CNES Mag n°79 fév/mar/avr 2019
CNES Mag n°79 fév/mar/avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°79 de fév/mar/avr 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : indispensable espace !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CSO Nouveau chef de file ! Placé à 800 km d’altitude, le satellite militaire d’observation de la Terre CSO 1 a entamé sa mission de reconnaissance. Il est le premier d’une constellation de trois satellites qui assurera la relève du système Hélios 2 (cf. p.28-29). Lancé le 19 décembre par un Soyouz depuis la Guyane, il sera suivi pendant ses 10 ans de vie depuis un centre de programmation installé à Toulouse (cf. ci-contre). Ce programme est mené dans le cadre d’un partenariat historique entre la Direction générale de l’armement (DGA) et le CNES. En 2020, CSO 2 sera placé en orbite à 480 km de la Terre pour une mission d’identification. Fin 2021, CSO 3 améliorera encore la capacité de revisite de la constellation sur la même orbite que le premier. La nouveauté viendra alors du pas de tir  : c’est sur Ariane 6 que s’effectuera le dernier lancement ! 1. Composante spatiale optique
L’ESSENTIEL RÉSILIENCE RÉSISTER À TOUTES LES ATTAQUES Qu’ils soient civils ou militaires, les satellites sont très vulnérables aux agressions. Les formes possibles d’attaques sont multiples  : agressions par armes à énergie cinétique ou dirigée, intrusions, brouillage, interception de communications… Les objectifs de l’agresseur sont tout aussi divers  : espionnage, prise de contrôle, dissuasion, destruction, mise hors service… Contrecarrer ces menaces nécessite donc des contre-mesures appropriées. Elles sont de trois niveaux  : la capacité à détecter, localiser et identifier un agresseur, le durcissement des chaînes fonctionnelles du satellite pour le rendre moins vulnérable et la mise en sécurité complète du satellite, souvent au prix d’une interruption temporaire de mission. Le CNES intervient, au profit de la défense, pour évaluer les seuils de vulnérabilité, tester et développer les contre-mesures adaptées aux menaces les plus probables. L’établissement étudie par exemple des techniques et dispositifs de détection ainsi que de localisation de brouilleur. 6 ETP CSO est encore en phase de recette en vol, une sorte de « période de rodage ». Une équipe de 6 experts se consacre à plein temps aux derniers réglages et à l’étalonnage de centaines de milliers de paramètres avant d’entamer l’exploitation opérationnelle du satellite. 0 7 CPCC UN CENTRE DE CONTRÔLE PAS COMME LES AUTRES L e centre névralgique du programme CSO se situe à Toulouse  : c’est le centre de programmation et de commandecontrôle (CPCC). Sa mission  : se charger des opérations classiques entre le bord et le sol comme l’envoi des commandes, la mise et le maintien à poste du satellite, la surveillance de son bon fonctionnement, la mise en œuvre des instruments, etc. Mais ce n’est pas tout. La DGA a en effet confié au CNES l’élaboration du plan international de prises de vue, pour lequel ce dernier s’est engagé à respecter de strictes règles de confidentialité et de partage des images CSO entre les différents pays européens. Les menaces cyber ont par ailleurs été prises en compte  : le CNES a adossé au CPCC de nombreux systèmes spécifiques. Des boîtiers cryptographiques protègent, par exemple, l’ensemble des communications.



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