CNES Mag n°66 oct 15 à jan 2016
CNES Mag n°66 oct 15 à jan 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de oct 15 à jan 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : innovation, un booster pour l'emploi !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Activité d’intégration sur le satellite Taranis destiné à tout savoir sur la face cachée des orages. LE CNES EN ACTIONS Directeur adjoint du Centre spatial de Toulouse, Lionel Suchet porte la nouvelle direction de l’innovation, des applications et de la science. e CNES innove partout et tous l les jours. Lanceurs, satellites, collectes de données, océanographie spatiale… Depuis sa création en 1961, il n’a cessé d’explorer de nouveaux champs technologiques ou scientifiques. En 2014, le succès planétaire de Rosetta et de son atterrisseur Philae n’a fait que mettre en lumière ce talent à innover. Afin de maintenir ces capacités intrinsèques et viser le plus haut degré d’efficacité, l’agence spatiale a engagé sa restructuration. « Pour ne pas s’endormir sur ses lauriers », dit Lionel Suchet, directeur adjoint du Centre spatial de Toulouse. Mais c’est aussi pour faire face à la révolution du spatial. Le temps où ses usages étaient réservés aux experts est révolu. Ses applications concernent un public de plus en plus large et la concurrence est de plus en plus forte et mondiale. « Le modèle économique qui consistait à fournir une donnée à un client identifié – souvent public – est dépassé. À côté des missions traditionnelles, les applications spatiales gagnent les services courants  : télécommunications et multimédias bien sûr, mais aussi agriculture, pêche, sécurité, transport, aménagement du territoire et même suivi des grands chantiers de BTP… » Pour répondre à ces nouveaux besoins, ce sont des changements stratégiques qu’il faut impulser. VISER LE « MARKET PULL » La révolution des usages pourrait conduire à une révolution industrielle. Le spatial est encadré par des règles très strictes ; il n’a pas la même liberté d’adaptation au marché que d’autres secteurs, comme l’automobile. Une réforme, en amont, des cycles de production pourrait améliorer la compétitivité des industriels. Il faut faire évoluer le modèle économique. Historiquement « techno-push » (la technologie induit l’innovation), le spatial gagnerait à s’orienter aussi vers une démarche « market pull » (on crée l’innovation qui répond à la demande du marché) pour être en réelle adéquation avec les besoins des utilisateurs. Le CNES s’inscrit dans ce positionnement favorable à la création de nouveaux métiers et de nouveaux emplois… en un mot à la croissance ! 2 0 35 000 emplois générés par le spatial en Europe. Avec 13 800 emplois directs hautement qualifiés localisés sur son territoire, soit plus de 39% des effectifs, la France occupe le premier rang.
Pas seul, mais comme il le fait déjà en lien étroit avec les grands industriels Airbus Defence & Space, Thales Alenia Space, le réseau de PME, start-up, fournisseurs de services, etc. LE CNES EN ACTIONS ô 20 € C’est le poids des retombées économiques du spatial pour 1 € investi. LANCEURS SPATIAUX 2 1 DES UTILISATEURS TOUJOURS PLUS NOMBREUX Le point majeur de la réorganisation du CNES  : la création d’une direction de l’innovation, des applications et de la science (DIA). Son objectif  : créer des synergies avec toutes les communautés utilisatrices, traditionnelles (science, défense, etc.) comme nouvelles (usages du quotidien). « Les innovations à venir seront liées à cette capacité à nous interfacer différemment avec les utilisateurs toujours plus nombreux et variés », explique Lionel Suchet. Le challenge de cette nouvelle direction sera donc d’intégrer les nouveaux enjeux sociétaux. Pratiquement tous les secteurs d’activité peuvent tirer bénéfice des applications spatiales, de l’agriculture à la santé, en passant par l’administration. La direction de l’innovation va recenser ces services aval dans un esprit prospectif. Elle va intégrer des moyens déjà disponibles et piloter les R&T des systèmes orbitaux, animer des processus d’innovation transverses à toutes les équipes. Elle va aussi s’appuyer sur le Paso 1 (cf. article p.23), un laboratoire d’idées qui va imaginer et tester la pertinence des missions et services futurs. En prenant appui sur cette nouvelle direction, le CNES va donc évoluer dans sa manière d’anticiper les besoins futurs… Mais pas dans sa finalité  : l’innovation reste son cœur de métier. 1. Plateau d’architecture des systèmes orbitaux. LE CNES ET ASL PARTENAIRES Décidée en janvier 2015 suite aux décisions de la conférence ministérielle de l’ESA, la nouvelle gouvernance dans le secteur des lanceurs met l’industrie en situation de responsabilité vis-à-vis du marché commercial des lancements. Elle a conduit à la naissance d’Airbus Safran Launchers désormais maître d’œuvre. Depuis le mois de mars, une équipe resserrée d’ingénieurs de l’ESA et du CNES travaille auprès de l’industriel. Intégrer une équipe – l’« embedded team » – sur site, c’est partager la connaissance technique, évaluer ensemble les risques, assurer un échange d’informations optimal. Testée depuis quelques mois, la formule fonctionne. « C’est un changement total de culture, constate Marie-Anne Clair, directrice adjointe des lanceurs, mais c’est aussi remettre l’homme au cœur de la relation, un facteur essentiel dans la réussite des projets. »



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