CNES Mag n°42 jul/aoû/sep 2009
CNES Mag n°42 jul/aoû/sep 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de jul/aoû/sep 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : destination Guyane

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 54 - 55  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
54 55
J dossier Special report TOURISME SCIENTIFIQUE Sur les sentiers de la connaissance 8 millions d’hectares de forêt vierge, 1 300 espèces d’arbres, 190 espèces de mammifères, 720 d’oiseaux et 480 de poissons… la Guyane est un laboratoire de rêve pour les scientifiques ! Dans leur sillage, on assiste aux prémices d’un tourisme précurseur, encadré par des chercheurs et des associations de protection de l’environnement… Pour percer les mystères de la nature en s’initiant aux méthodes scientifiques, rendez-vous en Guyane. Guidé par un scientifique, ces jeunes randonneurs se voient enseigner les propriétés et vertus des plantes endémiques d’Amazonie. A scientist teaches these young hikers the properties and virtues of endemic Amazonian plants. Riche de sa biodiversité remarquable, la Guyane ne compte pas moins de sept réserves naturelles. Gérées par des organismes d’État et un tissu dense d’associations de protection de la nature, ces réserves s’emploient à faire découvrir leurs écosystèmes à travers l’aménagement de sentiers, la mise en place d’espaces pédagogiques d’information ou de visites guidées. Une nouvelle approche du tourisme « durable » que ne manquent pas d’épouser les prestataires locaux, en réponse aux attentes du public. « En partenariat avec un voyagiste métropolitain, nous proposons des excursions en compagnie d’un botaniste et d’un chercheur spécialiste des batraciens », explique le guide Bruno Levessier, de Quimbe Kio. Entre découverte des richesses floristiques, faunistiques ou aurifères de la Guyane, la formule s’adresse à tous ceux qui veulent passer de l’observation à la compréhension du milieu. Escale scientifique dans la réserve des Nouragues. Scientific stopover in the Nouragues nature reserve. 54/cnesmag JUILLET 2009
J Special report dossier Lesquels touristes devraient d’ailleurs pouvoir explorer plus avant les sentiers de la connaissance d’ici la fin de l’année : le CNRS a en effet engagé une démarche concertée avec ses partenaires locaux pour permettre l’accueil de petits groupes de touristes sur sa station scientifique, dans la réserve des Nouragues. Dans cette perspective, le Parc amazonien vient de voir le jour en Guyane, s’étendant sur cinq communes où résident quelque 7000 personnes. Son ouverture pluridisciplinaire à la communauté scientifique devrait contribuer autant à préserver le territoire qu’à développer un tourisme de pointe, respectueux des hommes et de l’environnement. Autre richesse de la Guyane, le spectacle grandiose et émouvant qui réunit chaque année scientifiques, habitants et touristes lorsque, colossales, les tortues luths émergent des eaux, hissant péniblement leurs 450 à 900 kg sur le sable des plages pour y pondre leurs œufs. Suivies lors de leurs pérégrinations en mer par des balises Argos distribuées par le CNES dans le cadre du programme de suivi Caret 2, elles reviennent immuablement d’avril à juillet sur le littoral guyanais où les attend un comité d’accueil enthousiaste d’amateurs et de scientifiques chargés d’opérations de suivi et de sensibilisation. Dans le cadre du plan de restauration des tortues marines de Guyane coordonné par le WWF et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, ces actions sont relayées par l’association Kwata sur les plages de Cayenne et Rémire, tout comme sur la plage des Hattes dans l’Ouest guyanais, dans la Réserve naturelle de l’Amana, sous l’égide du Parc naturel régional de Guyane. t Si la Guyane est un immense vivier, point n’est indispensable d’être un scientifique aguerri pour la découvrir ! À la portée de tous, sur la commune de Montsinéry, « Le zoo de Guyane », deuxième site le plus visité du département, a rouvert ses portes fin 2008 pour offrir aux jeunes de 7 à 77 ans un condensé de faune et de flore guyanaises. Sur 65 hectares, 450 animaux sont répartis en des enclos les plus vastes possibles ainsi que dans la serre tropicale, tandis que la richesse botanique de la forêt se révèle au gré du parcours pédestre, jusque dans la canopée des grands arbres. Notons que les visites peuvent être suivies en français, anglais ou brésilien. Enfin, le zoo opère en partenariat avec SOS Faune sauvage pour la conservation des espèces en voie de disparition. French Guiana is a vast storehouse of natural wonders, but you don’t have to be a roving scientist to appreciate them. The zoo in Montsinéry, the region’s second most-visited site, reopened at the end of last year, offering a glimpse of the indigenous flora and fauna for young and old alike. Within its 65 hectares, 450 animals are housed in the largest possible enclosures and in the tropical hothouse, while the forest’s botanic riches can be explored on foot rightup to the tree canopy. Guided tours are in French, English or Portuguese. The zoo is also working with SOS Faune Sauvage to protect endangered species. Premier lieu de ponte des tortues marines luths, la Guyane reste une destination privilégiée pour observer ces impressionnants reptiles dont le poids peut atteindre 900 kg. As the main egg-laying site for leatherback turtles, French Guiana is a great place to watch these remarkable reptiles which can weighup to 900 kg. On the learning trail Witheight million hectares of virgin forest, 1,300 tree species, 190 species of mammal, 720 species of bird and 480 of fish, French Guiana is a superb laboratory for scientists. In their wake, a new kind of tourism is emerging, steered by researchers and environmental associations that are introducing visitors to science and the mysteries of nature. French Guiana is blessed with remarkable biodiversity and has no less than seven nature reserves. Managed by government bodies and a dense network of nature conservancy associations, these reserves are working to showcase their ecosystems through nature trails, information centres and guided tours. And local providers are taking this new kind of sustainable tourism on board, in response to public demand. « In partnership with a travel agent in metropolitan France, we offer excursions accompanied by a botanist or a researcher specializing in frogs and toads, » explains Bruno Levessier, a guide with Quimbe Kio. Revealing the riches of French Guiana’s flora, fauna or goldbearing terrain, this kind of tourism is aimedat people looking to really understand rather than just observe the environment. Thanks to the efforts of the French scientific research centre CNRS working with local partners to accommodate small groups of tourists at its research station in the Nouragues nature reserve by the end of this year, they will soon be able to pursue their quest for knowledge even further. Riding this wave, the recently created Amazon Park covers five boroughs and some 7,000 inhabitants. It will be open to the broad scientific community and should help as much to preserve this territory as to develop leading-edge tourism in harmony with the environment and the people who live there. Another of French Guiana’s riches is the extraordinary and moving spectacle that brings scientists, local populations and tourists together every year to watch the huge leatherback turtles crawl from the sea and haul their 450-to-900-kilogram bulkup the beaches to lay their eggs. Tracked at sea by Argos transmitters provided by CNES for the Caret 2 programme, the turtles return every year from April to July to the coast where a welcoming committee of enthusiasts and scientists eagerly awaits them. As part of the plan to restore French Guiana’s turtle population coordinated by WWF and the national hunting and wildlife office, these actions are relayed by the Kwata association on the beaches of Cayenne and Rémire, as wellas Les Hattesup the coast to the west, in the Amana nature reserve, overseen by the French Guiana regional nature reserve. JUILLET 2009 cnesmag/55



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 1CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 2-3CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 4-5CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 6-7CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 8-9CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 10-11CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 12-13CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 14-15CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 16-17CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 18-19CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 20-21CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 22-23CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 24-25CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 26-27CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 28-29CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 30-31CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 32-33CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 34-35CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 36-37CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 38-39CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 40-41CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 42-43CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 44-45CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 46-47CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 48-49CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 50-51CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 52-53CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 54-55CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 56-57CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 58-59CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 60-61CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 62-63CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 64-65CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 66-67CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 68-69CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 70-71CNES Mag numéro 42 jul/aoû/sep 2009 Page 72