé fin octobre, il sera obligé de se mettre autour de la table, ou de partir. Une sortie avec accord, l’improbable « happy end » Si l’idée d’un « no deal », le 31 octobre, apparaît désormais hautement improbable, celle d’un Brexit avec accord ne l’est pas moins. Il faudrait pour cela que Londres et Bruxelles parviennent enfin à s’entendre sur le point le plus critique des négociations  : le « backstop » irlandais (mécanisme qui doit éviter le retour d’une frontière entre l’Irlande, membre de l’UE, et la province britannique du Nord). Or, ils ne sont jamais parvenus à le faire, et le gouvernement Johnson ne fait rien pour cela. Mercredi, l’UE a d’ailleurs souligné qu’elle ne croyait pas du tout à un accord d’ici à la date limite. n L’INFO EN PLUS Des chercheurs ont découvert en juillet que la momie la mieux conservée de Suisse, inhumée en 1787, était un ancêtre de Boris Johnson. D’une crise nationale à une crise familiale. Jo Johnson, le frère de Boris, a annoncé, hier, sa démission du gouvernement. Connu pour être favorable à un deuxième référendum sur le Brexit, alors que le Premier ministre britannique souhaite sortir au plus vite de l’UE, celui qui occupait le poste de secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur a expliqué ne plus pouvoir être tiraillé entre la loyauté familiale et l’intérêt national. Et face à une tension qualifiée « d’insoluble », il a finalement choisi la deuxième option, et admis qu’il était temps « pour d’autres d’assumer [son] rôle ».
CNEWS.FR GRAND PARIS N°2449 VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2019 J. WITT/SIPA J. DEMARTHON/AFP DÉPLACEMENTS DANS LA CAPITALE LE « VÉLOTAF » DANS LE VENT Un engouement croissant. Depuis quelques semaines, Paris semble avoir franchi un cap dans la pratique de la bicyclette, en particulier pour le « vélotaf ». Ce moyen de transport « représente désormais 8% des déplacements domicile-travail », a souligné hier l’association Paris en selle. Contre « 4% en 2016 ». Une nette augmentation due au ras-lebol face à la saturation des transports en Avec un nouvel appareil à Airparif, nous allons mesurer à partir des prochaines semaines les particules ultrafines dans l’atmosphère de Paris. Valérie Pécresse, présidente de la région, hier sur France Bleu Paris. De plus en plus de personnes utilisent la bicyclette pour aller au travail.commun, à une prise de conscience écologique, ainsi qu’à l’investissement de 63 millions d’euros de la ville de Paris pour l’aménagement de pistes cyclables dans le cadre du Plan vélo 2015-2020. D’ici à la fin de l’année, 1000 km de pistes devraient ainsi être accessibles, alors que 225 000 trajets en moyenne sont désormais faits à vélo chaque jour dans la capitale, selon la mairie. n En bref 75 75 LES PARISIENS INVITÉS À VOTER POUR LES PROJETS DU BUDGET PARTICIPATIF A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 22 septembre, tous les Parisiens qui le souhaitent sont invités à voter sur le site web dédié pour leurs projets préférés du budget participatif. Ils peuvent sélectionner jus - qu’à huit idées, quatre concernant leur quartier et les quatre autres Paris au sens large. A ce jour, 430 projets ont été déposés. MONTROUGE  : LA FÊTE « LES SOLEILLADES » FAIT SON RETOUR CE WEEK-END La fête de la ville de Montrouge (92) – « Les Soleillades » – revient cette année, avec deux jours de festivités demain, de 15h à 23h, et dimanche, de 12h à 22h, place Jules Ferry et square Doisneau. Au programme  : des activités gratuites avec ateliers de street art, jeux pour enfants, roller disco, tyrolienne ou encore massages et tatouages. 3,2 MILLIONS DE FRANCILIENS travaillent à un autre endroit de la région que leur territoire de résidence, selon une enquête publiée hier par l’Insee. Une hausse de 5% en dix ans. MUNICIPALES LA DISCORDE CHEZ LREM Les hostilités sont lancées. Au lendemain de la déclaration de candidature de Cédric Villani aux municipales à Paris, les troupes de LREM ont investi hier les plateaux radio et télé pour riposter. Sibeth Ndiaye, Gabriel Attal, Stanislas Guérini ou encore Benjamin Griveaux lui-même sont montés au front, évoquant « regrets » et « déception » face à la « trahison » du mathématicien. Alors que le dissident s’est dit prêt à « aller jusqu’au bout », LREM va devoir trouver une stratégie d’ici à mars prochain. En 2001, la division de la droite avait permis la victoire de la gauche de Delanoë. n Villani est candidat sans étiquette. M. MAZARS/SIPA 7



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