CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace au service de la défense.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J POLITIQUE Business & politics L’EUROPE SPATIALE MISE SUR ORBITE u LILIANE FEUILLERAC pour le/for CNES/HERVÉ MOULIN, vice-président de l’Institut français de l’histoire spatiale/Vice-President of the French space history institute Histoire Premier conseil ministériel de l’Esa les 14 et 15 février 1977. First ESA Ministerial Council meeting, 14-15 February 1977. L’histoire spatiale européenne aura eu ses temps d’hésitation mais aussi ses accélérations. Les années 1980 voient s’ouvrir une période faste pour l’Europe spatiale et ses projets. Le succès du lancement d’Ariane autant que l’ouverture à des missions scientifiques y contribuent pleinement. Le CNES joue un rôle de premier plan dans l’incontestable rayonnement de la France au sein de cette Europe. En 1975, l’arrêt de certains programmes français (lanceur Diamant, fusées-sondes, etc.) est le prix à payer pour l’engagement du programme européen Ariane. La mobilisation autour de ce projet commun devient le moteur d’une politique spatiale européenne ambitieuse qui récompense l’énergie déployée par ses fervents défenseurs. Au niveau de l’Europe, les 14 et 15 février 1977 a lieu le premier conseil de l’Esa à l’échelon ministériel. C’est un premier pas, encore hésitant, certes, sur le terrain de l’Europe spatiale. En effet, la France propose l’européanisation du programme Spot, un programme rejeté par l’Esa, porteuse de son propre projet. En revanche, le 23 novembre 1977, l’Europe lance, à l’aide d’une fusée américaine, le satellite géostationnaire de météorologie, Meteosat. L’Europe spatiale est alors sur orbite. Le président François Mitterrand lors de l’inauguration du salon du Bourget le 5 juin 1981 rencontre les spationautes Patrick Baudry et Jean-Loup Chrétien, sélectionnés pour la première mission franco-soviétique PVH. At the opening of the Paris Air Show on 5 June 1981, President François Mitterrand meets astronauts Patrick Baudry and Jean-Loup Chrétien, selected for the first French-Soviet mission, PVH. Au premier plan, de gauche à droite : Front, from left : Patrick Baudry, Jean-Loup Chrétien, Hubert Curien, président du CNES/CNES President, Charles Hernu, ministre de la Défense/Minister for Defence, le président de la République/President François Mitterrand, Pierre Joxe, ministre de l’Industrie/Minister for Industry. Ariane… une rampe de lancement pour l’avenir spatial européen L’Esa confirme sa volonté de servir des projets innovants, dont le lanceur Ariane. Sur la base d’une décision de principe du 15 décembre 1977, elle passe commande, le 7 avril 1978, d’une première série de cinq lanceurs Ariane. Le CNES, alors présidé par Hubert Curien et dirigé par Yves Sillard, aura, par délégation technique et financière de l’Esa, « mission de développer la famille Ariane », l’Esa se voyant confier la mission de « coordonner le programme spatial européen et les programmes nationaux ». En 1979, en dépit d’un nouvel assaut de la guerre froide, l’Europe spatiale maintiendra son cap et le succès incontesté du lancement d’Ariane 1, le 24 décembre 1979, va auréoler la communauté spatiale européenne, qui prend rang aux côtés des autres puissances spatiales (l’URSS, les États-Unis, la France, le Japon, la Chine et la Grande- Bretagne ont déjà lancé des satellites avec leurs propres fusées). L’Europe devient la 7 e puissance spatiale. La France dans l’aventure des vols habités L’avancée de projets au plan européen n’empêche pas la France de s’engager dans des programmes nationaux ou internationaux. Elle décide de poursuivre seule le programme Spot, satellite d’observation de la Terre. Et, le 19 septembre 1977, un conseil interministériel entérine cette décision. Sur le plan national aussi, la restructuration de son statut donne au CNES de nouvelles missions. Il assume désormais 28/cnesmag OCTOBRE 2009
J Business & politics POLITIQUE d’espace Space history Spacefaring Europe heads into space Europe’s early space history was marked by stops and starts. The 1980s saw the beginning of a golden era for spacefaring Europe, with the successful launch of Ariane and space science missions. CNES was instrumental in making France a prime mover behind this project. « le choix des programmes nationaux et la fonction de conseiller de gouvernement en matière de politique spatiale ». Cette évolution s’accompagne de la mise en place d’une « structure de production et de commercialisation d’Ariane ». Enfin, la France garde son autonomie en matière de coopération internationale : le 15 octobre 1978, à son initiative et celle des États-Unis, Argos, le premier système de localisation et de collecte de données est mis en fonctionnement via le satellite américain Tiros-N. Au titre de sa politique spatiale, elle poursuit aussi ses bonnes relations avec l’Union soviétique. Le 17 juin 1977, dans le cadre de la coopération franco-russe, le 17 e satellite français, Signe-3, embarque deux expériences d’astronomie, l’une sur l’étude du Soleil en ultraviolet, l’autre sur l’étude des rayonnements X et gamma… Plus loin, plus haut… la politique spatiale française s’enhardit aussi. Le président Valéry Giscard d’Estaing, dont les réticences avaient freiné l’engagement du pays quatre ans plus tôt, rencontre Léonid Brejnev. Le 20 octobre 1979, la France et l’Union soviétique arrêtent les modalités de l’envoi d’un spationaute dans l’espace… un premier pas vers les vols habités. En mai 1981, l’accession de François Mitterrand à la présidence de la République ne modifiera pas le timing : du 25 juin au 2 juillet 1982, Jean-Loup Chrétien sera le premier spationaute français et le premier Européen de l’Ouest à séjourner dans l’espace… Au cours de la décennie 1980, le CNES filialise une partie des activités liées aux applications spatiales, à l’exemple d’Arianespace à Évry et Spot Image à Toulouse… In 1975, France had to shut down a number of its own programmes— such as the Diamant launcher and sounding rockets—to pay for its commitment to the European Ariane programme. This joint project subsequently became the driving force behind an ambitious European space policy, mobilizing energies and rewarding the efforts of its most fervent supporters. On 14-15 February 1977, the European Space Agency (ESA) held its first council meeting at ministerial level, marking Europe’s first tentative step into the space arena. At this meeting, France proposed making SPOT a European programme, but this solution was rejected in favour of ESA’s own project. On 23 November that same year, Europe got spaceborne with the launch of the Meteosat geostationary weather satellite on a U.S. launcher. Ariane as the launch pad to space ESA confirmedits commitment to support innovative projects like the Ariane launcher. Following a decision in principle on 15 December 1977, the agency ordered a first batch of five Ariane launchers on 7 April 1978. CNES, with Hubert Curien as President and Yves Sillard as Director General, was delegated technical and financial responsibility by ESA for developing Ariane, while ESA itself would coordinate Europe’s space programme with national programmes. In 1979, despite another episode in the Cold War, Europe’s space effort remained on track. With the undisputed successful launch of Ariane 1 on 24 December 1979, Europe became the seventh space power alongside the USSR, the United States, France, Japan, China and the United Kingdom. France and the human spaceflight adventure Meanwhile, France’s close involvement in European projects did not detract it from national and international programmes. On 19 September 1977, an interministerial cabinet meeting endorsed its decision to pursue the SPOT Earth-observation satellite programme alone. On the home front, a restructured CNES saw its missions rescoped. The agency would now be tasked with selecting national programmes and advising the government on space policy. Alongside these changes, a structure to manufacture and market Ariane was also setup. At the same time, France continued to pursue international initiatives independently, with the entry into service on 15 October 1978 of Argos, the first satellite-based data collection and location system of its kind, developed jointly with the United States and launched aboard the US TIROS-N satellite. It also took care to cultivate its good space policy relations with the Soviet Union. On 17 June 1977, Signe-3, France’s 17 th satellite, took with it two Soviet astronomy experiments, one to study the Sun in the ultraviolet spectrum and the other to study X-rays and gamma rays. By now, France was starting to set its space policy sights even higher. President Valéry Giscard d’Estaing, who had held back the nation’s commitment to Ariane four years earlier, met Soviet President Léonid Brezhnev. On 20 October 1979, France and the Soviet Union inked the details of an agreement to send a French astronaut into space, a first step toward human spaceflight. François Mitterrand, newly elected as French President in May 1981, confirmedthe agreed schedule and from 25 June to 2 July 1982, Jean-Loup Chrétien became France’s first astronaut and the first European to fly on a space mission. During the 1980s, CNES began to spin off some of its space applications activities to subsidiaries, notably Arianespace in Evry and Spot Image in Toulouse. Décollage du lanceur Ariane L01 le 24 décembre 1979 depuis le Centre spatial guyanais à Kourou. Ariane L01 blasts off from the Guiana Space Centre, Kourou, on 24 December 1979. OCTOBRE 2009 cnesmag/29



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