CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
CNES Mag n°41 avr/mai/jun 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de avr/mai/jun 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : AMA 2009, une année "big bang"

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ERATJ news l’espace au futur et le ciel au passé ! Ironie du sort : on n’a jamais eu autant besoin de prendre du recul, par rapport à ce que l’on est, qu’aujourd’hui. … et professionnelles Il y a eu le concert à Houston pour les vingtcinq ans de la Nasa. Pour la première fois, l’agence spatiale américaine s’impliquait dans une manifestation culturelle. C’était le plein avènement du CD et du disque laser. Une des idées fut d’envoyer un rayon laser sur la Lune et d’utiliser la distance entre la Terre et son satellite naturel pour créer un canal musical (finalement irréalisable). Une autre idée reposait sur un des astronautes, saxophoniste. Il devait jouer en direct une de mes compositions, VI e Rendez-vous, depuis la station orbitale. Ronald E. McNair faisait partie de l’équipage de Challenger… J’ai également fait un concert en Russie pour le 800 e anniversaire de la ville de Moscou. En direct de la station Mir, un cosmonaute a dansé sur la musique d’Équinoxe devant trois millions de personnes ! Pourquoi avoir accepté le rôle d’ambassadeur spécial d’AMA ? Par conviction. Je trouve que notre vision de l’avenir et de l’espace s’est considérablement rétrécie depuis quarante ans. À l’époque des premiers pas de l’homme sur la Lune, il y avait l’idée épique de la conquête de l’espace. 2001 était devant nous, tout était possible. 2001 est passé, et la vision du futur s’est réduite à l’écologie. Ne sommes-nous pas les nouveaux dinosaures destinés à disparaître ? Notre avenir s’est rétréci à notre planète. Nous avons un peu oublié qu’elle n’existe qu’en fonction du système qui l’entoure. D’où l’importance de l’astronomie pour remettre la Terre dans le contexte de l’Univers afin de mieux la comprendre. C’est pourquoi plus que jamais célébrer l’Année mondiale de l’astronomie a du sens, notamment auprès des jeunes générations. Ce n’est pas le méthanol, issu des pets de vache, qui va changer le destin de la planète. C’est même très arrogant de croire que nous sommes les seuls à décider de l’avenir de la planète ! Quels messages véhiculez-vous sous la bannière de l’Unesco ? Je suis ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco depuis une quinzaine d’année. Cette organisation est la seule des Nations unies qui s’occupe des sciences, de l’éducation et de la culture. Cela implique qu’à travers mon activité je dois faire passer un certain nombre de messages dans l’opinion publique. Par exemple le concert du 3 e millénaire, « Les 12 rêves du Soleil », s’est déroulé après les attentats de Louxor, à un moment où il fallait restaurer l’image de l’Égypte vis-à-vis du reste du monde et des Égyptiens eux-mêmes. De même, il y a deux ans au Maroc, j’ai promu l’importance vitale de l’eau potable… Pour AMA, un concert aux îles Canaries est prévu cet été pour l’inauguration du grand télescope de La Palma, en association avec le guitariste de Queen, Brian May, et dont la scénographie sera inspirée par les meilleurs dessins d’enfants de chaque continent illustrant leur vision du cosmos. archaeology, since you’re seeing what no longer exists. By observing the stars, you’re actually peering back through time. Astronomy conveys some paradoxical notions, like future-oriented space exploration and the heavens as old as time. It’s an irony of fate—today, more than ever, we need to step back and get some perspective on what we’ve become. And how has space influenced your career ? I did a concert in Houston to mark 25 years of NASA. It was the first time they’d been involved in a cultural event. The CD and laserdisc were the big thing at the time. One idea was to project a laser beam to the Moon and use the distance between Earth and its natural satellite to create a musical channel—ultimately unachievable. NASA astronaut Ronald McNair was a saxophonist. So another idea was a live performance of the sax part of Rendez-Vous VI from orbit. Prior to the concert, however, Ronald and his fellow crew members were tragically killed in the Challenger space shuttle disaster. I also played in Moscow to celebrate the 800 th anniversary of the city. Live from the Mir space station, a cosmonaut danced to Equinoxe—for an audience of three million people. What led you to accept the role as Goodwill Ambassador for IYA09 ? Conviction. In the last 40 years, our vision for the future has become considerably narrower and more shortsighted. After the first lunar landing, we had epic ideas about exploring the cosmos. 2001 was before us, anything was possible. But with 2001 now behind us, our vision for the future has been reduced to ecology. Our future has been confined to our planet, as if we’re simply the next generation of dinosaurs destined to perish. We seem to forget that our planet only exists in relation to the system that surrounds it. That’s why astronomy is so important—it helps us understand Earth in the context of the Universe. Celebrating the International Year of Astronomy is more vital than ever, particularly with the younger generations. Methane from cow emissions isn’t going to change Earth’s destiny. It’s arrogant to believethat we alone can decide the future of our planet. What messages are you promoting under the UNESCO banner ? I’ve been a UNESCO goodwillambassador for 15 years. UNESCO is the only UN agency involved in education, science and culture. In this capacity, I use my work to promote certain messages in the public realm. For example, the 12 Dreams of the Sun show in Egypt to celebrate the new millennium was organized after the terrorist attacks in Luxor, when the country needed to restore its image to the world and its own people. Similarly, I was in Morocco two years ago to underline the vital importance of potable water. For IYA, I’m planning a concert in the Canaries this summer for the inauguration of the GTC telescope on La Palma, in association with Queen guitarist Brian May. The stage design will be based on drawings by children from each continent, illustrating their vision of the cosmos. www.cnes.fr La musique électronique : un tremplin vers l'espace Electronic music as a springboard to space 12/cnesmag AVRIL 2009
Les cassettes végétales placées dans l’incubateur Kubik. Plant cassettes in the Kubik incubator. BIOLOGIE VÉGÉTALE GRAVIGEN ET POLCA SUR L’ISS Les facteurs environnementaux conditionnent la croissance et le développement des végétaux. L’impact de certains de ces facteurs est facile à évaluer. Celui de la gravité, beaucoup moins, faute de pouvoir l’éliminer au cours des expérimentations. L’idée a donc germé d’utiliser les conditions de micropesanteur pour mener des expériences de biologie végétale. Les deux expériences Gravigen et Polca, sélectionnées par le CNES, utilisent des graines de colza conditionnées dans des cassettes végétales. Une fois placées dans l’incubateur Kubik présent à bord de la station spatiale internationale, ces cassettes automatiques vont assurer l’hydratation des graines afin de produire de jeunes plantes qui seront fixées selon un programme préalablement défini. 3D SPACE PERCEPTIONS VISUELLES ET MICROGRAVITÉ Voir ou percevoir en microgravité, telle est la question sur laquelle se penche le Cadmos à la demande de Gilles Clément, du Cerco (Centre de recherche cerveau et cognition), responsable scientifique de l’expérience 3D Space. L’objectif de la mission est d’analyser l’impact de l’absence de gravité sur la perception visuelle chez les spationautes en mission longue durée dans l’ISS. « En qualité d’Usoc (User Support and Operation Centre), le Cadmos est en charge du développement de la procédure », précise Laura André-Boyet. « 3D Space nécessite un recueil de données, avant, pendant et après le vol, pour établir des points d’évaluation. » Avant le vol, les spationautes sont soumis à un training qui les familiarise avec la procédure. En vol, équipés de casque de stéréovision et d’une tablette graphique posée sur leurs genoux, ils vont reproduire dessins, écriture, formes… projetés en 3D. Ils sont suivis, au sol, par les scientifiques du Cadmos, via des consoles. Greg Chamitoff a déjà réalisé l’expérience, quatre autres sujets seront testés cet été. L’analyse des résultats devrait donner des indications sur les effets de la microgravité sur la perception des distances et des formes. Visual perception in microgravity Does the absence of gravity alter our visual perception ? That is the question under investigation at the CADMOS centre for the development of microgravity applications & space operations. The project was initiated at the request of Gilles Clément, chief scientist for the 3D Space experiment at the CERCO brain & cognition research centre in Toulouse. It aims to analyse the impact of zero-g on the visual perception of astronauts on long-duration missions on the ISS. « As an ISS User Support & Operations Centre (USOC), CADMOS is in charge of developing the experiment protocol, » explains Laura André-Boyet. « 3D Space involves data collection before, during and after missions to establish evaluation points. » Prior to flight, astronauts are familiarized with the protocol. During the mission, they use a graphics tablet to reproduce patterns, shapes and writing projected in 3D onto a stereovision headset. Researchers at CADMOS in Toulouse monitor them via consoles. Greg Chamitoff has already completed the experiment. Four other subjects will be tested this summer. The results will help us to understand how microgravity affects our perception of distances and shapes. L’astronaute Greg Chamitoff effectuant l’expérience 3D Space à bord du laboratoire Columbus de la Station spatiale internationale (expédition 17, le 30 juillet 2008). U.S. astronaut Greg Chamitoff performs the 3D-Space experiment in the Columbus laboratory on the International Space Station (Expedition 17, 30 July 2008). PLANT BIOLOGY Gravigen and Polca on the ISS Plant growth and development is determined by environmental factors. The impact of some of these factors is easy to evaluate. The influence of gravity, however, is more difficult, since it cannot normally be eliminated from the process. Hence the idea to conduct plant biology studies in microgravity conditions. Selected by CNES, the Gravigen and Polca experiments use rape seeds in plant cassettes. In the Kubik incubator on the International Space Station, these automatic cassettes will hydrate the seeds, causing them to germinate and grow, and will then fix them in accordance with a predefined programme, ready for analysis. t Cimetière spatial, une orbite dédiée aux satellites en fin de vie/l’orbite géostationnaire est une ressource précieuse utilisée par de nombreuses applications. Afin d’éviter sa saturation, il n’est pas admissible d’abandonner sur place les satellites en fin de mission. Ce sujet a été débattu entre les principales agences spatiales au sein de l’IADC (Inter Agency Space Debris Coordination Committee). Un consensus a été obtenu : lorsque les satellites en orbite géostationnaire ont terminé leur mission, ils doivent être transférés sur une orbite « cimetière » située à environ 300 km au-dessus de l’orbite opérationnelle. Ils doivent être ensuite rendus inertes pour éviter tout risque ultérieur d’explosion. Space graveyard, special orbit for spent satellites/Geostationary orbit is a precious resource used by many applications. To avoid cluttering it, satellites cannot be abandoned once their missions are over. The world’s major space agencies have debated this issue through the Inter-Agency Space Debris Coordination Committee (IADC). A consensus on what to do has now been reached : when satellites in geostationary orbit complete their missions they must be boosted to a graveyard orbit approximately 300 km above their operational orbit. They must then be passivated to avert any subsequent risk of explosion. www.cnes.fr Les débris spatiaux font de la résistance Space debris http://www.cnes.fr/webmag AVRIL 2009 cnesmag/13



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