CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de avr/mai/jun 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : AMA 2009, une année "big bang"

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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J monde World Mis en orbite en février 2006, Akari ou Astro-F, satellite d’astronomie haute performance dans l’infrarouge est le fruit d’une collaboration entre l’Esa et la Jaxa. The Akari (Astro-F) high-performance infrared satellite, orbited in February 2006, is a joint ESA/JAXA mission. a pris un certain temps pour s’imposer dans une nation prémoderne qui a longtemps privilégié la technique (monozukuri, ou « fabrication des choses ») aux sciences. Initié par les astronomes chinois à partir du VI e siècle, il aura fallu attendre la fin du Shogunat dans la seconde partie du XIX e siècle pour que le Japon s’ouvre aux connaissances occidentales dans ce domaine. En dépit de ce contexte, le Japon dispose aujourd’hui d’un programme astronomique florissant, géré par un Observatoire astronomique national (NAOJ) qui supervise les projets au sol ou en orbite. Une panoplie d’infrastructures terrestres Outre le télescope Subaru, le Japon dispose de nombreux instruments pointés vers les étoiles. Le plus impressionnant se trouve certainement sur le site de Nobeyama, au cœur des Alpes japonaises, qui abrite sa plus grande antenne d’un diamètre de 45 mètres. Le système de radioastronomie Vera rassemble quatre radiotélescopes répartis sur l’archipel, pour réaliser une carte en trois dimensions de notre galaxie. L’observatoire d’astrophysique d’Okayama possède, lui, un télescope optique destiné à l’astronomie stellaire, à la physique de la matière interstellaire et à la recherche de planète extrasolaires. Dans un autre hémisphère, le Japon participe au projet international Alma, qui prévoit d’ériger plus de soixante antennes dans le désert chilien de l’Atacama. Enfin, il ne faut pas oublier le site du détecteur Super- Kamiokande, qui a permis au professeur Masatoshi Koshiba de recevoir le prix Nobel de physique en 2002. Cet immense réservoir creusé au centre de la montagne sert à détecter les neutrinos qui traversent sans cesse notre planète. Pas moins de 30 satellites dédiés à l’astronomie Grâce à ses infrastructures en orbite, le Japon a acquis une réputation de spécialiste en astronomieX, infrarouge, ou encore en observation du Soleil (intérêt naturel pour un pays qui le place sur son drapeau national !). La division scientifique de la Jaxa, l’Isas, a lancé plus de 30 satellites scientifiques depuis les années 1960, dont de nombreux télescopes. Les derniers en date sont le satellite Astro-E2 (Suzaku, ou « L’Oiseau rouge du Sud », selon l’astronomie traditionnelle chinoise) pour l’observation dans le domaineX, Astro-F (Akari, ou « Lumière ») dans le domaine infrarouge, ou Solar-B (Hinode, « Soleil Levant ») pour l’étude du Soleil. La prochaine mission d’astronomie lancée par l’Isas sera le télescope de radioastronomie interférométrique Astro-G, qui observera notre Univers en complément des antennes sol. ASTRONOMY Japan reaches for the stars Although astronomy was never part of its culture, Japan has caughtup with its Chinese and Indian neighbours and can boast a Nobel physics prize, state-of-the-art telescopes and an ambitious space programme. This year, Japan celebrates the 10 th year in operation of Subaru (Japanese for the Pleiades star cluster), the ground-based telescope that dominates the Hawaiian archipelago from its position atop Mauna Kea, a volcano hosting telescopes from all over the world. With itseight-metre mirror, Subaru has already provided scientific data that have taken Japanese astronomers to the forefront of world astronomy. Its successor is already in the pipeline. Planned for 2020, ELT—Extremely Large Telescope— will feature a 30-metre mirror. Japan has come a long way : China and India had been observing the stars for much longer. Astronomy took a while to find its niche in a pre-modern nation whose priorities lay in technology (monozukuri, or the art of manufacturing) rather than science. Initiated by Chinese astronomers in the 6 th century, it was only at the end of the Shogunate in the latter half of the 19 th century that Japan openedup to western knowledge in this area. Despite its late start, Japan is now engaged in a flourishing astronomy programme run by the National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ), which supervises both terrestrial and orbital projects. A panoply of ground-based infrastructures The Subaru telescope is just one of many Japanese instruments pointing skywards. The most impressive is no doubt its 45-metre antenna on Nobeyama in the Japanese Alps. The VERA radio astronomy system comprises four radio telescopes spread across the archipelago to plot a 3D map of our galaxy. The Okayama astrophysics observatory features an optical telescope designed for stellar astronomy, the physics of interstellar matter and the search for extrasolar planets. In another hemisphere, Japan is taking part in the international ALMA project to erect over 60 antennas in the Atacama Desert, Chile. Finally, the Super-Kamiokande detector provided Professor Masatoshi Koshiba with the input for his 2002 Nobel Prize for Physics. This huge reservoir dug out of a mountain detects the neutrinos constantly bombarding our planet. Over 30 astronomy satellites to its credit Japan is reputed for X-ray and infrared astronomy and solar observation (perhaps only natural for a country whose flag features the Sun). JAXA’s science division, ISAS, has launched over 30 science satellites since the 1960s, including numerous telescopes. The latest are Astro-E2 (Suzaku, Red bird of the South in traditional Chinese astronomy) for X- ray missions ; Astro-F (Akari, Light) for infrared spectra ; and Solar-B (Hinode, Rising Sun) for solar research. The next ISAS astronomy mission will be the Astro-G radio telescope to complement ground observations. 64/cnesmag AVRIL 2009
J World monde europe u GENEVIÈVE GARGIR, CNES ESPACE ET INNOVATION Élaboration d’une stratégie nationale À l’appel du Conseil européen de lancer un plan européen de l’innovation, la France élabore, en parallèle, sa stratégie de recherche et d’innovation qui va s’intégrer dans l’Espace européen de la recherche. Le Conseil européen du 11 et 12 décembre 2008, sous la présidence française de l’Union européenne, a placé l’espace au cœur du grand défi européen en matière d’innovation : « L’Europe doit continuer à investir dans son avenir. Sa prospérité future est à ce prix. Le Conseil européen appelle au lancement d’un plan européen pour l’innovation, en liaison avec le développement de l’Espace européen de la recherche ainsi qu’avec la réflexion sur l’avenir de la stratégie de Lisbonne au-delà de 2010, embrassant toutes les conditions du développement durable et les principales technologies du futur (notamment l’énergie, les technologies de l’information, les nanotechnologies, les technologies spatiales et les services qui en découlent, les sciences du vivant). » En France dés le mois de septembre, le Conseil des ministres a acté le lancement d’une « stratégie nationale de recherche et d’innovation » (SNRI). L’objectif est de présenter une vision d’ensemble des défis à relever dans le domaine de la recherche et de l’innovation, pour coordonner les efforts autour d’orientations définies à l’échelle du pays. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche met en œuvre cet exercice dont la synthèse est attendue pour le mois de mai 2009. La préparation de cette stratégie nationale est fondée sur une méthode de c AVRIL 2009 cnesmag/65



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