CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace au service de la défense.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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J monde World À gauche : Le président Barack Obama lors d’une rencontre avec Charles Bolden à la Maison-Blanche le 19 mai 2009. Left : President Barack Obama with Charles Bolden at the White House on 19 May 2009. À droite : Charles Bolden prête serment lors de sa nomination à la présidence de la Nasa le 17 juillet 2009. Right : Charles Bolden takes oath on being sworn in as NASA Administrator on 17 July 2009. fin de son activité principale que constituent les vols de navettes spatiales. Le président Barack Obama se devait donc de concrétiser son discours par la nomination de personnalités à la symbolique forte, de façon à trancher avec le passé et à insuffler cet élan nouveau à un secteur en perte de vitesse depuis quelques années. Pour ce faire, il a fait appel à Charles Bolden. Vétéran du Viêt-nam, multimédaillé et multidiplômé, ce major général a acquis sa connaissance du domaine spatial sur le terrain. Avec deux missions spatiales en tant que pilote de navette et deux autres en tant que commandant, il totalise 680 heures de vol en orbite. Charles Bolden est une personne dévouée à sa mission et dont l’expérience unique lui permet d’avoir un regard différent, peut-être plus pragmatique qu’un autre, sur les défis qui l’attendent. Une réflexion profonde et pragmatique Cette volonté de repartir sur des bases nouvelles s’est aussi concrétisée par la nomination d’un panel composé de personnalités du spatial ayant pour mandat d’examiner la stratégie actuelle de vols habités et de définir des nouvelles options susceptibles de limiter la période creuse entre les vols de navettes et ceux des futurs systèmes de transport, et les coûts ou encore les répercussions sociales de cette transition. Parmi les recommandations de la commission – menée par l’ancien patron de Lockheed Martin, Norman Augustine – on trouve notamment des objectifs inédits pouvant être source d’une motivation nouvelle, tels que l’exploration d’astéroïdes ou encore de la lune de Mars, Phobos. Malheureusement, le principal enseignement des trois mois de travaux estivaux du panel demeure le manque de budget au cours de la prochaine décennie. En effet, les prévisions budgétaires actuelles ne permettent en aucune mesure de construire un programme d’exploration robuste. Il faudrait même patienter après 2025 pour un retour sur la Lune. Ce constat pourrait faire les affaires de la nouvelle génération d’entreprises privées du spatial américain (spécialisées dans le transport spatial) ou bien celles des partenaires internationaux de la Nasa, qui pourraient soulager celle-ci de certaines tâches, à commencer par les transports vers l’orbite basse. Le temps des choix Le rêve spatial américain est donc rattrapé par une réalité tout à fait matérielle. Cependant, la réflexion profonde et pragmatique dont la commission Augustine a fait preuve aura permise d’aborder les points clés de la constitution d’un programme spatial d’exploration que sont le rôle du secteur privé, des partenaires étrangers ou bien les répercussions sur l’imaginaire des citoyens et sur l’inspiration des plus jeunes. De nouveaux concepts, tels que des dépôts de propergols en orbite ou des objectifs d’exploration inédits, pourraient aussi alimenter la part de rêve dont a besoin le secteur spatial pour progresser. Après le constat sans appel de la commission Augustine, la balle est maintenant dans le camp du président Obama. Dans cette époque marquée par des difficultés économiques, un contexte international toujours incertain et de grandes réformes internes aux États-Unis – sans oublier l’émergence de nouvelles puissances spatiales ambitieuses –, nous verrons, d’ici quelques semaines, si Barack Obama – qui n’a cessé de citer Kennedy durant sa campagne – tiendra ses promesses de bâtir un ambitieux programme spatial. Ou s’il restera dans l’histoire comme le président qui a tué les vols habités américains, ainsi que le redoute un quotidien de Floride ! recent years. Enter Charles Bolden. Vietnam veteran, highly decorated and educated, this retired major general also served as a NASA astronaut. With two space missions as shuttle pilot to his credit, and two others as commander, he has clockedup an impressive 680 hours in space. Bolden is a man devoted to his mission. And his unique experience gives him a different and perhaps more pragmatic perspective on the challenges ahead. Thinking caps on This new approach includes the appointment of a panel of key space industry figures, led by former Lockheed Martin chief Norman Augustine, to examine current human spaceflight strategy and ways to bridge the gap between today’s shuttle flights and future space transportation systems, as wellas the costs and employment repercussions of this transition. The commission has made some unexpected recommendations to inspire renewed motivation, such as missions to explore asteroids and Phobos, the larger of Mars’s two moons. Unfortunately, the main finding of the panel’s three-month investigation over the summer is that NASA does not have enough money—not now, nor in the next decade. The fact remains that current budget projections make no allowance for a robust exploration programme. Even a return to the Moon is not envisaged before 2025. This realization could be good news for the new generation of US private-sector space companies, however, with their specialist expertise in space transportation, as wellas NASA’s international partners, which could step in to support certain tasks, like launches to low-Earth orbit. Time to choose America’s high hopes in space seem bound by earthly realities. However, the Augustine Commission’s farreaching review addresses a number of key practical issues, including the role of the private sector and foreign partners in exploration programmes, as wellas the continued ability of space to push the boundaries of human imagination and inspire youth. New concepts, like propellant depots in space and bold exploration objectives, could also provide some much-needed inspiration as the sector looks to the future. After the clear-cut findings of the report, the ball is now in President Obama’s court. At this time of economic difficulties and major reforms at home, combined with global uncertainties and the emergence of new and ambitious space powers, the next few weeks will show whether Barack Obama—who constantly quoted Kennedy in his campaign—will deliver on his promises to build an ambitious space programme. Or whether he will go down in history as the President who killed America’s human spaceflight programme, to quote one Florida daily. 60/cnesmag OCTOBRE 2009
JAPON JAPAN Reconnaissance internationale Yannick d’Escatha et Abdul Kalam, onzième président de la République indienne, ont reçu le 15 septembre 2009 au Caltech (Californie) le prestigieux prix international Von Karman Wings Award, remis par l'Aerospace Historical Society. C’est la première fois depuis vingt-cinq ans que les nominés récompensés par ce prix pour leur brillante carrière au service de l’aéronautique, du spatial, de la recherche et de l’enseignement supérieur ne sont pas de nationalité américaine. De nombreuses personnalités ont tenu à féliciter personnellement le président du CNES. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, après avoir rappelé qu’il « est une personne clé travaillant pour moi à la construction de la politique spatiale française », s’est exprimée très chaleureusement à son égard. « Félicitations Yannick. Restez comme êtes, allez de l’avant et travaillez pour le futur de notre espace. » Une reconnaissance internationale qui vient d’être amplifiée par son élection prononcée, le 11 octobre 2009, au rang de vice-président de l’International Academy of Astronautics (IAA) à l’occasion de sa réunion plénière 2009 tenue à Daejon (Corée). Yannick d’Escatha et Ares J. Rosakis, président de l’Aerospace Historical Society, lors de la remise du prix Von Karman Wings Award. Yannick d'Escatha with Ares J. Rosakis, chair of the Aerospace Historical Society, after receiving his Von Karman Wings Award. International recognition Yannick d'Escatha and Abdul Kalam, the 11 th President of India, received on 15 September at Caltech in California the prestigious International von Karman Wings Award from the Aerospace Historical Society. This is the first time in 25 years that the award for services to aeronautics, space, research and higher education has gone to a non-American national. A host of people were keen to congratulate CNES’s President personally on his award. Valérie Pécresse, the Minister for Higher Education and Research, underlining his key role working alongside her to build French space policy, had some particularly warmwords : « Congratulations, Yannick. Stay the way you are and keep working and moving forward for our future space efforts. » This international recognition was doubled by Yannick d’Escatha’s election on 11 October 2009 as Honorary Vice-President of the International Academy of Astronautics (IAA) at its 60 th congressin Daejeon, South Korea. u MATHIEU GRIALOU notre correspondant à Tokyo Tokyo correspondent Japon LA VOIE DE L’ÉLECTRICITÉ SPATIALE ENVISAGÉE Après la baisse démographique, l’accès aux ressources énergétiques sur le long terme est le deuxième casse-tête national. Bien que le Japon soit fortement impliqué dans les travaux de recherche sur la fusion nucléaire, il planche sur une alternative : relancer des études sur des centrales solaires orbitales pour capter l’énergie solaire dans l’espace et la diriger vers des centrales terrestres sous forme de faisceau de micro-onde ou de faisceau laser. L’idée n’est pas neuve et a été abordée depuis longtemps par les écrivains de science-fiction. La Nasa connaît d’ailleurs assez bien la question pour avoir initié puis arrêté à plusieurs reprises ce type d’études. Mais la nouveauté de cette initiative nipponne réside dans le fait que le projet a le soutien du monde politique. Une volonté politique Il est certain qu’un tel système présente en théorie de nombreux attraits. Sa localisation sur l’orbite géostationnaire signifie la possibilité de produire de l’électricité quasiment sans interruption, sans influence météorologique et avec un rejet limité de CO 2. Le système a l’avantage de s’écarter du schéma énergétique actuel et des frictions géopolitiques. c Le Space Solar Power System (SSPS) développé par la Jaxa, basé sur le développement de panneaux solaires géants positionnés en orbite géostationnaire (36 000 km). The Space Solar Power System (SSPS) developed by JAXA is based on giant solar panels positioned in geostationary orbit at an altitude of 36,000 km. OCTOBRE 2009 cnesmag/61



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