CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de avr/mai/jun 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : AMA 2009, une année "big bang"

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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J société Society En Afrique, le canard sauvage n’est pas suivi en raison de menaces sur son espèce mais en tant que vecteur potentiel de maladies. In Africa, wild ducks are not tracked as a threatened species but because they are potential carriers of disease. nourriture trouvée en bordure de banquise (restes de phoques mangés par l’ours, crustacés, petits animaux marins, etc.). En raison de la fonte de la banquise, la nourriture s’éloigne des colonies nicheuses, les oiseaux doivent faire des centaines de kilomètres plus au nord pour se nourrir. Les balises Argos nous permettent de les localiser pour savoir où les oiseaux passent l’hiver, et ce qu’ils font en automne après la période de reproduction. Argos permet également d’observer si l’oiseau revient dans la même colonie, et donc sa fidélité au site de reproduction, ou s’il y a des échanges avec d’autres colonies de Norvège, de Russie ou du Canada. Enfin, comme ces oiseaux vivent dans des territoires hostiles et difficiles d’accès aux hommes, la pose de balises sur des oiseaux avant la période de reproduction nous a permis de trouver de nouvelles colonies, grâce à la localisation satellitaire, et de mieux connaître l’impact du changement climatique sur leur devenir. » Les canards sauvages suivis en Afrique Certains oiseaux sont suivis non pas en raison de menaces sur leur espèce mais parce qu’ils intéressent les épidémiologistes en tant que vecteurs potentiels de maladie. Par exemple, les canards sauvages sont des réservoirs potentiels des virus de l’influenza aviaire. Il s’agit pour les chercheurs de suivre et de mesurer leurs déplacements pour mieux évaluer le potentiel de dissémination des virus par ces oiseaux. Afin d’établir un plan de vol complet et précis, ils équipent de balises Argos et GPS (12 à 30 g) ces oiseaux migrateurs. Via un financement de la FAO, les chercheurs du Cirad ont équipé en collaboration avec Wetlands International et l’USGS, depuis deux ans, 43 canards sauvages au Mali, au Nigeria et au Malawi. « Nous observons, précise Nicolas Gaidet, chercheur au Cirad, les oiseaux qui se déplacent sur le continent africain, mais aussi les oiseaux européens qui viennent passer l’hiver en Afrique. Avec Argos, nous avons pu suivre la migration d’un canard du Nigeria jusqu’en Russie ! Nous avons d’autres résultats intéressants : au Nigeria, grâce au suivi par satellite nous avons pu mettre en évidence, pour la première fois, la survie et les déplacements d’un canard infecté par un virus influenza aviaire hautement pathogène (H5N2). Dans le cadre du projet Gripavi, financé par le MAEE, nous analysons les cartes de localisation fournies en temps quasi réel par le système Argos qui nous sont précieuses pour évaluer les zones et les périodes de contact entre oiseaux sauvages et oiseaux domestiques. Ces cartes nous permettent de mieux évaluer les risques de la propagation des virus. » POUR EN SAVOIR PLUS : FIND OUT MORE AT qhttp://grearctique.free.fr http://www.seaturtle.org/tracking/index.shtml ? project_id=233 POUR EN SAVOIR PLUS : FIND OUT MORE AT qhttp://wildbirds-ai.cirad.fr/http://avian-influenza.cirad.fr/to broaden our scientific knowledge of ospreys and kick off a major educational programme based on this tracking project. » The Ivory gull : 21 st -century Dodo ? Adrian Aebischer, biologist and ornithologist at the Natural History Museum in Fribourg, Switzerland, and an expert in satellite bird-tracking (storks, kites, eagle owls and particularly ivory gulls) talks about the ivory gulls studied as part of the Ecopolaris mission : « The ivory gull may turn out to be the dodo of the 21 st century ! It is the most emblematic bird of the Arctic and, alongside the polar bear, the most threatened with medium-termextinction in the Arctic because of global warming. The world population (Canada, Spitsbergen, Greenland and Siberia) is probably no more than 15,000 pairs. Within just 20 years, for example, Canada has lost almost 80% of its population. Ivory gulls find their food—remains of seals eaten by bears, crustaceans and small marine animals among others—at the edge of the pack ice. Melting ice is distancing food from nesting colonies, so the gulls must now fly hundreds of kilometres north to find food. Argos transmitters track their movements so we know where they spend the winter and what they do in autumn after the breeding season. Argos also shows us whether the birds return to the same colony, revealing their loyalty to one nesting area, or whether there is movement between colonies in Norway, Russia or Canada. As these birds live in a hostile environment difficult for humans to reach, tagging them with transmitters before the mating season has enabled us to find new colonies and better assess the impact of climate change on their future. » Tracking wild ducks in Africa Some birds are tracked not because they are a threatened species but because they may carry certain illnesses. Epidemiologists keep an eye on wild ducks because they are potential carriers of avian’flu. Researchers track and measure their movements so as to better assess the birds’potential for disseminating viruses. They fit these migratory birds with GPS and Argos transmitters weighing 12 to 30 grams to be able to map an accurate, detailed flight plan. Funded by the UN’s FAO, CIRAD researchers in collaboration with Wetlands International and the United States Geological Survey (USGS) have tagged 43 wild ducks in Mali, Nigeria and Malawi over the past two years. CIRAD researcher Nicolas Gaidet explains : « We track birds flying over mainland Africa and European birds wintering in Africa. Argos enabled us to track a duck from Nigeriaup to Russia ! In Nigeria, other interesting results include revealing for the first time the survival and movements of a duck infected by H5N2, a highly pathogenic bird’flu. The Gripavi project funded by the French ministry of Foreign and European Affairs analysed Argos plots in near-real time. These maps are really valuable for spotting the areas and periods when wild ducks and domestic ducks meet, allowing us to better assess the risk of viral propagation. » 34/cnesmag AVRIL 2009
J u BRIGITTE THOMAS, CNES Society société Des satellites aux chaussures ARTEC AEROSPACE, UN NOM À RETENIR Ils ne sont pas plus d’une douzaine et se sont pourtant imposés sur la scène internationale ! Le secret d’Artec Aerospace : une technologie sans faille dans le domaine des vibrations et de l’acoustique. Après avoir fait ses armes dans le spatial, ce bureau d’études se lance aujourd’hui dans la vente sur Internet de chaussures. Il fallait y penser ! Créée en 1991, cette PME située en région toulousaine joue aujourd’hui dans la cour des grands. Sa technologie, issue d’un travail de R&D mené au départ pour le CNES, est unique. Problème de vibration, la marque déposée SPADD (Smart PAssive Damping Device) offre trouve la solution en un temps record. Ce label de qualité repose sur des modèles numériques rapidement développés et complètement spécifiques. « En 1995, nous avons été amenés à travailler sur des équations de physique pour comprendre le comportement de structures complexes, trouver les pistes pour corriger les défaillances et développer les outils numériques adéquats. Ici c’est le calcul qui trouve la solution. Il détermine l’endroit et la matière les mieux adaptés pour régler le problème », précise son PDG, Marc Capdepuy. Là pas de standard, le produit est récurrent seulement pour des applications identiques. Les solutions peuvent aller de quelques grammes (dans l’optique) à plusieurs tonnes (pour les TGV). « Numériquement nous ne sommes pas limités ! » rajoute-t-il. Généralement les études n’excèdent pas le trimestre, excepté si elles sont tributaires d’un créneau d’essai en vol comme c’est le cas pour Airbus ou un satellite ! Labellisée « société innovante » par le ministère de la Recherche L’équipe d’ingénieurs, issue initialement d’Alcatel Space, piste donc dans la structure défectueuse les énergies défor- c FROM SATELLITES TO SHOES Artec Aerospace - There may only be a dozen of them, but Artec Aerospace employees have conquered international markets. Their secret lies in unmatched vibration and acoustics technology. After proving itself in the space sector, this engineering firmis today turning to selling shoes on the Internet. An unusual development to say the least. Founded in 1991, this SME headquartered near Toulouse is now vying with the best. Its technology— based on R&D originally conducted for CNES—is unique. When there’s a vibration problem, Artec’s Smart PAssive Damping Device (SPADD) finds the solution in record time. Quality is assured through rapidly-developed application-specific numerical models. « In 1995, we were led to work on physics equations to understand the behaviour of complex structures, find ways of correcting problems and develop suitable numerical tools. The solution comes from models that determine the best material and place to resolve the problem, » explains CEO Marc Capdepuy. Nothing at Artec is standard ; no a name to remember two products are identical unless the applications are identical. Solutions range from a few grams (in optics) to several tonnes (for TGV high-speed trains). « There are no numerical limits, » adds Capdepuy. Research does not normally take more than three months, except when they have to wait for a flight test opportunity, which is the case for Airbus aircraft or satellites. Ministry of Research-approved Artec’s engineers, formerly at Alcatel Space, seek the deforming energies in the defective structure. They must locate, deviate, amplify and convert these energies. This may appear obvious, but a simple computation is not enough. A combination of numerical tools is needed. All the major groups in the aerospace, rail or automotive industry turn to Artec when they have a noisy valve on an aircraft, vibrations in the chassis or steering wheel of a car, an aerodynamic problem with a train or a satellite/launcher interface hitch (on Ariane 5’supper stage, for example). « Our customers often come to see us when things have gone wrong. Yet if they’d consulted us at the design stage, we could lighten the total mass of their object byup to 20% rather than adding weight. We are the only firmin the world capable of offering that. » Fortunately Artec isn’t just there to pickup the pieces. It is also involved in major developments. It is currently working on a European programme backed by Aerospace Valley near Toulouse to improve the comfort of aircraft cabins, the goal being to reduce noise fourfold. The glass research being carried out in this context could also be applied to cars and houses near highways or airports. Much of Artec’s research could be spun off into civil applications. While its first customers— including CNES, ESA and SNECMA—were from the space sector, Artec has broadened its customer base to such an extent that it is now considering developing its own products. It has chosen to apply its technology to an everyday object : town shoes. It is kicking off its new strategy with a range of shoes with a rigid heel to absorb shock waves. Originally designed for military users, the research carried out over a two-year period in conjunction with doctors and physiotherapists will culminate this spring in the Artec collection—three models for men, three for women. Available on the Internet soon … watch this space. AVRIL 2009 cnesmag/35



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