CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de avr/mai/jun 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : AMA 2009, une année "big bang"

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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J POLITIQUE Business & politics scientifiques a recommandé que la participation aux programmes de l’Esa soit complétée par des petites missions (typiquement de la taille d’un microsatellite) à réaliser dans un cadre multilatéral sur des objectifs scientifiques ciblés. Au-delà du soutien du CPS à Taranis, des ouvertures apparaîtront vers 2013-2014 pour une autre mission de même volume, qui pourrait être décidée lors de notre prochain séminaire de prospective. Il me semble en effet qu’un intervalle de quatre ans entre deux exercices de ce type est le rythme qu’il nous faut conserver. Le domaine des sciences de la Terre et de l’environnement n’est pas structuré autour des programmes de l’Esa comme l’est le domaine des sciences de l’Univers. Cependant, les missions spatiales du programme GMES et les missions de météorologie opérationnelle sont ou seront des sources importantes de données intéressant les scientifiques. Par ailleurs, diverses opportunités de coopération bilatérale, par exemple avec les États-Unis, l’Inde ou le Brésil, vont se présenter au cours des prochaines années. L’arrêt du projet Simbol X signifie-t-il que l’intérêt porté au vol en formation a diminué ? Catherine Césarsky : Le CPS n’a pas remis en question la haute valeur scientifique de la mission SimbolX, observatoire spatial dans le domaine des rayons X durs utilisant la technique du vol en formation. Le vol en formation sera indispensable pour réaliser certaines missions scientifiques pointues prévues après 2020, notamment les futurs interféromètres spatiaux nécessaires pour rechercher les planètes extrasolaires et sonder leur atmosphère pour y déceler la signature d’une éventuelle activité biologique. Mais la forte réduction de la contribution italienne et le poids financier trop lourd pesant sur la France, malgré les marques d’intérêt de plusieurs pays européens, ne permettaient pas l’engagement de Simbol X après sa phase A, car cela aurait été au détriment de la participation des laboratoires français aux missions Cosmic Vision (voir ci-dessus). Néanmoins, l’intérêt suscité par Simbol X en France et chez les partenaires européens (Italie, Espagne, Allemagne, Suisse, Pologne, Belgique…) conduit à penser qu’il devrait être possible de lui trouver une alternative avec une mission analogue de même taille, voire plus ambitieuse, dans le cadre de l’Esa. Yannick d’Escatha : Maîtriser le vol en formation sera nécessaire pour réaliser certaines missions scientifiques ambitieuses envisagées au-delà de 2020, telles que les futurs observatoires spatiaux interférométriques. Mais SimbolX, qui termine sa phase A, n’était pas finançable avec les budgets disponibles en France et en Italie, même en supposant que les coopérations envisagées avec d’autres pays européens soient confirmées. Après la forte réduction de la contribution italienne à l’été 2008, la France aurait dû augmenter considérablement sa part, ce qui aurait étouffé nos capacités d’engagement de projets nouveaux pendant plusieurs années, avec un impact catastrophique sur les communautés scientifiques. Je comprends la déception des équipes scientifiques et techniques qui se sont investies dans SimbolX. Elles ont fait le maximum de ce qui était possible pour le sauver après l’été 2008. Malheureusement, cela n’a pas été possible, mais c’était de notre devoir de le tenter. C’est la dure loi de notre métier de lancer des phases 0 et A sur d’excellentes propositions, sans pouvoir les passer toutes en COSMIC VISION, AURORA, EARTH EXPLORER… CNES held its four-yearly space science seminar in Biarritz from 16-19 March. Catherine Césarsky, Chair of CNES’s Science Programmes Committee (CPS), and CNES President Yannick d’Escatha report on this gathering that shapes the agency’s future programmatic choices. What are the main recommendations of the Biarritz seminar ? Catherine Césarsky : For space science and exploration, contributions to ESA’s Cosmic Vision and Aurora programmes were reaffirmedas the chief priority. We need to prepare candidate missions for Cosmic Vision : a dark energy mission (MEN) and Solar Orbiter are strongly recommended. For Aurora, we must assure the success of ExoMars and then plan for Mars Sample Return. This participation must be complemented by smaller multilateral missions. The CPS is pushing Taranis and it also wants to maintain programmatic flexibility for small opportunity missions. In Earth and environmental science, there is strong demand for frequent-revisit Priority to ESA missions capability and high spatial resolution. One recommendation favoured contributing to the SWOT mission in cooperation with the United States. A new-generation atmospheric sounding instrument to succeed IASI was also strongly recommended. For ESA’s Earth Explorer programme, the CPS supported the Biomass proposal. With regard to carbon cycle research, the impacts of the failure of the U.S. OCO mission need to be analysed ; the CPS advised that discussions be pursued, chiefly with NASA, on a partnership that could include Minicarb. It also recommended a two-channel strategy, with a passive instrument concept derived from SIFTI and an innovative active instrument concept. Yannick d’Escatha : The seminar also recommended many preliminary project proposals in space science and exploration and Earth and environmental sciences. We shall include these proposals in our 2009-2010 plan. Some will enter phase A and ultimately a few will make it to the development phase. These activities must be supported in our R&T plan. For example, I noted scientists’interest in using lidar technology for atmospheric sounding and applications like terrain and vegetation monitoring. In space science and exploration, the CPS recommended complementing our participation in ESA programmes with small, focused multilateral missions. Besides Taranis, there will be openings within the 2013-2014 timeframe for another mission of the same class. We could make that decision at our next space science seminar. Earth and environmental science missions aren’t structured around ESA programmes. Having said that, space missions in the GMES programme and operational meteorology missions are or will be key sources of data for scientists. Moreover, opportunities for bilateral projects are set to arise in the years ahead. Does the shelving of Simbol-X mean interest in formation flying is waning ? Catherine Césarsky : The CPS doesn’t question the high science value of Simbol-X. Formation flying will be vital for really sophisticated science missions planned after 2020, notably future space interferometers to hunt for exoplanets and sound their atmosphere in search of signs of biological activity. But the big reduction in Italy’s contribution 26/cnesmag AVRIL 2009
J Business & politics POLITIQUE phase B puis en phase C/D. Celles qui ne sont pas retenues cèdent la place à d’autres qui ont un rang de priorité encore plus élevé, ce qui assure que la programmation du CNES est en permanence au meilleur niveau. Cela dit, ce n’est pas la fin du vol en formation, qu’il faut continuer à préparer. Aussi le CNES aidera-t-il les laboratoires pour qu’ils puissent répondre avec le maximum de chance de succès à toutes les opportunités qui pourraient se présenter, notamment dans le cadre du prochain appel à proposition de l’Esa, Cosmic Vision 2, prévu en 2010. Et nous allons réviser notre stratégie R&T sur le vol en formation dans cette perspective. Comment renforcer le partenariat entre le CNES et la communauté scientifique ? Catherine Césarsky : Le partenariat entre le CNES et la communauté scientifique, qui remonte à la fondation même du CNES, s’est révélé extrêmement fructueux. Rappelons par exemple que les laboratoires français, avec le soutien technique et financier du CNES, fournissent près de 30% des instruments des missions du programme scientifique obligatoire de l’Esa. Je peux aussi citer plus récemment la mise en place, qui doit se poursuivre, de pôles associant le CNES et des laboratoires pour le traitement et la mise à disposition de données spatiales sur une thématique donnée. Cependant, la diminution effective du potentiel technique des laboratoires est un vrai danger, qu’il s’agisse des développements des matériels spatiaux, surtout dans le domaine des sciences de l’Univers, ou du traitement des données spatiales, surtout dans le domaine des sciences de la Terre et de l’environnement. Il faudra à l’avenir que le CNES s’implique davantage dans ces activités. Néanmoins, la conception des instruments en amont et la validation de leurs performances en aval doivent rester du côté des laboratoires, comme bien entendu l’utilisation scientifique des données produites. Nous devrons d’ailleurs réfléchir aux possibilités de transfert de technologies ou de savoir-faire d’une discipline à l’autre. Yannick d’Escatha : Le CNES, essentiellement le Centre de Toulouse, doit continuer à travailler dans le développement d’instruments spatiaux innovants et complexes. Tous les laboratoires de recherche n’ont pas les moyens techniques nécessaires à la réalisation d’instruments spatialisés de plus en plus sophistiqués, et l’industrie hésite à assumer les risques associés au développement de « moutons à cinq pattes ». De surcroît, certains instruments, par exemple l’instrument HFI de la mission Planck, qui sera bientôt lancée, dépassent les capacités d’un laboratoire, fût-il l’un des mieux outillés, et mobilisent trop ses ressources techniques au risque de compromettre sa participation à d’autres projets. On peut penser à des équipes intégrées CNES-labos, comme ça s’est d’ailleurs déjà fait avec succès. J’envisage aussi la possibilité de détacher de jeunes embauchés quelques temps dans un laboratoire avant qu’ils ne reviennent à Toulouse après cette expérience très formatrice. Je souhaite enfin, et c’est aussi le vœu de l’Insu, notre principal partenaire scientifique, qu’à l’avenir soit formalisé l’engagement des projets par une sorte de memorandum of understanding entre le CNES et les tutelles des laboratoires, au moins sous forme d’une déclaration de meilleurs efforts, pour que soient mises en place les ressources financières et humaines nécessaires au bon déroulement du projet du début à la fin. left France unable to shoulder the financial burden, despite interest from several European countries. As a result, we cannot commit to Simbol-X after phase A without affecting French laboratories participating in Cosmic Vision missions. However, the interest Simbol-X has generated in France and with European partners suggests we should be able to put together a similar class of mission or possibly something more ambitious with ESA. Yannick d’Escatha : We will need to master formation flying for ambitious science missions planned after 2020, like future interferometric space observatories. But Simbol-X couldn’t be funded with available budgets in France and Italy. After the big cut in Italy’s contribution last summer, France would have had to increase its share of funding significantly. That would have left us unable to fund new projects for several years, with disastrous effects for our scientific communities. I understand the disappointment of the teams who have worked hard on Simbol-X. They did everything they could to save the project. We have to face the hard reality that some excellent proposals are launched and pursued through phases 0 and A, but not all of them make it through to phase B and then phase C/D. But it’s not the end for formation flying ; we must pursue our efforts in this area. CNES willassist research laboratories to give them the best chance of success whenever opportunities arise, particularly for the next call for proposals for ESA Cosmic Vision 2 planned in 2010. And we shall revisit our R&T strategy for formation flying accordingly. How can CNES and the scientific community strengthen their partnership ? Catherine Césarsky : The partnership between CNES and the scientific community is very productive. French laboratories that benefit from CNES’s technical and financial support are supplying nearly 30% of the instruments for ESA’s mandatory science programme. More recently, CNES and laboratories have worked together to setup satellite data centres. These efforts must be pursued. However, we are in real danger of losing laboratories’engineering potential to develop hardware, especially for space science, and to process space data, particularly in Earth and environmental sciences. In future, CNES must be involved more closely in these activities. Laboratories must retain responsibility for conceptual instrument design and data exploitation. Indeed, we need to think about how to achievetransfer of technologies and expertise between disciplines. Yannick d’Escatha : CNES must continue to develop innovative and complex space instruments. Not all laboratories have the resources to build increasingly sophisticated instruments for space missions, and industry is loath to take on the risks associated with developing the « next big thing ». Some instruments are just too much for a laboratory to take on alone, because they absorb too many resources. CNES has successfully formedintegrated project teams with laboratories before, so that is one possibility. I also envisage seconding new recruits to laboratories where they can gain valuable experience. To conclude, I would like to see project commitments formalized through a sort of memorandum of understanding between CNES and the laboratories’overseeing agencies, at least on a best-effort basis, so that projects can be assured of the financial and human resources they need from the outset through to completion. AVRIL 2009 cnesmag/27



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