CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
CNES Mag n°43 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace au service de la défense.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ERATJ news (2500 à 3000 milles de diamètre). À l’attaque d’un front, les nœuds provoquaient une mer très forte très rapidement. En 7 à 8 heures, les vents atteignaient 50 nœuds contre 24 à 30 heures au préalable. Aujourd’hui ce constat est quasi permanent huit mois sur douze. Pour un voilier les vents sont très importants, mais est-ce que les courants le sont aussi ? Oui bien sûr. À l’époque, à proximité des côtes, il n’y avait pas de problème, par contre au large nous n’avions pas de données. Aujourd’hui nous disposons de mesures fiables, même si elles sont parfois sous-évaluées par rapport à la réalité. Les capacités de mesure ont colossalement augmenté depuis quinze ans. Nous arrivons à avoir des précisions étonnantes alors qu’un courant est difficile à suivre, encore plus à analyser. Il faut savoir que les cartes de courants des côtes australiennes n’existent que depuis cinq ans. Est-ce que vous avez recours en mer aux moyens satellites (météo, communications, etc.) ? Mon programme en tant que skipper (dans un trophée type Jules-Verne) prévoit 4 heures par jour d’utilisation Internet. Tout d’abord je m’emploie à repérer la qualité de la source d’information, notamment pour la météo. Les tuyaux en sont gavés donc il faut faire le tri, puis les comprendre. Malgré tout c’est fabuleux. Aujourd’hui tout marin arrive à savoir précisément ce qui peut se passer si l’ensemble du phénomène agit selon la prévision. Cela a complètement bouleversé notre appréhension du terrain. Le 21 juillet était célébré le 40 e anniversaire de l’homme sur la Lune. Est-ce que vous vous souvenez de ce jour-là ? Parfaitement. J’étais avec Éric Tabarly et Alain Colas entre Hawaï et Tahiti. À l’époque nous avions un bateau sans moteur et nous barrions aux étoiles. Le ciel, surtout la Lune, avait beaucoup d’importance pour nous. Ce soir-là, ce fut extraordinaire car nous étions en communion avec des millions d’autres ! Le fait d’y être allé a été un choc culturel énorme, un émerveillement total ! En tant que navigateur, vous sentez-vous proche des astronautes, sorte de navigateurs de l’espace ? Ils ont moins de liberté, moins d’indépendance que nous, pourtant nous avons beaucoup de similitudes. Nous partageons le fait de devoir tout assumer seul, même l’extrême. Il n’y a pas de remorqueur dans l’espace comme sur la mer. Lors de mon premier tour du monde en solitaire (1988), il y a vingt ans, je longeais les glaces sans contact ni radio. J’avais la sensation d’un isolement total avec l’impression que s’il m’arrivait quelque chose, je serais seul… et en même temps l’énorme bonheur procuré par cette solitude. Là nous nous rejoignons. Par contre, un homme qui a vu la Terre depuis l’espace ne peut plus penser pareil. Notre monde devient incompréhensible pour ceux qui partent loin. Cette vision doit changer l’individu pour toujours. Et là nous différons. C’est comme aller sur Mars, partir pour une mission de cinq ans. C’est certainement la chose aujourd’hui au monde humainement la plus passionnante. Moi je trouve cela magnifique. global warming before then, since the marine wind system seemedrelatively stable over time. But by the 1990s we began to see a change in the system—which continues to change today. We also noticed a new phenomenon in the Atlantic to the west of Brittany, where vertical winds produced huge areas of low pressure, 2,500 to 3,000 miles across. As we sailed into a weather front, the nodes would cause a rapid deterioration into very rough sea conditions. Within seven oreight hours, windspeeds would reach 50 knots, compared with 24 to 30 before. Today, this is a regular occurrence foreight months of the year. Wind is obviously crucial for a yacht. But are currents important as well ? Yes, of course. Years ago, we’d be fine near the coast. But we had no data for the open seas. Today we have reliable figures, although they’re sometimes underestimated compared to reality. Measurement capabilities have increased massively in the last 15 years. Currents are hard to track and even harder to analyse, yet the levels of precision are remarkable. This is a recent development. Current maps for the Australian coast, for example, have only been around for about five years. Do you use satellite technology at sea, for weather forecasts or to communicate for example ? For the Jules Verne Trophy and similar races, my schedule as a skipper includes four hours a day on the Internet. I first try to ascertain the quality of the information source, particularly for the weather. There’s so much information out there. You have to sort through it, then study it. But it’s a fantastic tool nonetheless. Anyone out on the water today can know exactly what to expect—as long as the weather behaves as forecasters predict. This has completely changed our approach. 21 July marked the 40 th anniversary of the first lunar landing. Do you have a personal recollection of that historic day ? Absolutely. I was with Éric Tabarly and Alain Colas between Hawaii and Tahiti. The boat we had at the time had no engine or generator, so we used to navigate by the stars. The sky—and the Moon in particular—thus had huge significance for us. On that night we had an extraordinary sense of being at one with millions of others. Few people other than sailors look at the Moon so often. But we rely on it every day. That people actually set foot there was a major culture shock and totally awe-inspiring. As a sailor, do you feel an affinity with astronauts, who pilot ships through space ? They have less freedom and independence than we do, but there are many similarities as well. We’re both out there and must deal with everything on our own—even the most extreme circumstances. But there’s no one to pull you out of trouble in space. On my first solo circumnavigation in 1988, I was in the ice regions with no contact and no radio. I had the sensation of total isolation and the impression that if anything happened I was on my own. Yet the isolation gave me an enormous sense of wellbeing. That’s something we have in common. But someone who sees Earth from space will think differently after that. Our world becomes incomprehensible for people who reach those kinds of distances. A vision like that must change you forever. And that’s where we differ. Imagine going on a five-year mission to Mars. It’s got to be the most exciting prospect in the world today. I think it’s fantastic. www.cnes.fr À voir : l’interview en vidéo See the video of the interview http://www.cnes.fr/webmag 12/cnesmag OCTOBRE 2009
PHARAO Le temps haute précision Défi relevé pour Pharao : le modèle d’ingénierie a été livré comme prévu en juillet 2009 ! Cette horloge spatiale, la plus précise jamais construite, repose sur le principe du refroidissement d’atomes par laser. Elle préfigure sans doute l’horloge de référence du futur qui devra être basée dans l’espace. Son inexactitude ne représente qu’une seconde tous les 300 millions d’années ! Contribution française à la charge utile Aces (Atomic Clock Ensemble in Space), de l’Esa, cet instrument aux performances exceptionnelles est attendu par la communauté scientifique. Il contribuera aux progrès en physique fondamentale en vérifiant l’effet de la gravitation sur l’écoulement du temps. L’horloge leur distribuera une référence de temps de très haute qualité. En effet son innovation radicale, associée au sein d’Aces à des améliorations technologiques sur le maser (autre type d’horloge atomique) ou les liaisons micro-ondes, permettra de « transporter » le temps entre les horloges au sol où qu’elles soient et de les intégrer dans des expériences à l’échelle mondiale. Le modèle de vol devrait être assemblé en 2011 et arrimé sur le module Columbus, laboratoire européen de la station spatiale internationale, en 2013. Precise time measurement The PHARAO programme hit its latest key milestone with delivery of the engineering model in July 2009. The PHARAO laser-cooled atom clock is a step towards the reference clock of the future. Likely to be based in space, this exceptional instrument—accurate to 1 second in 300 million years—long-awaited by the science community is France’s contribution to ESA’s ACES payload (Atomic Clock Ensemble in Space). The clock will contribute to advances in fundamental physics by verifying the effect of gravity on time, providing a very-high-quality time reference. Its radical innovation combined with technological enhancements to the ACES payload maser and associated microwave links will make it possible to ‘transport’time between clocks on the ground and incorporate them into international experiments. The flight model will be assembled in 2011 and flown to Europe’s Columbus laboratory module on the ISS in 2013. MEGHA-TROPIQUES SAPHIR EN COURS D’INTÉGRATION ET D’ESSAI Embarqué sur la mission franco-indienne, Megha-Tropiques, le radiomètre micro-ondes Saphir permettra de restituer les profils verticaux de la vapeur d’eau dans l’atmosphère tropicale. Le principe repose sur la mesure du rayonnement détecté dans six canaux radiofréquence répartis autour de la raie d’absorption de la vapeur d’eau à 183 GHz. Le faisceau antenne réalise un balayage transverse pour couvrir une fauchée de 1700 km avec une résolution de 10 km au nadir. Cet instrument est entièrement développé au CNES depuis 2005. Il a nécessité la collaboration de divers métiers et moyens, pour la définition, la réalisation ou la validation des sous-ensembles nouveaux et critiques comme l’antenne, les récepteurs radiofréquence et fréquences intermédiaires, le mécanisme, la charge de calibration et le baffle antenne. Le boîtier électronique de commande a été fabriqué par EADS-Sodern. L’instrument est maintenant en cours d’assemblage et d’essais au Centre spatial de Toulouse. Il devrait être livré en Inde avant la fin de l’année. SAPHIR at integration and test phase Part of the French-Indian Megha-Tropiques mission, the SAPHIR microwave radiometer willacquire vertical profiles of water vapour in the tropical atmosphere. To do this, it will measure radiation in six radiofrequency channels close to the water vapour absorption line at 183 GHz. The cross-track scan of the antenna will cover a swath of 1,700 kilometres with a resolution of 10 kilometres at nadir. CNES developed the instrument in-house. From 2005, work involved collaboration between various departments and facilities to specify, develop and validate critical new subassemblies : the antenna, radiofrequency and intermediate frequency receivers, mechanism, calibration system and antenna baffle. The command electronics unit was manufactured by EADS Sodern. The instrument is now at the assembly and test phase at the Toulouse Space Centre. It will be delivered to India before year’s end. t Désorbitation de Spot 2/Fin juillet 2009, les équipes techniques du CNES ont orchestré la désorbitation de Spot 2. Deuxième de la filière Spot, le satellite d’observation de la Terre avait été lancé le 22 janvier 1990. Pendant ses 19 années d’exploitation, il a acquis 6,5 millions d’images. SPOT 2 bows ou/In late July, CNES technical teams deorbited SPOT 2. The second in the SPOT series of Earth-observation satellites, SPOT 2 was launched on 22 January 1990. In its 19 years of operation, it acquired 6.5 million images. OCTOBRE 2009 cnesmag/13



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