CNES Mag n°42 jul/aoû/sep 2009
CNES Mag n°42 jul/aoû/sep 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de jul/aoû/sep 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : destination Guyane

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J POLITIQUE Business & politics www.cnes.fr Les premiers pas de l’Europe spatiale, interview d’Yves Sillard. Europe’s first steps in space : interview with Yves Sillard. http://www.cnes.fr/50ans/rubrique « Compte à rebours » Signature de la convention de l’Esa le 30 mai 1975 à Paris. The ESA founding agreement is signed in Paris on 30 May 1975. DES NUAGES AU-DESSUS DE L’EUROPE SPATIALE Engagement de la France dans un programme volontariste d’accès à l’espace, fondation du Cers/Esro et mobilisation de la communauté internationale… de la création du Comité de recherches spatiales en 1959 à l’acte de naissance de l’Esa en 1975, il aura fallu moins de vingt ans pour rassembler les prérequis à la construction d’une politique spatiale européenne. Une aventure humaine et scientifique exaltante mais parfois… tumultueuse. En 1969, lorsque Georges Pompidou accède à la présidence de la République, il reste dans la lignée des grands projets du général de Gaulle, dont il a assuré toute ou partie de la mise en œuvre comme Premier ministre. Il engage donc la France dans un processus de modernisation et d’industrialisation. Dans le nouveau gouvernement, conduit par Jacques Chaban-Delmas, l’espace n’a plus la même priorité. Le lien direct avec le Premier ministre est rompu. Les activités spatiales dépendent dorénavant du ministère du Développement industriel et scientifique, dirigé par François-Xavier Ortoli. Jusqu’à la fin de 1972, la politique spatiale française est rythmée par des soubresauts au sein des organisations européennes. Ces crises à répétition trouvent leur aboutissement en 1973 avec la décision de créer une organisation européenne unique u LILIANE FEUILLERAC pour le/for CNES/HERVÉ MOULIN, vice-président de l’Institut français de l’histoire spatiale/Vice-President of the French space history institute Le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, visite le pavillon du CNES lors du salon du Bourget (1975), en présence de Maurice Levy, président du CNES, et Michel Bignier, directeur général. French President Valéry Giscard d'Estaing visits the CNES pavilion at the 1975 Paris Air Show, accompanied by Director General Michel Bignier. Histoire et de lancer le programme Ariane. Cependant, les conséquences financières du choc pétrolier de 1973 et la mort de Georges Pompidou modifient le paysage politique national. En mai 1974, Valéry Giscard d’Estaing, élu nouveau président de la République, envisage, pour des raisons politiques tout autant que financières, de remettre en cause la plupart des grands projets de l’ère gaullienne. Le lanceur européen Ariane est de ceux-là. Un sursis à exécution préjudiciable La France souhaitant limiter à 62% son engagement financier dans Ariane, l’avenir de ce projet, voulu par la France, reste incertain pendant plusieurs mois. Les seuls crédits inscrits au budget correspondent à un arrêt du programme. Devant les conséquences politiques d’une telle décision et sous la forte pression des responsables français du CNES et des industriels européens concernés, en octobre, un conseil restreint présidé par le Premier ministre Jacques Chirac permet de sortir de l’impasse. Quelques jours plus tard, le Conseil des ministres confirme la poursuite du programme. Un recentrage des programmes Cependant, les limites budgétaires imposées ont des conséquences importantes sur la partie française de celui-ci. En contrepartie de l’engagement dans Ariane, le gouvernement demande au CNES d’arrêter plusieurs projets (lanceur Diamant, fusées-sondes) et de suspendre ou de repousser 28/cnesmag JUILLET 2009
J Business & politics POLITIQUE d’espace Space history Stormclouds over spacefaring Europe From the creation of the Space Research Committee in 1959 to the birth of ESA in 1975—and through France’s strong commitment to acquiring a space launch capability, the foundation of ESRO and the mobilization of the international community—it took less than 20 years to lay the groundwork for a European space policy. This proved an exciting if sometimes rocky human and scientific adventure. les études de plusieurs autres (satellites et expériences). Dorénavant, en matière de lanceurs, la France s’en remet totalement à l’Europe dans le cadre de la nouvelle Agence spatiale européenne, dont elle ratifie, en 1980, la convention qui avait été signée le 30 mai 1975. En janvier 1976, un décret modifie l’organisation du CNES. Ce texte qui renforce la concertation entre le CNES, les ministères et les organismes publics intéressés, introduit un commissaire du gouvernement et crée un Conseil des applications spatiales. Sur la demande d’Yves Sillard, le nouveau directeur général du CNES, une étude de réorganisation est confiée à Jacques Blamont, haut conseiller scientifique. Celui-ci va préconiser la mise en place de la direction technique au Centre spatial de Toulouse, une nouvelle étape qui, en regroupant les moyens, optimise le fonctionnement. « J’ai voulu rassembler l’ensemble du CNES autour d’un même objectif : un satellite (Spot), développé par le CNES, tiré par un lanceur (Ariane), développé par le CNES, à partir d’un pas de tir dirigé par le CNES (Kourou) », dira Yves Sillard. Bref dans sa durée mais lourd d’intensité, cet épisode critique dans l’histoire spatiale française et européenne a démontré que le rôle moteur de la France dans la construction d’une Europe spatiale suffisamment forte, à même de s’émanciper de la suprématie américaine, reposait avant tout sur la volonté des hommes qui composent la communauté spatiale. On becoming French President in 1969, Georges Pompidou continued along the same lines as the key projects he had steered through as Prime Minister under President Charles de Gaulle, as he undertook to modernize the country and develop its industry. In the new government led by Jacques Chaban Delmas, space was lower down the order of priorities. Its direct line to the Prime Minister was cut, bringing it under the remit of the Ministry of Industrial and Scientific Development, headed by François-Xavier Ortoli. Until the end of 1972, French space policy remained hostage to the turmoil within Europe’s space organizations. A series of crises came to a head in 1973 with the decision to create a single European space organization and launch the Ariane programme. However, the financial effects of the 1973 oil crisis and Georges Pompidou’s death recast the national political landscape. In May 1974, the newly elected President Valéry Giscard d’Estaing decided—for political as much as financial reasons—to review most of the major projects inherited from the de Gaulle era. The European Ariane launcher was one such project. A programme in limbo With the new government seeking to limit France’s funding contribution for Ariane to 62%, the future of this project initiated by France remained uncertain for several months as budget restrictions threatened to shut down the programme altogether. Given the political fallout this would have caused, and under strong pressure from CNES officials and European industry leaders, a closed-circle cabinet meeting chaired by Prime Minister Jacques Chirac in October broke the deadlock and a few days later the full cabinet gave the programme its backing. Programmes refocused Despite the go-ahead, the budgetary restrictions had a major impact on France’s involvement in the project. In return for its commitment to Ariane, the government asked CNES to halt several projects (among them the Diamant launcher and sounding rockets) and to suspend or defer design study work on several other satellite and experiment projects. From this point on, France left the pursuit of launch policy entirely in the hands of the new European Space Agency (ESA) created under the agreement signed on 30 May 1975, finally ratified in 1980. In January 1976, a government decree modified CNES’s organizational structure, seeking to create a closer relationship between the agency, ministries and public bodies, by appointing a government commissioner to the CNES board and creating a space applications council. Yves Sillard, CNES’s new Director General, asked senior science advisor Jacques Blamont to review the agency’s organization. Blamont recommended transferring its engineering directorate to the Toulouse Space Centre, thereby pooling resources to optimize operations. As Yves Sillard declared at the time : « I wanted to reunite the agency behind the same goal : a satellite (SPOT) developed by CNES, to be orbited by a launcher (Ariane) developed by CNES, from a launch base operated by CNES (Kourou). » Brief yet intense, this critical episode showed that France’s pivotal role in forging a European space programme strong enough to challenge the United States’supremacy came down in the final analysis to the commitment of the space community. Le Centre spatial de Toulouse en juin 1975. The Toulouse Space Centre in June 1975. JUILLET 2009 cnesmag/29



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