CNES Mag n°84 mai/jun/jui 2020
CNES Mag n°84 mai/jun/jui 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°84 de mai/jun/jui 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : biodiversité, le temps de la résilience.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LE CNES EN ACTIONS CST LA BIODIVERSITÉ REGAGNE DU TERRAIN Le Centre spatial de Toulouse (CST), c’est 56 hectares en pleine zone urbaine. Ici, les activités du site génèrent peu de pollution, mais au fil des ans, les bâtiments se sont multipliés et étalés, grignotant peu à peu l’espace. Le CNES et ses salariés inversent la tendance.ujourd’hui, surfaces artificialisées et surfaces engazon- A nées se partagent équitablement la superficie du site. « Pour sauvegarder la biodiversité, il faut s’inscrire dans la durée », explique Anne Serfass-Denis, spécialiste de l’environnement du CST. Le centre toulousain a donc misé sur le long terme. En 2017, un inventaire initial a été réalisé dans le cadre d’un stage d’ingénieur. Il a mis en évidence la richesse faunistique et floristique du site. Avec celui qui a suivi en 2019, cet état des lieux a révélé la présence d’espèces protégées, comme les orchidées, Huppe fasciée, espèce protégée présente sur le site du CST. 61 2 6 mais aussi d’espèces indésirables comme le xénope lisse, un crapaud délétère pour les espèces aquatiques. UN PLAN PLURIANNUEL D’ACTION BIEN ACCUEILLI Dès 2018, un partenariat a été établi avec l’université Paul-Sabatier. Les étudiants du master Biodiversité écologie et évolution ont proposé un plan pluriannuel d’action. Résultat  : 38 mesures chiffrées et référencées. Plusieurs actions ont été entreprises ; la plus visible reste la pose de nichoirs pour favoriser l’installation de mésanges, gobe-mouches, bergeronnettes, huppes ou encore pipistrelles. Dans la foulée, le CST s’est orienté vers une gestion différenciée de ses espaces verts. Car les prairies sont un paradis pour la biodiversité (cf. Essentiel p.10). Sur les 28 hectares engazonnés, la fréquence des tontes a été systématiquement revue. Partout, les hauteurs de coupe respectent désormais les cycles de vie, notamment des insectes. Certains espaces sont même laissés à l’état « naturel » ; les interventions y sont aussi rares que possible. Cette politique volontariste est soutenue par les salariés. En témoigne l’engouement pour la Journée de la biodiversité de février 2019 et pour les Journées de l’environnement CNES. Parties prenantes, ils proposent de nouvelles initiatives et se montrent très actifs. Treize panneaux documentés ont été installés sur tout le site. En un clin d’œil, des pastilles proposant des conseils à adopter chez soi ont été apposées. Si le retour sur investissement ne pourra se mesurer qu’avec le temps, la recolonisation de milieux jusqu’ici trop contraints se fera, elle, bien plus rapidement. Pour le plus grand plaisir de tous ! En 2018, 61 nichoirs ont été installés sur l’ensemble du CST. Modèles et implantations ciblent des espèces particulières  : mésanges bleues, à longue queue, nonnettes, bergeronnettes, roitelets… Des installations ont même été prévues pour tenter de séduire les hirondelles qui ont déserté la région toulousaine.
MATIÈRE HYPER- SPECTRAL LA SURFACE TERRESTRE RÉFLÉCHIT DE MANIÈRE SÉLECTIVE LA LUMIÈRE DU SOLEIL EN FONCTION DE LA LONGUEUR D’ONDE. Pour analyser cette propriété de réflectance, l’imagerie hyper-spectrale décompose la lumière en près de 200 bandes spectrales, quand nos yeux (et l’imagerie classique) n’en utilisent que trois  : le rouge, le vert et le bleu. Cette démultiplication d’informations permet notamment de mesurer les paramètres biochimiques de la végétation (chlorophylle, quantité d’eau et de matière sèche, etc.) et offre ainsi la possibilité de suivre l’état de santé des cultures et des forêts. Elle peut aussi révéler la structure 3D du milieu côtier en mesurant simultanément la nature du fond, la composition et la hauteur d’eau. Fort de dix ans de R&D sur cette technologie, le CNES suit le projet CHIME 1 de l’ESA et conduit un avant-projet en collaboration avec Singapour. 1. Copernicus hyperspectral imaging mission for the environment. 2 7



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