CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace au service de la défense.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 34 - 35  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
34 35
J société Society u LILIANE FEUILLERAC pour le/for CNES Medes VINGT ANS DE RECHERCHES AU SERVICE DE LA MÉDECINE Bedrest 2005 : 24 jeunes femmes en bonne santé, des volontaires sains, sont restées 60 jours allongées, la tête plus basse que les pieds, pour simuler une mission spatiale par alitement. Bedrest 2005 : 24 healthy young women volunteers took part in a bedrest experiment to simulate a space mission, spending 60 days tilted back with their head lower than their feet. L’histoire du Medes est indissociable de celle des missions de vols habités françaises. Créé en 1989, l’Institut de médecine et de physiologie spatiales a bénéficié du savoir-faire du groupe de biologie et de médecine spatiale qui, au CNES, participait dès 1982 au premier vol de Jean-Loup Chrétien. Depuis, il est au sommet de l’expertise dans le domaine de la médecine spatiale. Ses recherches servent l’Esa et le corps européen des astronautes… mais pas seulement ! La médecine générale est aussi redevable de ses travaux. * Le CNES, les Hôpitaux de Toulouse, l’université de Clermont-Ferrand, l’université de Bordeaux III, l’université de Saint-Étienne, l’université Toulouse III, l’université de Tours et le CHU d’Angers sont membres de ce GIE * Its members are CNES, Toulouse hospitals, Angers university hospital and various universities : Clermont-Ferrand, Bordeaux III, Saint- Étienne, Toulouse III and Tours. L’aventure spatiale se rêve souvent… Mais quand elle se vit, elle se confronte à certaines réalités, comme l’effet de la micropesanteur sur l’organisme et les modifications physiologiques que celle-ci provoque. Créé en 1989 sous forme d’un groupement d’intérêt économique*, le Medes a pour mission d’étudier les contre-mesures, de faciliter la réadaptation des spationautes à leur retour sur Terre et de transférer ces recherches à la médecine. Partenaire de l’Esa, il a été associé à la dernière sélection des spationautes européens. Idéalement implanté au CHU de Rangueil, à Toulouse, l’institut bénéficie d’infrastructures exceptionnelles : plateau technique de l’hôpital, adaptabilité à diverses formes d’accueil et de protocoles, standards et procédures très encadrés pour la recherche clinique… Mais la qualité de son équipe pluridisciplinaire (une vingtaine de médecins, physiologistes, ingénieurs), le soutien d’un réseau partenaire et l’analyse attentive des cahiers des charges ont construit la notoriété de cette clinique particulière. « Depuis vingt ans, le Medes travaille avec les plus grandes agences spatiales et coordonne des études de simulation de l’impesanteur, précise Laurent Braak, son directeur, mais, outre ce volet spatial, nous investiguons aussi dans les domaines de la pharmacologie, l’étude de la vigilance, du sommeil, des effets de l’inactivité physique… pour des industriels de santé, des laboratoires pharmaceutiques… » (Cf. encadrés ci-après.) Dans ces perspectives, le Medes entend valoriser ses acquis pour des besoins de santé publique en apportant, notamment, des éléments de réponse aux besoins de l’hospitalisation à domicile (en contribuant en particulier au projet régional Diabsat coordonné par le CNES), ainsi qu’en développant des solutions pour la télémédecine et la surveillance épidémiologique, valorisant les services satellite, solutions adaptées au contexte des pays en voie de développement. 34/cnesmag OCTOBRE 2009
J Society société Centrifugation La gravité artificielle au service de la recherche appliquée Au cours des vols spatiaux de longue durée (six mois ou plus), l’organisme des spationautes est soumis à rude épreuve avec, notamment, pertes osseuses et musculaires, altérations cardiovasculaires et troubles divers touchant toutes les grandes fonctions physiologiques de l’organisme. Pour diminuer ces altérations, les médecins et les chercheurs ont mis au point des contre-mesures, moyens développés pour pallier les déficits des différents systèmes physiologiques occasionnés par la vie dans l’espace. Actuellement, les principales contre-mesures utilisées sont les exercices (vélo, tapis roulant, etc.), la nutrition (apports nutritionnels adaptés, etc.), parfois les médicaments. Une nouvelle contre-mesure est en cours d’étude dans le milieu scientifique spatial : l’application d’une gravité artificielle grâce à une centrifugeuse à bras court. « Cette centrifugeuse va permettre de créer artificiellement une gravité comparable à la gravité présente sur Terre et nous espérons que cette gravité qui manque dans l’espace sera bénéfique sur les grandes fonctions physiologiques de l’organisme », insiste Brigitte Godard, médecin au Medes. Des protocoles de recherche clinique sont proposés avec la centrifugeuse : cette dernière pourrait aussi s’avérer précieuse en médecine quotidienne, notamment pour les sujets atteints de troubles de l’équilibre. Oreille interne et questions d’équilibre Le Medes examine aussi les effets potentiels de la gravité artificielle sur le système vestibulaire. À la base du sens de l’équilibre, ce système est mis à mal en situation de micropesanteur et les perturbations subies dans l’espace doivent être prises en compte pour les spationautes. Or, à ce jour, peu de contre-mesures existent en dehors de certains médicaments, pour le mal de l’espace par exemple. Cependant, ce dernier ne représente qu’un des dysfonctionnements du système vestibulaire. De nombreux autres symptômes, tels que les illusions, déséquilibres, etc., invalident les spationautes et ne sont pas compensés par des contre-mesures à l’heure actuelle. Ce sujet intéresse l’institut en raison de son impact sur la médecine quotidienne. En effet, les personnes âgées ont des troubles de l’équilibre qui pourraient également bénéficier de ces nombreuses recherches faites dans le spatial à l’aide de la centrifugeuse. CENTRIFUGE Artificial gravity for applied research Long-duration spaceflights of six months or more are tough on the human body. Complications can include bone and muscle loss, cardiovascular alterations and a range of conditions affecting all the main physiological functions. To reduce these effects, doctors and researchers have developed countermeasures, which compensate for the deficits to which the various physiological systems are subjected in space. The chief countermeasures in use today are exercise (cycles, treadmills, etc.), nutrition (adapted supplements, etc.) and in some cases drugs. A new countermeasure is also under investigation in the space science sector, based on a short-armcentrifuge to generate artificial gravity. « This centrifuge allows us to artificially create gravity conditions similar to what we experience on Earth, » says Dr Brigitte Godard, a medical officer at MEDES. « We hope this gravity, otherwise absent in space, will be beneficial for the primary physiological functions of the human organism. » Clinical research protocols have been prepared for use with the centrifuge, which could also have applications in routine medicine, particularly the treatment of balance-related disorders. Inner ear and balance issues MEDES is also investigating the potential effects of artificial gravity on the vestibular system. This system contributes to our sense of balance and can be severely disoriented in microgravity conditions. The disruption that astronauts experience in space must therefore be taken into account. Few countermeasures exist, except for certain drugs to treat space sickness, for example. And yet space sicknessis only one of the conditions caused as the vestibular system adapts to microgravity. Other debilitating symptoms include visual illusions and disorientation, for which there are currently no countermeasures available. This whole area is of particular interest to the institute, since it has an impact in routine medicine as well. Elderly people can also suffer from balance-related disorders and could therefore benefit from the results of space research with the centrifuge. Un entraînement sur cette centrifugeuse permet de lutter contre le déconditionnement cardiovasculaire et musculaire chez des sujets alités pendant une longue durée. Ces recherches ont aussi pour but de mettre au point des contremesures aux effets de la micropesanteur lors des missions spatiales de longue durée. Training on this centrifuge helps to mitigate cardiovascular and muscular deconditioning in subjects who remain bedridden for long periods. Research also aims to develop countermeasures against the effects of microgravity on long-duration space missions. MEDES INSTITUTE 20 years of research into medicine The history of the MEDES space medicine and physiology institute in Toulouse is synonymous with France’s achievements in human spaceflight. Founded in 1989, the institute inherited the expertise of CNES’s space biology and medicine group, which supported Jean-Loup Chrétien’s first mission in 1982. Since then, it has developed unparalleled know-how in the field of space medicine. Its research serves ESA programmes, the European Astronaut Corps and a range of wider applications. General medicine also owes much to the institute’s work. Space is the stuff of dreams. But when real people travel into space, they are confronted with certain realities—like the effects of microgravity on the human organism and the physiological changes that result. The MEDES institute was established in 1989 Deux fossiles d’australopithèques, vieux de plus de 2 millions d’années, ont été auscultés par une machine très high-tech, le microscanner XtremeCT. Two Australopithecus fossils over two million years old were scanned by the high-tech XtremeCT scanner. as an economic interest group* to conduct research to counter these effects, help astronauts readapt on their return to Earth and apply the results of space research to broader medicine. MEDES operates in partnership with ESA and was involved, for instance, in the recent astronaut selection process. MEDES is ideally located at the Rangueil university hospital in Toulouse, where it benefits from exceptional facilities : the hospital’s technical support centre, flexible forms of intake and protocols, stringent control of standards and procedures for clinical research, and so on. But the institute’s reputation is built first and foremost on the calibre of its multidisciplinary team of 20 medical officers, physiologists and engineers, the support of its partner network and close analysis and understanding of requirements. « In the last 20 years, MEDES has worked with the world’s leading space agencies and coordinated key studies in simulated microgravity conditions, » says Dr Laurent Braak, the institute’s director. « As wellas space, we also conduct research in pharmacology, mental alertness, sleep and the effects of physical inactivity for healthcare companies and pharmaceutical laboratories » (see opposite). To this end, MEDES applies its expertise to meet needs in various areas of public health. These include home care, through its contribution to the CNES-led Diabsat project in the Toulouse region, and the development of solutions for satellite-based telemedicine and epidemiological surveillance in developing nations. OCTOBRE 2009 cnesmag/35



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 1CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 2-3CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 4-5CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 6-7CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 8-9CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 10-11CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 12-13CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 14-15CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 16-17CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 18-19CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 20-21CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 22-23CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 24-25CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 26-27CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 28-29CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 30-31CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 32-33CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 34-35CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 36-37CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 38-39CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 40-41CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 42-43CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 44-45CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 46-47CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 48-49CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 50-51CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 52-53CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 54-55CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 56-57CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 58-59CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 60-61CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 62-63CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 64-65CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 66-67CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 68-69CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 70-71CNES Mag numéro 43 oct/nov/déc 2009 Page 72