CNES Mag n°85 jui/aoû 2020
CNES Mag n°85 jui/aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°85 de jui/aoû 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : origines de la vie, l'ultime recherche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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UN TREMPLIN POUR L’EXPLORATION HUMAINE Perseverance prépare aussi deux des futurs épisodes de l’épopée martienne. En particulier, le premier segment du spectaculaire retour d’échantillons de la planète rouge sur Terre de la mission MSR... envisagé pour 2031. Mais pour rapporter des échantillons, encore faut-il les prélever. Le rover analysera donc le sol martien pour y dénicher les sites les plus remarquables. SuperCam aidera à sélectionner les roches les plus intéressantes avant d’en prélever quelques grammes. Au total, 43 échantillons seront déposés par petits tas sur différents sites, une trentaine seulement seront récupérés par MSR (cf. Instants T p. 28-29). Enfin, en filigrane de Mars 2020, les futures missions d’exploration humaine se profilent, derrière les missions robotiques. Si des vols habités décolleront vers Mars, les astronautes devront utiliser LE CNES EN ACTIONS Le cratère Jezero. 10 000 °C Pour analyser les roches, SuperCam utilise un puissant laser infrarouge qui élève instantanément la température au point d’impact à 10 000 degrés Celsius. Cette étincelle lumineuse est ensuite analysée par les spectromètres de l’instrument. 2 4 JEZERO UN SITE QUI FAIT CONSENSUS Mars 2020 a réservé sa place dans le cratère Jezero, situé dans l’hémisphère nord martien. Au départ, une trentaine de sites candidats ont été analysés. Jezero a été retenu parce qu’il cumule les avantages. Le premier tient aux contraintes d’ingénierie : il faut éviter le « trop haut, trop froid, trop périlleux ». Le second, c’est l’adéquation à la mission. Mars 2020 va chercher des traces d’une vie passée, autant le positionner sur une zone située dans la « Mars primitive », celle qui garde les stigmates de 4 milliards d’années d’histoire. C’est le cas de Jezero, qui porte la trace de l’interaction entre eau et roche comme en témoignent les sédiments observés dans le delta qui l’entoure et les roches carbonatées ou les argiles formées par l’eau liquide. Dernier avantage : Jezero accueille une vallée d’entrée et de sortie, soit un système hydrologique complet jamais observé jusque-là. Le cratère aurait donc pu abriter un lac qui s’est rempli et vidé plusieurs fois et qui aurait pu être actif à l’origine du cratère, il y a 3,8 milliards d’années. certaines ressources « locales », en particulier de l’oxygène. Pour en disposer, il faudra le fabriquer ! Embarquée sur Mars 2020, l’expérience Moxie démontrera la possibilité de produire de l’oxygène à partir du dioxyde de carbone de l’atmosphère martienne.
ExoMars RETOUR VERS LE FUTUR Un salon de l’astromobile verra-t-il le jour sur Mars ? Si les véhicules sont aujourd’hui dispersés sur des sites éloignés, ils partagent néanmoins un objectif commun : trouver les traces d’une vie passée sur la planète rouge. Aux commandes de Rosalind-Franklin, l’astromobile d’ExoMars 2022, l’ESA et l’agence spatiale russe Roscosmos foreront le sol d’Oxia Planum, à l’équateur martien. UN ORBITEUR DÉJÀ EXEMPLAIRE ExoMars 2016, c’est d’abord un orbiteur (TGO) et un atterrisseur (Schiaparelli). Alors que ce dernier a échoué dans la dernière manœuvre de l’atterrissage, la sonde TGO, bien calée sur son orbite, scrute l’atmosphère martienne en détail. Dès sa mise en service, TGO s’est montré très performant pour détecter et identifier les gaz atmosphériques. Il n’a pas décelé de méthane, ce gaz pourtant trouvé localement par l’instrument SAM de Curiosity. En revanche, TGO a fourni des informations sur le climat martien, la composition atmosphérique ou encore le comportement de la vapeur d’eau. Il a aussi mesuré la densité de poussière lors des tempêtes qui parcourent la planète rouge. Avec ses deux spectromètres, l’orbiteur a fait l’inven- n 2016, l’Agence spatiale européenne et son homologue e russe placent en orbite autour de Mars le premier élément d’un programme ambitieux initié en 1999. C’est Exo- Mars 2016, première mission du programme ExoMars. La seconde, ExoMars 2022, sera lancée lors du prochain créneau martien qui s’ouvrira le 21 septembre 2022. Arrivée prévue sur Mars en juin 2023. LE CNES EN ACTIONS Mission ExoMars. 316 kg C’est le poids de Rosalind- Franklin, poids léger pour un rover martien. Il embarque 26 kg de charge utile. Curiosity accuse 899 kg sur la balance et Perseverance, plus d’une tonne. 2 5 taire le plus détaillé, à ce jour, des gaz présents à l’état de traces dans l’atmosphère martienne. La caméra stéréo a fourni des images spectaculaires de la surface et notamment des traces des tourbillons de poussière. Quant au détecteur de neutrons, il mesure patiemment le contenu en eau du premier mètre du sol martien. TGO a également une mission fonctionnelle : il sert de relais de télécommunication entre la Terre et les objets présents à la surface de Mars. C’est lui, par exemple, qui transmet les données de Curiosity en complément des satellites américains. Occasionnellement, il renvoie aussi celles de la plateforme américaine InSight avec les données du sismomètre français SEIS. Compte tenu de ses états de service, TGO continuera ses missions en attendant de relayer les données d’ExoMars 2022.



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