CNES Mag n°42 jul/aoû/sep 2009
CNES Mag n°42 jul/aoû/sep 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de jul/aoû/sep 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : destination Guyane

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J POLITIQUE Business & politics fique. En tant que citoyen, chacun peut être amené à soutenir ou non des idées ou des projets de société qui leur sont proposés. Cela ne peut se faire qu’avec un bagage minimum qui permet d’en comprendre les enjeux. L’espace s’installe durablement à la Cité des sciences et de l’industrie avec une nouvelle exposition permanente de 1000 m² dédiée aux applications spatiales au service de la Terre. Deux parties pour deux perspectives : « Regards vers la Terre » présente des images rares et insolites de notre planète vue par les satellites et traite des apports des sciences et technologies spatiales dans les activités humaines. Le second volet, « En route vers l’espace », s’inscrit dans la dimension historique de la conquête spatiale et montre qu’il reste encore des défis humains et technologiques ambitieux à relever. Cette exposition est réalisée en partenariat avec EADS Astrium, l’Esa et le CNES. Un bel ouvrage préfacé par Claudie Haigneré est publié par les éditions Le Pommier dans l’esprit et la continuité de l’exposition : Objectifs Terre : la révolution des satellites. Depuis du 16 juin 2009. Space is now a permanent fixture at the Cité des Sciences et de l’Industrie in Paris with a new 1,000-sq.m exhibition dedicated to space applications. The display is in two parts : the Earthobservation section includes rare and unusual satellite imagery of our planet and looks at the contribution of space science and technology to human activity ; the second section retraces the history of space exploration and charts the ambitious human and technological challenges ahead. The exhibition was developed in partnership with EADS Astrium, ESA and CNES. At the same time, a superb book prefaced by Claudie Haigneré, titled Objectifs Terre : la révolution des satellites, is being released by publishers Le Pommier alongside the exhibition, which opened on 16 June. Il semble que les jeunes se détournent des carrières scientifiques et techniques. Quelle est votre analyse ? Claudie Haigneré : Les sciences ont une image figée et c’est dommage ! Il faut, en priorité, « donner envie de science » aux enfants, même très jeunes. En ce sens, la Cité des sciences prend une part active puisqu’elle accueille les enfants à partir de 2 ans ! On peut donner envie de science aux jeunes en les étonnant, en leur donnant des émotions à travers la surprise, la beauté, en sollicitant tous les sens, en proposant des formes ludiques, innovantes, actives… Il faut aussi aborder les sciences avec les outils qui « leur parlent », qui sont les leurs, le Web, voire les réseaux sociaux… même si la médiation humaine reste présente. Enfin, pour faire aimer les sciences, il faut provoquer la rencontre avec des chercheurs et donner à partager leur passion, leur enthousiasme. Pour moi, la jeune génération a besoin de se motiver pour des projets audacieux. Il faut montrer que la science et la technologie sont de formidables domaines de création, qu’elles peuvent également offrir des profils de carrière intéressants, ouvrir la porte à un avenir professionnel exaltant. Yannick d’Escatha : Le moindre attrait des sciences et des techniques chez les jeunes est un phénomène qui paradoxalement touche toutes les sociétés qui ont connu une prospérité et une qualité de vie issues notamment des progrès technologiques. Les disciplines scientifiques et l’in- PERMANENT EXHIBITION On 16 June, a new permanent exhibition dedicated to space and Earth observation, called Objectifs Terre, opened at the Cité des Sciences et de l’Industrie in Paris. Claudie Haigneré, President of the Cité des Sciences, and CNES President Yannick d’Escatha outline the value of this joint effort. What challenges and opportunities does outreach, particularly space outreach, entail ? Claudie Haigneré : Health and the environment are two major challenges facing us in the 21 st century and science is vital to advance understanding and devise solutions. Space outreach means explaining these challenges to a broad public and raising awareness of applications that benefit our daily lives, like weather forecasting, medicine, telephony or communications. Services underpinned by space are allaround us and will continue to develop in the years ahead. It also means communicating between domains and across Europe, as today it’s clear that we need to address the challenges of space from a European perspective. The Cité des Sciences is going Space at the crossover of art and science to put on a series of international citizens’conferences where the public will be invited to take part, because science should be pivotal to democratic debate. The new permanent exhibition is another valuable outreach tool, with dynamic and interactive features to suit all levels of inquiry. And this exhibition is based on a new approach : it doesn’t give all the answers but stimulates visitors’curiosity. In this sense, it’s a starting point for more in-depth, personal study in books, on the Internet or elsewhere. Before, museums always presented a snapshot of the past. In the future, they will need to motivate people to learnand broaden their culture. Yannick d’Escatha : We feel it’s very important to explain and raise public awareness of the challenges of space. Few people realize that dozens of space applications are instrumental in their daily lives, notably satellite applications like information sharing (telephony, television, broadband Internet and data transmission), navigation (GPS and Galileo), weather forecasting, online satellite imagery, climate change research or safety of life (relief operations with Argos transmitters and crisis management), not forgetting defence. We also want to showcase CNES’s role as the national space agency, explain French, European and international space programmes, and help to foster a broad space and technology culture. If in so doing we succeed in getting youngsters interested and maybe even inspiring future vocations, then so much the better ! Developing this space culture is also necessary to understand the key issues of our time, which almost always involve science in some way or another. Each citizen may or may not support ideas and projects that impact our society, and to do that they need a minimum of knowledge to understand what’s at stake. Youngsters appear to be shunning careers in science and engineering. Why do you think this is so ? Claudie Haigneré : Science has a somewhat starchy image, and that’s a pity. Our priority must be to get children interested in science, even at a very young age. The Cité des Sciences is working actively to achievethis, since we admit children as young as two years old. We can get young people interested in science by surprising them, moving them, arousing their senses and offering fun, innovative and interactive features. We also need to approach science through 26/cnesmag JUILLET 2009
J Business & politics POLITIQUE génierie restent très attractives en Chine ou en Inde par exemple, pour qui elles sont la promesse d’un avenir meilleur à court terme. Les jeunes ont besoin d’être stimulés dans leur imaginaire et en même temps qu’on leur ouvre des perspectives d’avenir, et notamment professionnelles, bien réelles. Il est vrai que les jeunes que nous étions il y a plusieurs décennies ont connu une épopée spatiale formidable où chaque mission était un nouvel exploit de l’homme dans sa quête de découverte et de surpassement car tout était à construire, à inventer. Tout en conservant une capacité à émerveiller – je pense aux programmes d’exploration de l’Univers et des planètes –, le spatial est aujourd’hui à un tournant de son histoire, car il est vraiment capable d’apporter des services vitaux au bénéfice de l’homme et de la collectivité pour protéger la vie sur terre. C’est peut-être moins connu mais tout aussi fondamental. Je suis ainsi convaincu que la montée des préoccupations environnementales et de développement durable va faire renaître un vrai engouement pour les disciplines scientifiques auxquelles l’espace contribue énormément. Donc je suis optimiste pour les années à venir. Comment voyez-vous la collaboration entre des organismes tels que le CNES et les établissements de culture tels que la Cité des sciences ou le Palais de la découverte ? Claudie Haigneré : Cette exposition permanente n’est que le début d’une démarche commune. Elle va se poursuivre, notamment avec la publication d’un ouvrage remarquable, à l’élaboration duquel ont participé des scientifiques, des ingénieurs du CNES, de l’Esa… Les établissements culturels tels que la Cité des sciences ou le Palais de la découverte doivent être des lieux où peut se prolonger, de manière esthétique et artistique, le voyage scientifique. Ma mission est aussi de créer un grand établissement qui soit un pôle au carrefour de la science et des arts. Mais il ne doit pas être isolé : il sera d’autant plus dynamique qu’il « dialoguera » avec d’autres pôles, tant à l’échelle européenne qu’au niveau de la région, comme la Cité de l’espace à Toulouse… qui seront des partenaires privilégiés dans ce dialogue. Yannick d’Escatha : Une fois posés les principes et les enjeux de la communication scientifique et technique vers le grand public et notamment les jeunes. Il faut rendre les choses concrètes, amusantes, ludiques, en utilisant les données et appareils spatiaux, qui s’y prêtent particulièrement bien. C’est pourquoi je pense que toutes les énergies et toutes les compétences doivent être mobilisées. Le CNES a acquis de longue date une grande pratique de la communication sur les sujets spatiaux, ceci pour toutes les tranches d’âge. La Cité des sciences et de l’Industrie ou le Palais de la découverte ont pour leur part une parfaite maîtrise de la médiation avec le grand public et, ce qui est essentiel, un énorme volume de visiteurs. Fond et forme doivent donc être imbriqués au mieux pour rendre la science et la technologie attractive et accessible. C’est dans cet esprit que le CNES collabore avec de nombreuses institutions et qu’il est devenu partenaire de la nouvelle exposition permanente « Objectifs Terre » qui vient d’ouvrir à la Cité des sciences et de l’industrie. POUR EN SAVOIR PLUS : FIND OUT MORE AT qwww.cite-sciences.fr the kind of tools they use every day, like the Web and social networking sites, while maintaining human mediation. Lastly, to make science interesting we need to bring youngsters into contact with researchers who can share their passion and enthusiasm. To my mind, the younger generation needs to be motivated by bold and challenging projects. We need to show them that science and technology are wonderful opportunities to express their creative talents, as wellas offering interesting career prospects and an exciting professional future. Yannick d’Escatha : Paradoxically, the relative lack of interest for science, technology and engineering among youngsters is something affecting all societies where technologies have been instrumental in increasing prosperity and quality of life. Science and engineering subjects are still very attractive in China and India, for example, where they are seen as a guarantee of a better short-termfuture. We need to fire youngsters’imagination and offer them real prospects for the future, particularly in the job market. It’s true that when our generation was young, we were captivated by the space adventure at a time when each new mission was pushing the envelope and was a heroic achievement, because everything had to be built and invented from scratch. While space still has that capacity to awe and inspire, through space exploration, it is today at a turning point in its history, since it has the potential to provide vital services to protect life on Earth for humankind and society. This role is perhaps less well-known, but just as fundamental. I also believethat growing concern for environmental issues and sustainable development will rekindle enthusiasm for areas of science to which space is contributing hugely. So I’m optimistic for the years ahead. How do you see agencies like CNES working with cultural bodies like the Cité des Sciences or the Palais de la Découverte ? Claudie Haigneré : This permanent exhibition is just the start of a joint effort that we intend to pursue, notably with the publication of a remarkable book to which scientists and engineers at CNES and ESA have contributed. Cultural venues like the Cité des Sciences or Palais de la Découverte must be places where people can pursue their scientific inquiry from a more aesthetic and artistic angle. My mission is also to create a major venue at the crossover of science and art. But it mustn’t operate allalone : it will be energized by working in harmony with other venues, in Europe and in the regions, like the Cité de l’espace theme park in Toulouse. Yannick d’Escatha : Once we’ve defined the guidelines and issues for science and technology outreach to the broad public and young people in particular, we have to make things relevant and enjoyable for them. Space data and instruments are a really effective way to do that. So I think we need to mobilize all the energies and skills at our disposal. CNES has extensive experience of communicating about space subjects for allages. The Cité des Sciences and the Palais de la Découverte are past masters in the art of mediation and, crucially, attract large numbers of visitors. Formand content must therefore be closely interlinked to make science and technology attractive and understandable. It is in this vein that CNES is collaborating with many institutions and partnering the new Objectifs Terre permanent exhibition that opened recently at the Cité des Sciences et de l’Industrie. JUILLET 2009 cnesmag/27



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