CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace au service de la défense.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J POLITIQUE Business & politics LOA, ICARE Quatre années de moyennes trimestrielles de l’épaisseur optique des aérosols (petit mode, 550 nm), déduites des mesures du satellite Parasol. Four years of quarterly averages of aerosol small-mode optical thickness (550 nm) derived from readings acquired by the Parasol satellite. COPENHAGEN Space and climate change From 7 to 18 December, the 15 th Conference of the Parties (COP15), the supreme organ of the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC), will bring together delegations from some 170 countries in Copenhagen. The challenge facing them will be to set out a new global strategy to combat greenhouse gas emissions and prepare the international agreement that will succeed the Kyoto Protocol after 2012. The latest report from the IPCC 1 states that if anthropogenic greenhouse gas emissions continue at their current rate, global warming is going to intensify during the 21 st century. This will have major impacts on the climate system : temperatures will rise a further 1.8°C to 4.0°C, sea level will rise by 18 to 60 cm, sea ice will retreat and continental glaciers will melt, not to mention possible runaway reactions due to a sudden shift in thermohaline circulation or methane emissions. With such threats hanging over human populations and ecosystems, it is crucial to reach an agreement in Copenhagen. What supporting role can space play in combating climate change ? Efforts to remedy its effects will have to work along three lines : understanding, mitigation and adaptation. Scientists seeking to understand and predict climate change Climatologists rely on in-situ observations and satellite data, as wellas on numerical modelling, which is the only way to reproduce the complexity and interactions between the components of Earth’s climate system. While the contribution of satellites to understanding and monitoring climate hasn’t yet achieved the higher profile it deserves, a series of recent initiatives shows that perceptions are changing. For example, the European Space Agency (ESA) has launched an ambitious programme to exploit Earthobservation data for climate research. And during France’s rotation of the EU presidency, CNES pursued a range of actions to push space and climate change to the top of the agenda. At the same time, CNES setup an internal working group at the end of last year to look at the agency’s contribution to work on climate change, and to position this contribution relative to international efforts and make recommendations on how to make it more effective and raise its profile. With its French partners, CNES is already a world-leading authority alongside the United States on space altimetry and sea level monitoring, thanks to the Topex/Poseidon, Jason-1 and Jason-2 satellites. But that’s not all : for example, it is also playing a central role monitoring aerosols with the Polder-1, Polder-2 and Parasol missions, as wellas the joint French-US Calipso mission, and contributing to international programmes to intercalibrate Earth-imaging satellites—in other words, a host of capabilities to be exploited. Two ways to mitigate global warming The first method devised to counterbalance the effects of greenhouse emissions is to cool Earth artificially, using sunscreens in space, expelling sulphur compounds into the stratosphere or similar geoengineering concepts. However, such concepts appear extremely risky given that their side effects are completely unknown. The second approach is that set in train by the Kyoto Protocol to impose strict caps on greenhouse emissions, through international accords, government policy and individual lifestyle choices. This is the outlook guiding the Microcarb space mission currently in phase 0 at CNES. Microcarb will seek to measure carbon dioxide concentration continuously in the atmosphere, using reverse modelling to deduce carbon sinks and sources on Earth’s surface and help to ensure compliance with international emissions protocols. No choice but to adapt In the final analysis, no matter how successful mitigation efforts are, climate is going to change to a greater or lesser extent and we are going to have to adapt. In other words, we must devise strategies to cope with climate change and anticipate its impacts on the environment, the economy and society. Farming practices, forest management, land planning and siting of industrial facilities willall have to be looked at. High-resolution Earth-imaging satellites are bound to play a vital role here, as they offer the only way to continuously map land use and land cover, infrastructures and the urban and industrial fabric. Just like a medical team needs the best diagnosis and monitoring tools to increase the chances of curing a seriously ill patient, so governments and policymakers need powerful, sophisticated observation and monitoring systems to tend to our planet and curb the effects of global warming. In this scheme of things, Earth-imaging satellites have already exhibited great potential and look set to play a leading role in the years ahead. 22/cnesmag OCTOBRE 2009
J Business & politics POLITIQUE leader mondial, avec les États-Unis, pour l’altimétrie spatiale et la surveillance de l’élévation du niveau des océans, grâce aux satellites Topex-Poséidon, Jason 1 et Jason 2. Mais il a bien d’autres capacités. Par exemple pour le monitoring planétaire des aérosols, avec les missions successives Polder 1, Polder 2 et Parasol, mais aussi avec la mission franco-américaine Calipso. Ou encore par sa contribution aux programmes mondiaux d’interétalonnage des satellites d’observation. Tout un potentiel à faire fructifier… Deux voies possibles pour atténuer le réchauffement du climat La première cherche à contrebalancer l’effet des rejets de GES par des méthodes artificielles de refroidissement de la Terre (écrans solaires spatiaux, rejets de composés soufrés dans la stratosphère…). Ces projets de géo-ingénierie semblent cependant extrêmement périlleux car on ignore tout de leurs effets secondaires. La seconde voie est celle qu’a amorcée le Protocole de Kyoto : limiter volontairement et de façon draconienne les émissions de GES, par le biais d’accords internationaux, de politiques publiques et d’une modification des comportements individuels. C’est dans ces perspectives que se place la mission spatiale Microcarb, actuellement en phase 0 au CNES. Son but est de mesurer en continu la concentration du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, afin d’en déduire, par modélisation inverse, les puits et les sources à la surface de la Terre, ce qui permettra de contribuer au système d’observation pour le suivi des protocoles internationaux sur les émissions de CO 2. L’obligation de s’adapter à son évolution inéluctable Enfin, quel que soit l’impact des mesures d’atténuation, le climat changera, de façon plus ou moins importante, et l’homme devra s’y adapter. C’est-à-dire s’organiser pour faire face à l’évolution du climat et pour anticiper les effets des dérèglements climatiques sur l’environnement, et donc sur l’économie et la société. Cela peut concerner les pratiques agricoles, la gestion forestière, l’aménagement du territoire, l’implantation des centres industriels… On imagine aisément dans ce contexte l’importance des satellites d’observation de la surface terrestre à haute résolution, seuls capables de dresser en continu une cartographie de l’occupation des sols, des infrastructures et du tissu urbain et industriel. De même qu’une équipe médicale doit disposer des meilleurs outils de diagnostic et de monitoring pour avoir toutes les chances de guérir un grand malade, les pouvoirs publics et les décideurs ont besoin de systèmes puissants et perfectionnés d’observation et de surveillance pour se porter au chevet de notre planète et limiter les effets du réchauffement climatique en cours. Dans ce contexte, les satellites d’observation de la Terre, qui ont déjà montré de nombreuses potentialités, sont promis à un bel avenir. RV étudiants Une explosion de projets au Celm Biscarrosse Du 24 au 28 août, le site Celm (Centre d’essais de lancement de missiles) de la DGA à Biscarrosse, a accueilli plus de 300 jeunes passionnés d’espace au cours d’une manifestation dédiée aux projets spatiaux étudiants : C’Space 2009. Rebaptisé, le Rendez-vous annuel espace étudiants a connu cette année un réel succès grâce au nouveau partenariat entre le CNES et la DGA. Mise à disposition de locaux (bâtiment pour l’intégration des fusées, salle de conférence, hébergement pour les étudiants), de moyens vidéo pour la retransmission des lancements… nul doute que l’importante logistique apportée par le Celm a contribué à la bonne marche de l’édition 2009. Le bilan fait état de 19 projets de fusées expérimentales (17 qualifiées et lancées), 2 fusées Perseus à moteur hybride, 12 minifusées et 2 ballons stratosphériques lancés ainsi que la mise en œuvre de 3 CanSat. En marge de ces lancements, la table ronde sur « Les perspectives des activités spatiales » a accueilli une centaine de participants étudiants et des industriels autour d’un échange très riche. De même, à À savoir Le prix CNES a été décerné au club japonais Kit SC (Kyushu Institute of Technology) pour la qualité de sa fusée Ninja. Le prix Planète Sciences a été décerné au tout nouveau club Mécatronix de l’IG2I (Institut de génie informatique et industriel de Lens). The CNES prize was awarded to Japanese club Kit SC (Kyushu Institute of Technology) for its Ninja rocket. The Planète Sciences prize went to the newly created Mecatronix club from IG2I, the computer and industrial engineering institute in Lens, France. c OCTOBRE 2009 cnesmag/23



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