CNES Mag n°42 jul/aoû/sep 2009
CNES Mag n°42 jul/aoû/sep 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de jul/aoû/sep 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : destination Guyane

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J société Society u SARAH DRUET-LAMY pour le/for CNES émergées de la planète vues de satellite… Et c’est un produit français ! « Notre objectif est de redonner leurs vraies couleurs aux images de la Terre », précise le chef d’entreprise qui a, pour l’occasion, « marié dans son équipe, des matheux, des graphistes et des géographes », afin de conduire les étapes clés : correction géométrique, mosaïque, traitement des couleurs. Puis, tâche titanesque : harmoniser entre elles les 8600 images satellite brutes, dont le poids total est de plus de 4 téraoctets (4000 gigas). Cette dernière étape (supprimer les sutures dues aux différences de dates de prises de vue) représente à elle seule 80000 heures (50% du temps total du programme), elle fonde son expertise principale, reconnue dans le monde entier. « On a choisi notre modèle économique, celui de la taille modeste (10 personnes) et de la maîtrise technique. Nous avons créé un contenu qui n’existait pas pour arriver à un produit français, ouvert à l’évolution et qui génère des revenus dans le monde entier », conclut avec fierté Laurent Masselot. Archéologie AFFLEUREMENTS DE LA MÉMOIRE Plus de 6200 ans avant que ne décollent les premières fusées Soyouz, le site de la Malmanoury abritait déjà des précurseurs… dans l’art de la céramique. Voilà ce qui ressort du rapport définitif des fouilles préventives de 2005 récemment publié sur le site de l’Inrap. Au cœur de l’événementiel Cette union réussie entre topographie et esthétique élargit les horizons de PlanetObserver. Créée à l’initiative du Sénat, coréalisée avec Vulcania et plusieurs partenaires dont le CNES, l’exposition itinérante « Avenir de la Terre, les dés sont-ils jetés ? » connaît un incontestable succès public. Depuis deux ans, elle fait le tour de France. Toujours dans les applications grand public, cette PME fournit des supports originaux aux manifestations à vocation pédagogique. Sols scénarisés, impressions sur bâches géantes… créez l’événementiel, PlanetObserver s’occupe du visuel ! Cette scénarisation connaît un succès grandissant car la société n’a pas de frontières. À ce jour, sa « cartothèque » permettrait de réaliser un planisphère de 50 hectares d’un seul tenant ! (500000 m²). PLANETOBSERVER Earth as you’ve never seen it For the past 20 years, SME PlanetObserver has been blazing a path between art and technology. Its core offer is a true-to-life « satellite’s view of Earth ». The exceptional quality of its natural-colour satellite imagery is what has made the company’s own image. « We provide satellite views of Earth to professionals, science parks, local authorities, the media, companies and government agencies, » says Laurent Masselot, chairman and founder of PlanetObserver—a mission it fulfils to perfection. A trained volcanologist, Masselot was goaded into action during a visit to Réunion, where truly exceptional relief had been rendered as a flat map. He sought a scientific remedy and found what he was seeking in satellite imagery. He founded PlanetObserver in 1989. Landsat 5 and 7 provide the raw material, and PlanetObserver develops and runs image exploitation tools. Based in Clermont-Ferrand, the company has just completed the « Terra Cognita » satellite database. This is the first georeferenced, orthorectified mosaic in the world of all land surfaces to achievesuch a high standard of beauty. And we’re proud to announce that it’s French. « Our goal is to give Earth imagery back its true colours, » explains Masselot, who heads a team of maths specialists, graphic designers and geographers to conduct the key steps of geometric correction, mosaicking and then colour processing. Next comes the gigantic task of harmonizing the 8,600 raw satellite images, totalling over four terabytes (4,000 gigabytes). This last step—removing joins due to the different dates the images were taken—takes 80,000 hours, 50% of the total time, and is where the company really excels. « We chose our business model—an SME of 10 people—and technical maturity. We have created something that didn’t previously exist, is French, evolvable and brings in revenue from all over the world, » proudly concludes the company’s founder. Where there’s an event, there’s PlanetObserver PlanetObserver’s visually striking colour images, allying beauty and quality, are openingup new avenues for the company, which is currently involved in a touring exhibition called « Earth’s future : is the die cast ? » PlanetObserver co-produced the exhibition, initiated by the French Senate, with Vulcania and other partners, including CNES. Travelling throughout France for the past two years, it has proven a hit with the public. Another PlanetObserver application for the general public is to provide original media for educational events. From printed floor maps to printouts on giant tarpaulins, you create the event and PlanetObserver will take care of the visuals. This kind of stagesetting activity is a growing success because the company knows no bounds. Its current map library could be used to produce a planisphere of 50 contiguous hectares (500,000 sq m). 36/cnesmag JUILLET 2009
J Society société Sur le site de Soyouz, les chantiers du futur offrent d’exceptionnelles occasions d’éclairer le passé. Souvenons-nous. Tout commence en 2005 par la découverte de vestiges amérindiens sur le site dit Eva 2 de la Malmanoury, à l’emplacement même de l’actuel chantier Soyouz (cf. CNES Mag n°28). En deux mois de fouilles préventives entreprises dans le cadre de la réglementation sur la sauvegarde du patrimoine, les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives chargés du projet exhument deux strates superposées de deux époques différentes : une première datant du XIX e siècle, avec ses sépultures et ses objets rituels, et une seconde, mystérieuse, qui paraît dater de 1200 ans avant Jésus-Christ. Cependant, les chercheurs restent intrigués par les données recueillies dans cette dernière strate : quelle est la fonction des amas de quartz retrouvés sur le sol ? À quelle époque les occupants de ce site préhistorique ont-il réellement vécu ? Après analyse et datation au carbone 14, les réponses ne manquent pas de surprendre. Certes, l’étude de l’emplacement des énigmatiques amas quartziques a corroboré les premières hypothèses des archéologues : comme les scientifiques l’avaient suggéré d’emblée, il s’agirait bien de structures de fours de cuisson. Mais la date d’occupation supposée, elle, a dû être revue… de quelques milliers d’années. « Nous sommes désormais sûrs que la strate la plus profonde date de 4200 ans avant J.-C. », précise Martijn Van den Bel, responsable scientifique de la mission. Une révélation d’importance, qui confère à Eva 2 le statut de « premier site proto-céramique amérindien de Guyane », renchérit Sylvie Jérémie, adjointe scientifique et technique de l’Inrap pour les DOM : « Le fait que nous ayons trouvé des fragments de poteries sur un site aussi ancien tendrait à prouver que ses occupants ont commencé à utiliser la céramique 2000 ans plus tôt que ce qu’on savait jusqu’alors. » Exemplaire sur le terrain de la connaissance archéologique, le chantier l’est aussi sur le plan de la méthodologie scientifique. Pour s’adapter aux contraintes calendaires spécifiques à ces fouilles, les chercheurs ont mis en œuvre une stratégie opératoire particulièrement adaptée au sol sableux du littoral guyanais. Utilisé efficacement au cours de fouilles archéologiques de janvier 2009 à Saint-Laurent-du-Maroni, ce mode opératoire pourrait inspirer des opérations similaires en Guyane. Et pour cause : dans le sillage de ce chantier, des travaux collaboratifs intégrés au programme Amazonie 2, impulsé par le CNRS, devraient continuer à approfondir nos connaissances sur l’activité des premiers occupants de la Guyane. Fouilles archéologiques menées sur le chantier du futur site de lancement Soyouz au CSG. Archaeological digs on the site of the future Soyuz launch complex at the CSG. Trois anciens sites amérindiens et un site de contact entre l’Ancien et le Nouveau Monde ont été découverts. Archaeologists discovered three ancient Amerindian sites and an Old World-New World contact site. ARCHAEOLOGY Over 6,200 years before the first Soyuz rockets lifted off, Malmanoury hosted other precursors … in ceramics. So reveals the final report on the preventive digs of 2005, recently published on INRAP’s 1 preventive archaeology website. Unearthing the past Though the Soyuz construction site is resolutely forward-looking, it has provided exceptional opportunities to investigate the past. Everything began back in 2005 when Amerindian vestiges were found at the EVA2 Malmanoury site currently being prepared to accommodate Soyuz (see CNESMAG n°28). In two months of preventive digs, in line with rules on safeguarding heritage, archaeologists from INRAP, the French national institute for preventive archaeological research in charge of the digs, exposed two superposed strata dating back to two periods : one from the 19 th century, which revealed tombs and ritual objects, and a much older, mysterious layer which appeared to date back to 1200 BC. However, researchers were intrigued by the discoveries in this layer : what was the purpose of the piles of quartz found on the ground ? When did the occupants of this prehistoric site really live ? The answers after analysis and radiocarbon dating were surprising. An investigation into the location of the puzzling quartz piles corroborated archaeologists’initial hunches : as the scientists had already suggested, the quartz structures were used as ovens. The presumeddate of occupation, however, had to be revised … by a few thousand years. « We are now sure that the deepest stratum goes back to 4,200 years BC, » says Martijn van den Bel, mission science manager. This is an important revelation, as it makes EVA2 « the first Amerindian proto-ceramic site in French Guiana, » adds Sylvie Jérémie, INRAP’s deputy science and technology manager for French overseas territories : « The fact that we have found fragments of pottery at such an ancient site tends to prove that its occupants began using ceramics 2,000 years earlier than previous evidence suggested. » The site is exceptional not only as regards archaeological findings, but also scientific methodology. To fit in with scheduling constraints, researchers applied an operating strategy geared to the sandy soil of the Guianese coastline. This method proved useful during archaeological digs at Saint-Laurent-du- Maroni in January 2009 and could inspire similar operations in French Guiana. And not without reason, for following on from these digs, collaborative work for the Amazonie 2 programme driven by CNRS, the French national scientific research centre, should continue to reveal more about the lives of French Guiana’s first occupants. JUILLET 2009 cnesmag/37



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