CNES Mag n°85 jui/aoû 2020
CNES Mag n°85 jui/aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°85 de jui/aoû 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : origines de la vie, l'ultime recherche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RENCONTRES AMÉLIE LUCAS-GARY Auteure « Pour un écrivain, l’espace est l’absolu de la fiction et du rêve » L’imagination fertile, Amélie Lucas- Gary excelle dans l’art d’ouvrir le champ des possibles. Dès 2014, elle publie Grotte, l’histoire d’un gardien de grotte préhistorique esseulé qui reçoit la visite d’un extraterrestre aux formes asymétriques. « Il y a pour moi une parenté très forte entre le passé lointain d’où l’on vient et l’espace immense que l’on aspire encore à découvrir. Ce sont des territoires inaccessibles que l’imagination semble particulièrement propice à explorer », commente l’auteure, selon qui « l’existence même de l’espace, d’un point de vue spirituel et métaphysique, est une source d’inspiration ». Pour nourrir son imaginaire, l’écrivaine dévore une large panoplie de lectures, dont la presse spatiale. « Peu adepte des recueils de type encyclopédique, ce sont plutôt des histoires, des personnages et des structures que la science m’inspire », livre-t-elle. De fait, elle construit en miroir son troisième roman, Hic, partant de son domicile pour remonter le temps vers le Big Bang avant de revenir au présent, en Nouvelle- Zélande. Naturellement curieuse, Amélie Lucas-Gary s’amuse à « bouleverser les genres en mêlant les langues et les registres ». Un style frais qui séduit, jusqu’à l’Observatoire de l’espace du CNES qui lui commande en 2019 un discours pour sa revue Espace(s) [n° 18], dans lequel elle doit inventer le décodage de mystérieux 3 0 signaux extraterrestres reçus par le radiotélescope Very Large Array au Nouveau-Mexique. Elle offre alors le poignant Discours de Moutain View où, se dégageant de toute question matérielle, elle décrit non plus des êtres de chair, mais de purs esprits. Un travail qu’elle poursuit actuellement avec un nouveau roman, Mars Mars. « Je tâche de me souvenir qu’il est impossible de prouver qu’une chose n’existe pas : cela ouvre des perspectives éblouissantes, comme imaginer ailleurs d’autres existences encore que la vie. » Et de conclure : « C’est cette liberté que l’exploration spatiale offre à la fiction. »
RENCONTRES GABRIEL PONT Responsable CNES des centres de contrôle MSL et Mars 2020 « Les programmations de Curiosity se font chaque jour pour le lendemain » Les rovers d’exploration n’étant pas assez intelligents pour décider de leurs actions ni de leurs trajets, des hommes les programment depuis des centres de contrôle sur Terre. Comme Gabriel Pont qui, après « les instants magiques » du déploiement du sismomètre SEIS, dont il était responsable instrument, souhaitait rester « dans la banlieue rouge ». Également thématicien Exploration du rover MMX (Martian Moons Exploration), il supervise aujourd’hui au French Operation Center for Science and Exploration (FOCSE) l’équipe spécialiste de ChemCam et SAM, les instruments français du célèbre Curiosity. « Piloté par la NASA depuis le Jet 3 1 Propulsion Laboratory (JPL), le rover chemine quelques mètres par jour à la recherche d’indices, notamment des roches, qui permettraient de remonter le fil de l’histoire de Mars », explique-t-il. Le trajet dépendant de la cible, les ingénieurs du CNES travaillent avec des scientifiques présents en salle de commande. « S’ils estiment que ChemCam a trouvé quelque chose, ils vont solliciter du rover de s’approcher pour réaliser des mesures plus précises, voire de prélever des échantillons et les injecter dans l’analyseur, SAM. Sinon, ils décident d’une autre cible », détaille-t-il. Les journées d’opérations sont donc rythmées par un ensemble de téléconférences, aux heures californiennes du JPL. « L’équipe de chaque instrument présente ses résultats et les doléances du lendemain, dont il est impératif de vérifier la compatibilité : ChemCam ne doit pas tirer son laser sur le bras du rover déployé pour forer une zone ! », illustre le responsable. Au terme des échanges, chacun réécrit sa programmation puis le JPL envoie une unique télécommande, reçue 7 à 30 minutes plus tard par Curiosity. Ainsi va le quotidien de l’équipe de Gabriel Pont, qui prendra bientôt en charge SuperCam, cousin de ChemCam lancé sur Mars 2020 en juillet.



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