CNES Mag n°79 fév/mar/avr 2019
CNES Mag n°79 fév/mar/avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°79 de fév/mar/avr 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : indispensable espace !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Télescope Tarot. CAESAR SERVICE ANTICOLLISION L e 10 février 2009, jour noir pour l’espace  : Iridium 33, satellite de télécommunications américain opérationnel, et Cosmos 2251, satellite militaire russe inactif, se percutent. Le bilan est lourd  : au minimum 2 000 débris spatiaux supplémentaires menacent pour des siècles les satellites opérationnels. L’urgence de gérer ces risques se révèle alors à tous. En 2014, la France crée Caesar 1, un service offert aux opérateurs de satellites et porté par le CNES. Pour analyser les rapprochements à risque, il s’appuie sur le catalogue américain d’objets spatiaux et sur les données issues du radar Graves et du réseau de télescopes Tarot. Si un risque de collision est détecté, Caesar propose un premier scénario d’évitement au centre de contrôle du satellite ; un dialogue s’engage pour déterminer la manœuvre la plus appropriée dans le respect des contraintes opérationnelles et sous réserve qu’elle ne génère pas d’autres risques. Depuis 2016, Caesar est accessible au travers du projet EU SST (cf. p.11), financé par la Commission européenne. 1. Conjunction Analysis and Evaluation Service, Alerts and Recommendations (Service d’analyse et d’évaluation des conjonctions, alertes et recommandations) L’ESSENTIEL 1 0 OPÉRATION HAMILTON MISSILE ET CARTOGRAPHIE l e 14 avril 2018, dans la province de Homs, en Syrie, les forces françaises, américaines et britanniques frappent des sites du programme chimique syrien. Elles ripostent à une attaque chimique qui, le 7 avril 2018, a fait plusieurs dizaines de morts parmi les civils, à Douma. Ce raid n’a pu être réalisé que grâce aux moyens spatiaux. La prévision météo fine et l’établissement d’une liaison satellitaire sécurisée avec les forces déployées ont joué un rôle majeur. Mais si, au terme d’une navigation de plusieurs centaines de kilomètres, les missiles de croisière tirés ont atteint leur cible, c’est aussi grâce au modèle numérique de terrain (MNT) introduit dans leurs calculateurs. Obtenu à partir de données d’imagerie d’origine spatiale, le MNT cartographie de manière extrêmement précise le terrain survolé par le missile jusqu’à sa cible.
OPÉRATION BARKHANE DES DRONES PILOTÉS PAR SATELLITE L L’a bande sahélo-saharienne est aussi vaste que l’Europe. Depuis 2013, les forces armées françaises sont engagées sur ce théâtre d’opérations dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Dans leurs opérations, elles bénéficient du soutien des drones Reaper, particulièrement adaptés à la surveillance de ces vastes territoires. L’endurance est un atout précieux de ces nouveaux aéronefs, dont la capacité ISR (renseignement, surveillance, reconnaissance) est déterminante. Leur pilotage et le recueil des informations qu’ils collectent sur de grandes distances sont rendus possibles grâce aux satellites. NOMINATION PHILIPPE STEININGER, CONSEILLER MILITAIRE DU CNES N ommé conseiller militaire auprès du président du CNES, le général Philippe Steininger a pris ses fonctions le 1er novembre 2018. Dire qu’il est légitime à ce poste est un euphémisme ; sa trajectoire en est la preuve. Ingénieur de l’École de l’air, breveté de l’École de guerre, il a, pendant quinze ans, servi comme pilote de combat de l’armée de l’air et participé à plusieurs opérations extérieures (Opex). Son expérience et ses compétences l’ont conduit à commander les forces aériennes stratégiques et à occuper les fonctions de secrétaire général adjoint de la défense et de la sécurité nationale. Chercheur associé à l’Iris 1, Philippe Steininger est spécialiste des politiques de défense et des questions aérospatiales. Passionné d’espace, il aurait volontiers mis ses pas dans ceux de Jean-Loup Chrétien, pionnier des astronautes français. Sa nomination au CNES est donc un parfait moyen de concilier passion et expertise. Auprès de Jean-Yves Le Gall, le général Steininger définit son rôle comme celui d’un « facilitateur » pour orienter et développer de futurs programmes. Il met sa double compétence au service du CNES et des armées pour soutenir les décisions de bon aloi dans l’intérêt des uns comme des autres. 1. Institut de relations internationales et stratégiques DÉBRIS SPATIAUX L’EUROPE TOUJOURS EN VEILLE Union européenne a établi un cadre de suivi des débris spatiaux, le Space Surveillance and Tracking (EU SST). Les agences spatiales française, allemande, espagnole, italienne et britannique ont été rejointes début 2019 par celles de la Pologne, du Portugal et de la Roumanie. Au sein de ce consortium, les agences mettent à disposition, avec l’appui du SatCen 1, des moyens de surveillance des collisions, rentrées et fragmentations. En juillet 2017, la France a pris la présidence d’EU SST par le biais du CNES, qui contribue aux travaux grâce aux activités du centre d’orbitographie opérationnelle sur les alertes collision. Il s’implique également dans l’observation optique des orbites hautes avec le réseau de télescopes Tarot. Le radar français Graves, qui détecte et classe les objets en orbite basse, est un atout majeur de la France au sein d’EU SST. 1. Centre satellitaire de l’Union européenne 600 000 C’est l’estimation américaine du nombre de débris supérieurs à 1 cm en orbite basse. Disséminés dans l’espace, ils sont autant de dangers potentiels pour les engins spatiaux… et donc pour les populations civiles.



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