CNES Mag n°79 fév/mar/avr 2019
CNES Mag n°79 fév/mar/avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°79 de fév/mar/avr 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : indispensable espace !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RENCONTRES JEAN-BAPTISTE PAING Directeur de programme Musis à la DGA « CSO apporte une nouvelle façon de répondre aux besoins militaires, avec des capacités inégalées et ouvertes pour fédérer une Europe spatiale de la défense » Ingénieur en chef de l’armement à la DGA, Jean-Baptiste Paing a toujours visé l’espace. Œuvrant de 2007 à 2013 sur les démonstrateurs d’écoute Essaim et Elisa, puis sur les phases amont Ceres, concrétisation opérationnelle des démonstrations précédentes, il est nommé directeur de programme Musis en 2016. Avec un sourire franc, le polytechnicien s’avoue « ravi de revenir dans le monde passionnant du spatial ». Et ce retour se fait sur CSO, système d’observation de la Terre mené à l’excellence par la collaboration entre la DGA et le CNES. « Le premier enjeu de CSO est la continuité d’accès à l’imagerie optique pour les forces armées. En complément, grâce au volet Musis, des accords avec l’Allemagne et l’Italie nous donnent accès à leurs satellites radar en échange d’un accès à la composante optique », décrit le responsable. Au-delà d’être un œil stratégique, CSO est une capacité clé dans l’appui aux opérations. Si les exemples sont confidentiels, on comprend aisément l’intérêt du satellite pour appréhender un terrain, surtout s’il n’est pas cartographié, avant d’y déployer toute action militaire. « Avec l’amélioration des capteurs spatiaux, le satellite est devenu un outil du quotidien, confirme Jean-Baptiste Paing. CSO apporte une nouvelle façon de répondre aux besoins militaires, avec des capacités inégalées et ouvertes pour fédérer une 3 0 Europe spatiale de la défense. Or, d’expérience, les partenaires sont généralement intéressés par les mêmes zones géographiques. Plus précis, plus agile et plus réactif, CSO est capable de satisfaire l’ensemble des utilisateurs dans les meilleurs délais. » Ce niveau de performance résulte d’une étroite collaboration où, traditionnellement, le CNES met en œuvre des solutions techniques innovantes pour les besoins militaires collectés par la DGA. Selon l’expert de la défense, leur prochain challenge consistera à « s’adapter aux nouvelles synergies pour capter les sources d’imagerie privées qui fleurissent en marge des programmes militaires ».
Matheuse affirmée, Virginie Amberg, 40 ans, s’épanouit dans le monde de l’imagerie spatiale. Radar ou optique, « L’image est passionnante, s’enthousiasme-t-elle. C’est un visuel dont le traitement relève d’une théorie mathématique d’échantillonnage. Notre métier n’est pas de développer des logiciels mais de travailler sur cette théorie du traitement d’image. » Très motivée, elle s’investit depuis dix ans au service Qualité image du CNES pour garantir « le pouvoir informatif des images en livrant à l’utilisateur un produit directement interprétable ». Une responsabilité qui implique une attention de tous les instants. En interface avec tous les métiers du CNES du début à la fin d’un projet, RENCONTRES VIRGINIE AMBERG Responsable CNES pour la Qualité image de CSO « Nous livrons à l’utilisateur un produit directement interprétable pour une mission donnée » son équipe possède une connaissance parfaite du système de prise de vue. Sachant précisément comment est formée l’image, chacun est à même d’en corriger les défauts. « Encore plus intéressant », ces solutions algorithmiques permettent de relâcher les contraintes sur le développement du satellite  : « Un défaut d’acquisition devient rattrapable car l’utilisateur récupère l’image en sortie de la chaîne image et non directement du satellite », éclaire l’ingénieure. Assidu et performant, ce pôle spécialisé apprécie particulièrement les projets de la défense qui réclament l’exploitation la plus complète des capacités d’un système. Aujourd’hui, les performances inédites de CSO 3 1 résultent non seulement de ce savoirfaire mais aussi du lien de confiance tissé avec la défense. « Nous réinjectons tout ce que nous apprenons d’un projet en exploitation, une richesse accrue avec Hélios et Pléiades qui travaillent en limite de résolution. Cela nous permet de faire évoluer nos méthodes en continu et de répondre à des besoins qui avaient été sacrifiés pour faire face à des contraintes technologiques. Nous œuvrons ainsi à garantir la performance ultime du service comme du produit », conclut Virginie Amberg qui, trois jours après le lancement de CSO, se tient « sur le pont » avec son équipe pour régler une première production à réception des images.



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