CNES Mag n°52 jan/fév/mar 2012
CNES Mag n°52 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°52 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 14 Mo

  • Dans ce numéro : l'innovation Pléiades.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J monde World JAPON JAPAN u MATHIEU GRIALOU notre correspondant à Tokyo Tokyo correspondent Le satellite Michibiki, sur le lanceur H-IIA, prêt au décollage depuis la base de Tanegashima. The Michibiki satellite atop its H-IIA launcher ready for lift-off from the Tanegashima launch base. Programme de navigation QZSS LA PRIORITÉ DES PRIORITÉS En réponse aux objectifs du Plan spatial fondamental, élaboré en 2009, le futur système japonais de navigation QZSS s’est enfin imposé, après de longues années de tâtonnements. Le verdict du Centre stratégique de politique spatiale est tombé cet été : le nouveau GPS nippon devient le projet emblématique du pays. Michibiki, premier satellite du programme de navigation QZSS. Michibiki, the first satellite in the QZSS navigation constellation. Malgré le regain d’intérêt dont il fait l’objet aujourd’hui, il n’en a pas toujours été de même. Déjà dans les cartons des années 1980, QZSS (Quasi-Zenith Satellite System) revient de loin ! Initialement prévu pour être développé dans un partenariat public-privé, le projet portait sur l’utilisation combinée des outils de navigation et d’une charge utile de télécommunication vers les téléphones mobiles. Mais les difficultés liées à la participation financière de quatre ministères, au développement du réseau de communication terrestre et à la divergence des calendriers l’ont remis en question. Au final, le secteur privé s’est désengagé, et le projet a été amputé de sa composante télécommunication. Malgré ces aléas, le Japon a lancé, le 11 septembre 2010, un premier satellite du nom de Michibiki (« celui qui montre le chemin »), qui aurait pu rester au stade de satellite de test technologique, comme Kiku-8 et Kizuna ! Car le financement public d’un système complet restait encore loin d’être garanti et le financement privé toujours inenvisageable. Cependant, les recommandations récentes du cabinet du Premier ministre ont confirmé que le système opérationnel, avec trois satellites supplémentaires sur des orbites Toundra, sera bel et bien développé. Une seconde étape est même envisagée avec le lancement de trois autres satellites en orbite géostationnaire pour parfaire le tout. En parallèle, l’intérêt d’une charge utile de communication revient à l’ordre du jour, les politiques ayant réclamé la possibilité de transmettre de courts messages d’urgence vers les terminaux portables (mobiles compris) équipés de récepteurs compatibles avec QZSS. Des objectifs ambitieux Exception faite de la Station spatiale internationale, QZSS devrait devenir la plus grande infrastructure spatiale du 66/cnesmag JANVIER 2012
J World monde Japon dans les prochaines années. Pourtant, on peut se demander si le Japon a vraiment besoin d’un tel système, dont le financement va impacter sur les autres thématiques. Il reste encore à prouver que, même dans sa configuration à sept satellites, il pourra fonctionner sans les signaux GPS ou Galileo ! Il est cependant indéniable que QZSS augmentera la disponibilité du GPS, ainsi que sa précision et sa fiabilité. Aujourd’hui, les simulations montrent que la précision horizontale moyenne de positionnement du signal GPS passerait de 1,4 m à 1 m (de 3 à 1,5 men précision verticale). Pour la disponibilité du signal, son intérêt porte sur l’amélioration de la visibilité du GPS dans les canyons urbains (comme dans le quartier de Ginza, où la Jaxa a effectué des tests) et dans les zones montagneuses. Par ailleurs, QZSS répond aussi à la nécessité de promouvoir l’industrie spatiale. Au-delà de l’élan donné à Melco pour la fabrication des satellites, il devrait se révéler vecteur d’innovation au Japon. En étant directement impliquée, l’industrie japonaise sera capable de créer de nouvelles applications qui viendront enrichir la qualité de vie des citoyens nippons. Ces outils pourront ensuite être exportés vers d’autres pays. QZSS sera alors disponible en Asie du Sud-Est, une caractéristique importante lorsque l’on connaît les efforts du Japon pour faire du secteur spatial un levier diplomatique dans cette région. Le Japon est d’ailleurs à l’origine de la création d’un atelier asiatique sur les systèmes GNSS, dont la troisième édition s’est tenue en Corée, à Jeju, en novembre 2011. Dans ce cadre, il offre déjà aux institutions des autres pays asiatiques la possibilité de réaliser des projets applicatifs pilotes utilisant les signaux de Michibiki. Reste enfin qu’avec QZSS le Japon pourra doter ses forces d’autodéfense d’outils à la mesure de leur ambition pour avoir une armée dotée d’une technologie de pointe. Ces dernières années, le rôle stratégique d’un tel système, longtemps masqué par les arguments économiques, est devenu de plus en plus visible. On comprend mieux l’attractivité de QZSS auprès des décideurs japonais, qui réside dans son adéquation aux objectifs définis dans le récent plan de développement spatial. Le système de navigation QZSS. The QZSS navigation system. Centre de contrôle du satellite Michibiki. Michibiki satellite control centre. NAVIGATION PROGRAMME In line with the Fundamental Space Plan set out in 2009, the QZSS future navigation system project is finally secure after many years of uncertainty. The Strategic Headquarters for Space Policy (SHSP) reached its verdict last summer : the new Japanese GPS is now a flagship national project. It has been a long and bumpy ride for the QZSS (Quasi-Zenith Satellite System) project now receiving renewed interest. Initially envisioned in the 1980s as a public-private partnership, it was to combine navigation tools and a mobile telecommunications payload. But difficulties securing funding from four ministries, burgeoning terrestrial mobile communications services and diverging schedules put the project in doubt. In the end, the private partners pulled out and the telecommunications component was abandoned. Despite these setbacks, Japan launched a first satellite on 11 September 2010 called Michibiki which could have remained a technology demonstrator like Kiku-8 and Kizuna. At this stage, government funding for the full system was still far Top priority to QZSS from sure and private funding a non-starter. But the Prime Minister’s office has confirmedthat the operational system with three additional satellites in Tundra orbits will be developed. Plans are even being considered to launch three more satellites into geostationary orbit. At the same time, a communications payload is back on the table as politicians have been lobbying for the ability to send short emergency messages to mobile terminals and phones with compatible receivers. Ambitious goals QZSS is set to become Japan’s largest space infrastructure—with the exception of the ISS—in the years ahead. Whether Japan really needs a system that will impact funding of other areas remains a moot point. The system still needs to prove it can operate without GPS or Galileo signals, even with a seven-satellite configuration. However, QZSS willundeniably augment GPS availability, precision and reliability. Today, simulations show the mean horizontal positioning accuracy of the GPS signal would increase from 1.4 metres to 1 metre and vertical accuracy from 3 metres to 1.5 metres. Signal availability would be improved through better GPS visibility in urban canyons and mountain terrain. QZSS is also seeking to promote the space industry. As wellas a boost for satellite manufacturer Melco, it is expected to spur innovation in Japan. Through its involvement, Japan’s industry will be able to foster new applications to enhance the quality of citizens’daily lives. And these tools will be ready to export to other countries. QZSS will then be available in South- East Asia, an important factor supporting Japanese efforts to use space as a means of diplomatic influence in this region. Indeed, Japan is behind the creation of a GNSS workshop in Asia, the third edition of which was held in Jeju, South Korea, last November. Within this framework, it already offers other Asian institutions the chance to pursue pilot application projects using Michibiki signals. Lastly, QZSS will serve Japan’s ambition to equip its selfdefence forces with high-tech systems. In recent years, its strategic role—long cloaked in economic arguments—has become increasingly clear. It is easy to understand the attraction of QZSS to Japanese policymakers in light of the recent space development plan. JANVIER 2012 cnesmag/67



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