CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace au service de la défense.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J POLITIQUE Business & politics Barrage Samuel au Brésil vu par Spot 5. L’acquisition régulière d’images permet de suivre l’évolution des paysages et met en évidence la progression de la déforestation. Samuel Dam, Brazil, viewed by SPOT 5. Regularly acquired imagery makes it possible to detect changes in the landscape and highlight the advance of deforestation. l’acquisition par nos partenaires des compétences spécifiques nécessaires à une utilisation autonome des produits issus des instruments spatiaux. L’utilisation des données satellitaires est un élément de dispositifs d’observation plus larges, nécessitant la prise en compte de données in situ et de modélisation de processus. Les échanges de données bilatéraux avec des pays partenaires, la mise à disposition de la communauté internationale par le CNES de ses données scientifiques d’observation de la Terre et l’accompagnement des laboratoires utilisateurs sont des éléments importants de notre coopération. Par ailleurs, la France est membre du GEO (Global Earth Observation) et le CNES particulièrement impliqué dans le GEOSS (Global Earth Observation System of Systems) qui doit permettre d’assurer une meilleure coordination des différents systèmes d’observation de la Terre. L’implication forte des pays émergents dans ce groupe renouvelle les modes de coopération et permet de nouer des partenariats équilibrés et fructueux. Michel Laurent : L’IRD, établissement public à caractère scientifique et technologique, a pour mission d’accompagner les pays émergents et en développement du Sud en matière de recherche, de formation, de valorisation et d’expertise. L’Institut conduit une politique de partenariat scientifique bilatéral ou multilatéral avec les universités, les organismes de recherche, les agences et les décideurs du Nord comme du Sud. Aujourd’hui l’IRD, grâce à sa mission singulière, peut se prévaloir d’un positionnement unique sur la scène internationale. Il est devenu un opérateur scientifique de référence dans divers domaines de recherche pour le développement (santé, ressources naturelles, eau, climat, politiques publiques, etc.), et de nombreux programmes de recherche ont bénéficié des avancées les plus récentes en matière d’applications spatiales. Notre souhait est désormais de renforcer le partenariat avec des institutions du Sud en créant des laboratoires conjoints. C’est ce que nous venons de faire, par exemple, au Brésil, en mettant en place le laboratoire mixte international OCE (Observatoire des changements environnementaux : cycle du carbone et ressources en eau en Amazonie). La signature avec le recteur de l’université de Brasilia, à l’occasion du récent sommet France-Brésil, a consacré ce partenariat. Les accords signés par l’IRD et par le CNES avec des instituts (INPE) et agences spatiales brésiliens (AEB) en décembre 2008, en présence des présidents Sarkozy et Lula, traduisent notre volonté commune de renforcer nos synergies à l’international autour des applications de l’espace. L’IRD souhaite également favoriser les coopérations Sud-Sud, en particulier en direction de l’Afrique, en étroite synergie avec le CNES ainsi que dans le contexte d’initiatives européennes et internationales (GEO). Enfin l’IRD et le CNES sont associés dans le cadre des initiatives entre l’Union européenne et l’Union africaine pour animer la huitième priorité « Science, NTIC et espace ». La Guyane et le Gabon sont deux chantiers forts du partenariat CNES-IRD. Quelles en sont les raisons ? Yannick d’Escatha : La Guyane possède, avec le Centre spatial guyanais, le « port spatial de l’Europe ». À travers son annexe au contrat de projet État-région, ses accords avec les communes et sa Mission Guyane, le CNES investit pour Space working to develop southern nations CNES’s long collaboration with the French IRD development research institute on space projects for developing nations culminated on 19 June 2009 with the signing of an accord on Space and Development of Southern Nations. IRD Director General Michel Laurent and CNES President Yannick d’Escatha explain the rationale behind this agreement designed to pool the two agencies’talents more effectively. What are the development challenges facing space and driving close cooperation between CNES and IRD ? Yannick d’Escatha : The pioneering phase during which technology led space users’requirements is now behind us and CNES’s role today is to conceive space technologies for society. Mature space technologies are now helping us to tackle pressing global issues, such as climate change, and to meet more local and specific information requirements. The knowledge they provide for land planning, sustainable resource management, healthcare and education are crucial to implement integrated, effective development policies. IRD’s mission is to relay and respond to the needs of nations in the southern hemisphere, so we are working together to ensure the technologies we develop fit these needs. Michel Laurent : Development research is a core mission for IRD. We have a lot of teams involved in sustainable management of natural resources and tracking of environmental change in southern nations. Satellite remote-sensing has been a key element of the programmes conceived by IRD and its partners for more than 20 years now. Satellite data give us a tool to characterize, analyse and predict the impacts of global changes. Our role is to ensure that advances in science and technology serve southern nations within a balanced, long-termpartnership. The strategic accord we signed with CNES at the Paris Air Show will strengthen our ties and help get space working for sustainable development in southern nations, thus supporting efforts to bridge the North-South space divide. What is your vision of cooperation with southern nations ? Yannick d’Escatha : Cooperation with southern nations is focusing on technologies, applications and training. The aim is for our partners to acquire the skills they need to use data products derived from satellite instruments. Satellite data are one element of broader observation systems encompassing in-situ measurements and process modelling. Bilateral data exchanges, international access to CNES’s remotesensing science data and support for user laboratories are all key to our cooperation effort. France is also a member of the Group on Earth Observations (GEO) and CNES is closely involved in efforts to build a Global Earth Observation System of Systems (GEOSS). The strong contribution that developing countries are making to this group is spawning new forms of cooperation. Michel Laurent : As a government science and technology agency, IRD’s mission is to support developing southern nations through research, training, knowledge exploitation and expertise. We establish bilateral or multilateral science partnerships with universities, research bodies, agencies and decision-makers. Today, IRD is a leading scientific operator in many domains—health, natural resources, water, climate and public policy to name a few—in the world of development research, and numerous research programmes have benefited from the latest advances in space applications. We are now looking to strengthen partnership ties with institutions in the South through joint laboratories, like for example in Brazil with OCE, a research laboratory devoted to monitoring the carbon cycle and water resources in 26/cnesmag OCTOBRE 2009
J Business & politics POLITIQUE le développement de cette région française située en Amérique du Sud. L’implantation d’une station SEAS- Guyane de réception de données haute résolution d’observation de la Terre, seule station de réception Spot 5 du sous-continent, la présence de l’université et de laboratoires de recherche de haut niveau, dont l’IRD, contribuent au développement d’un pôle régional d’expertise en traitement des données satellite et leurs applications en milieu tropical. Ce pôle a permis, par exemple et grâce aux images Spot, la première cartographie exhaustive du territoire et une réponse claire aux exigences du protocole de Kyoto. C’est cette expertise française, acquise notamment en Guyane, dans le domaine du suivi et de la gestion des forêts tropicales par satellite qui est proposée au Gabon, en partenariat avec le Brésil, autre spécialiste du suivi des forêts par satellite. L’accompagnement des pays du bassin du Congo, à travers le projet d’implantation au Gabon d’une station de réception satellite et des compétences nécessaires, est une contribution majeure de la France au UN-REDD (le fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier des Nations unies), à laquelle le CNES est heureux de pouvoir apporter son expertise. Michel Laurent : L’IRD est implanté en Guyane depuis 60 ans. L’Institut y mène des recherches sur les écosystèmes côtiers et forestiers amazoniens. Aujourd’hui, les activités scientifiques du Centre IRD de Cayenne s’organisent en grande partie autour de deux axes : l’herbier de Guyane, autour des questions liées à la biodiversité, et la station de réception SEAS-Guyane, autour des applications spatiales pour le suivi des dynamiques des territoires amazoniens. L’unité Espace de l’IRD développe des recherches sur les méthodes de spatialisation des données et connaissances en environnement, et sur l’apport de ces données au processus décisionnel. Le pôle de compétence IRD-UAG héberge la plateforme technologique SEAS-Guyane, antenne de réception des satellites Spot et Envisat, qui repose sur un partenariat fort entre l’IRD et le CNES. Les pays d’Afrique centrale sont aujourd’hui sollicités pour participer activement aux efforts internationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Une partie des négociations portera sur les capacités des États et des instances internationales à quantifier l’évolution des milieux forestiers, grâce notamment aux satellites d’observation de la Terre actuels et futurs. Le gouvernement du Gabon a décidé, en juin 2009, de lancer le projet SEAS-Gabon, dont l’objectif est d’implanter une station de réception d’images satellite et un centre de compétence et de formation pour le suivi de l’environnement et des forêts. Un partenariat a été mis en place entre l’AFD (agence française de développement), l’IRD et le CNES pour apporter un appui à cette initiative en étroite collaboration avec l’INPE dans le cadre d’une coopération Sud-Sud. SEAS-Gabon concrétise ainsi un nouveau modèle de coopération avec les pays du Sud autour de plateformes technologiques intégrées à des programmes de recherche et de développement durable. Ce projet vient renforcer notre collaboration historique dans la région, dans le domaine de la santé par exemple. Il permettra à l’évidence d’ouvrir de nouvelles perspectives comme celles qui se font jour par exemple aux interfaces climat-environnement-santé. La ville de Cayenne vue par Spot 5. The city of Cayenne, viewed by SPOT 5. the Amazon. This partnership was sealed by the signature of an agreement with the chancellor of the University of Brasilia at the recent France-Brazil summit. The accords signed in December 2008 by IRD and CNES with INPE, the Brazilian national institute for space research, and AEB, the Brazilian space agency, in the presence of Presidents Sarkozy and Lula, reflect our shared commitment to seek closer international synergies in space applications. IRD also wants to foster South-South cooperation, particularly in Africa, working closely with CNES and through European and international initiatives like GEO. Lastly, IRD and CNES are also working on the 8 th priority (science, NITC and space) of the strategic partnership between the European Union and African Union. French Guiana and Gabon are two key focuses of the CNES-IRD partnership. For what reasons ? Yannick d’Escatha : French Guiana is the home of Europe’s spaceport. Through the annex to the government-regional development contract, its accords with Guianese municipalities and the Guiana Mission, CNES is investing to develop this French region of South America. The SEAS receiving station, the only one with the capability to receive SPOT 5 Earth imagery on the sub-continent, and the presence of a top-flight university and research laboratories like IRD are helping to create a regional cluster with expertise in processing satellite data and their applications in tropical environments. For example, using SPOT imagery this cluster has produced the first exhaustive map of the territory, providing a clear response to the requirements of the Kyoto Protocol. This French expertise, acquired notably in French Guiana, in monitoring and managing tropical forests by satellite is now being offered to Gabon in partnership with Brazil, which also specializes in satellite monitoring of forests. Support for countries in the Congo basin through the project to setup a satellite receiving station and provide expertise in Gabon is a major French contribution to the UN- REDD Programme (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation). Michel Laurent : IRD has been working in French Guiana for 60 years. We are conducting research into the Amazon’s coastal and forest ecosystems. Today, the scientific activities of IRD’s centre in Cayenne are focused on two main areas : sea grass, concentrating on biodiversity issues, and the SEAS receiving station, with space applications for change detection in Amazon territories. IRD’s space unit is working on methods for acquiring spatial data and 1 Université des Antilles et de la Guyane environmental knowledge, and on integrating these data in the decision-making process. The IRD-UAG 1 cluster accommodates the SEAS technology platformand its SPOT and Envisat satellite receiving station, which is backed by a strong partnership between IRD and CNES. Central African nations are today being asked to get involved in international efforts to combat global warming. One element of negotiations will be the ability of nations and institutions to quantify changes in forest cover, to a large extent using current and future Earth-imaging satellites. The Gabonese government decided in June 2009 to launch the SEAS-Gabon project to setup a satellite receiving station and a skills and training centre to monitor the environment and forests. The French development agency AFD, IRD and CNES are working together to support this initiative in close collaboration with INPE as part of a South-South cooperation effort. SEAS-Gabon represents a new model for cooperation with southern nations based on incorporating technology platforms in research and sustainable development programmes. This project is going to consolidate our longstanding involvement in this region of the world. And it is bound to bring new opportunities like those now emerging at the crossroads between climate, environment and health. OCTOBRE 2009 cnesmag/27



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