CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de avr/mai/jun 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : AMA 2009, une année "big bang"

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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J dossier Special report u ANNIE BAGLIN, responsable scientifique du programme Corot/CoRoT Principal Investigator Un cœur convectif plus étendu que prévu… pour la sismologie Les oscillations de type solaire ont été détectées dans la plupart des étoiles analogues au Soleil déjà observées. C’est l’objectif le plus dimensionnant pour le programme de sismologie. L’analyse des fréquences plaide en faveur d’un cœur convectif plus étendu que ce que prédisent les modèles classiques. Les amplitudes et les durées de vie semblent en général plus faibles que les prédictions théoriques et conduisent à réviser les calibrations des modèles. Plus étonnant, ces oscillations ont été observées dans des étoiles chaudes ainsi que dans de très nombreuses étoiles géantes. Dans les premières, le très faible bruit instrumental a permis de détecter de nombreux modes de basse fréquence. La comparaison avec les modèles d’excitation de ces modes conduit, là aussi, à favoriser un cœur convectif étendu. Corot Premiers résultats probants Début février à Paris, lors du premier symposium international consacré à Corot, ont été rendus publics les premiers résultats de sa double mission, en sismologie stellaire et en découverte d’exoplanètes. Corot-Exo-7b, la plus petite exoplanète jamais observée à ce jour, en a été incontestablement la vedette. En orbite depuis plus de huit cents jours, le satellite fonctionne parfaitement et les données collectées (sous forme de courbes de lumière) satisfont toutes les exigences de la communauté scientifique qui a conçu ce projet. Corot atteint la précision demandée sur cette mesure du flux, qui, tout en variant en fonction de l’éclat de l’étoile, est le plus souvent cent fois meilleure que les mesures précédentes. De plus, ses sessions d’observation sont à la fois très longues (plus de cent cinquante jours) et sans interruptions importantes (moins de 7%). Détection de sept nouvelles planètes Le signal photométrique de Corot permet, quant à lui, de détecter des « transits », c’est-à-dire une baisse de luminosité produite par le passage du disque planétaire devant le disque stellaire qu’il occulte partiellement. Des méthodes automatiques identifient ces « candidats planètes ». Chaque observation de 1200 étoiles en détecte 2 à 300. Mais est-ce bien une planète ? Car d’autres phénomènes peuvent donner un signal analogue et produire ainsi des « fausses alarmes ». Le tri est sévère. Finalement seules 2 ou 3 planètes par observation sont confirmées. La récolte de Corot est pour le moment de sept planètes. Six d’entre elles ont à peu près la taille de Jupiter, mais elles ont toutes une particularité commune à des planètes connues. Corot a découvert la planète la plus massive et la plus dense (un rayon voisin de celui de Jupiter, mais vingt fois sa masse). La dernière découverte est la plus petite jamais observée, Corot-Exo-7b. Son rayon est de 1,7 fois celui de la Terre. Sa masse est encore inconnue car les observations (en cours) sont extrêmement délicates. Bien d’autres sujets de physique stellaire sont concernés par les données de Corot, la rotation des étoiles, le degré d’activité magnétique, les systèmes binaires… Sa mission est donc loin d’être finie. Pour mesurer finement la lumière émise par les étoiles, quatre défis techniques auront été relevés par le satellite Corot : la stabilité de pointage, la protection contre la lumière parasite, la stabilité thermique des capteurs d’images, les périodes d’observation de 150 jours. Ici déploiement des panneaux solaires testés chez Thales Alenia Space. To obtain such precise measurements of starlight, the CoRoT spacecraft has achieved four feats of engineering : pointing stability, straylight rejection, thermal stability of the imaging sensor and observation periods of 150 days. Here, solar array deployment is tested at Thales Alenia Space. 54/cnesmag AVRIL 2009
J Special report dossier Conclusive results After more than 800 days in orbit, the CoRoT spacecraft is working like a charmand its light curves have delighted the scientific community supporting the project. CoRoT’s measurements of variations in the brightness of stars have attained the required precision, in most cases offering a 100-fold improvement over previous instruments. What’s more, it is also able to survey the skies for longer (more than 150 days) and without long interruptions (less than 7% of the time). Larger-than-expected convective core CoRoT has detected solar-like oscillations in most Sun analogues already observed, the key objective of the seismology mission. Analysis of frequencies suggests that the convective core is larger than predicted by conventional models. Generally speaking, amplitudes and lifetimes appear smaller than theoretical predictions, leading research teams to recalibrate their models. More surprisingly, these oscillations were observed in hot stars and in a very large number of giant stars. The very low level of instrument noise enabled CoRoT to detect many low-frequency modes in hot stars. When compared with excitation models, these modes also point to a larger convective core. Seven new planets detected CoRoT’s photometric signal detects planetary transits, that is, the dip in brightness seen on a light curve when the disk of a planet passes in front of the disk of its star, partially occulting it. Candidate planets are identified automatically. Between 2 and 300 candidates are detected for every 1,200 stars observed. But other phenomena can generate a similar signal and trigger a false alarm, so the selection processis strict. In the final analysis, only two or three planets are confirmed. CoRoT has so far detected seven new planets. Six are roughly the size of Jupiter and are all specific compared with previously known planets. CoRoT has found the most massive and most dense planet to date, with a radius close to that of Jupiter’s but 20 times more massive, and its latest discovery, CoRoT-Exo-7b, is the smallest ever encountered with a radius only 1.7 times that of Earth’s. CoRoT-Exo-7b’s massis not yet known, as scientists are still working to tease out the data. CoRoT’s data covers other fields of stellar physics such as star rotation, magnetic activity and binary systems, so its mission is far from over. www.cnes.fr LES NOUVEAUX MONDES DE COROT Conversation spatiale avec Pierre Barge Discovering new worlds Space talk with Pierre Barge http://www.cnes.fr/webmag Image composite de la galaxie Medusa à partir des données en rayon X du télescope Chandra X-Ray (bleu) et des lumières optiques du télescope spatial Hubble (orange). Composite image of the Medusa galaxy from Chandra X-ray data (blue) and optical data from the Hubble Space Telescope (orange). « UNE PRÈS DE DEUX FOIS CELLE DE LA TERRE. » LA RÉCOLTE DE COROT EST POUR LE MOMENT DE SEPT PLANÈTES DONT SIX DE LA TAILLE DE JUPITER, « CoRoT has so far detected seven new planets : six are roughly the size of Jupiter and one is nearly twice the size of Earth. » missions to rendezvous with and return samples from a near-Earth object (Marco Polo, a joint ESA/JAXA project) and the study of gas giant planets (EJSM, a joint ESA/NASA project). Missions now in preparation are focusing on Mars, with NASA’s Mars Science Laboratory (MSL 2011) mission, and a strong instrument contribution to BepiColombo, the European mission to study Mercury in collaboration with Japan. The programme also includes research into the Sun and space plasmas. A long-termobjective of this field of research is to be able to forecast « space weather » effects generated by the Sun. The Picard microsatellite, which CNES is developing, plans in 2009 to observe the Sun and possible relationships between its variations and shifts in Earth’s climate. Looking further into the future, ESA’s Solar Orbiter mission—coordinated with a similar effort by NASA—hopes to probe the inner mechanisms driving events on the Sun’s surface like solar flares. Promising future The space research and exploration programme also includes an astronomy component—spanning cosmology, extrasolar planets, stars, galaxies and interstellar clouds—that is developing instruments for several ESA missions like Herschel and Planck, as wellas the Gaia mission to map the Milky Way. The CoRoT microsatellite, which has been uncovering previously unsuspected aspects of stars and hunting out exoplanets for the past two years, was developed by CNES with international partners. Another example is SVOM, a major French contribution to a Chinese project to observe gamma-ray bursts, the high-energy events thought possibly to signal the fusion of two stars at the end of their lives. Two newcomers in the field of space that have emerged in France with CNES’s support are the fundamental physics community pursuing projects to study time, space and gravitation, and the astro/exobiology community seeking to retrace the origins of life on Earth and in the Universe. The portfolio of astronomy projects currently underway is therefore extremely rich and promising. Many other ideas and ambitious projects were put forward at the latest space science seminar in March. Some will be furthered and possibly lead to missions before 2020. AVRIL 2009 cnesmag/55



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