CNES Mag n°40 jan/fév/mar 2009
CNES Mag n°40 jan/fév/mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de jan/fév/mar 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'innovation spatiale au service de la société.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ERATJ news voire la conception même de la conscience. Est-ce qu’il y a une conscience du vivant, de l’inanimé, du Soleil ? J’avais même pensé inclure dans une histoire un être capable d’entrer en contact mental avec le Soleil… Autant de réflexions qui m’habitent encore. Le Garage hermétique se passe dans un astéroïde de la constellation du Lion, contenant six mondes superposés créés et surveillés par le major Grubert depuis son vaisseau spatial. Est-ce qu’à un moment donné votre inspiration s’est nourrie de l’actualité spatiale ? Je baigne dans le langage de la modernité. Je m’intéresse, je lis, j’achète des revues, Science et Vie… J’ai pas mal d’échanges avec des amis physiciens. Il y a des trouvailles intéressantes dont on s’approche, sinon avec peur, du moins avec précaution. Pour moi, c’est de la poésie pure. La poésie se nourrit de la réalité, et la science offre une source inépuisable de poésie, y compris à travers son langage. Dans les écrits scientifiques, pas de sentimentalité ni de lyrisme, on est projeté d’emblée dans d’autres réalités, d’autres plans. Pour moi, la poésie est une perception de la réalité qui nous projette brutalement dans un monde étrange, voire étranger. Quand l’imaginaire s’associe à la magie, cela donne La Citadelle du vertige. Comment s’est passée cette rencontre ? L’espace métaphorique se moque complètement des lois de la physique. À travers Le Garage hermétique, j’avais imaginé le monde du garage, complètement ouvert et infini comme le nôtre, à l’intérieur d’un astéroïde, espace creux qui trouve son expansion par la magie d’une technologie. Et c’est là que l’art de Gérard Majax intervient. C’est la base même de l’attraction de foire qui en met plein les mirettes. Grâce aux illusions d’optique procurées par « hallucinoscope », tout repère visuel est abandonné au profit d’une sensation unique : traverser la matière et marcher en lévitation. Cette sensation a collé parfaitement à l’univers du major Grubert qui explore, sur les traces de sa bien-aimée, les six mondes de la BD. Une expérience renversante ! cosmos. Planetary awarenessis part of this process. That’s the starting point for physical exploration with the aid of technology, like telescopes and spacecraft. But space permeates the immaterial as well : culture, linguistics and even the very conception of awareness. Is there a formof deeper awareness or connection with other living beings, the inanimate or even the Sun ? I once thought about creating a character who could communicate mentally with the Sun. I’m still toying with these ideas. The Airtight Garage (1979) is set in a hollow asteroid in the Leo constellation. The asteroid contains six superimposed worlds, created and overseen by Major Grubert from his spaceship. Were you inspired when writing the series by actual space developments or events ? I immerse myself in the language of modernity. I take a keen interest, I read, I buy magazines like Science et Vie. I also talk a lot with my physicist friends. I’m particularly interested in the latest findings, which we approach if not with fear, then certainly with a measure of caution. For me, this is pure poetry. Poetry is inspired by reality, and science offers a boundless source, reflected in its language. There’s no sentimentality or lyricism in scientific writing : you’re projected straight into other realities, other planes. Poetry is a perception of reality that propels you brutally into strange and foreign worlds. When the imagination is combined with magic, the result is an attraction like the Castle of giddiness. How did this combination come about ? The metaphorical side of space ignores or even ridicules the laws of physics. In The Airtight Garage, I dreamtup the world of a garage, completely open and infinite like our world, yet enclosed inside an asteroid—a hollow space that’s able to ‘expand’through the magic of technology. That’s where the art of French magician Gérard Majax comes in. It makes a dazzling fairground attraction. The optical illusions created by the hallucinoscope take away your visual bearings, leaving you with a unique sensation of walking on the ceiling. The experience reflects the exploits of Major Grubert in the series, who explores the six worlds with his companion, Malvina. It’s a staggering experience—literally ! Have you been involved in projects like this before ? I was involved with Sony in the creation of a videogame arcade. They weren’t nearly so popular back then, and the Americans were looking at opportunities with Disney-style theme parks of about 300 sq.m, only using virtual technologies. But because the attraction had to be constantly renewed, they didn’t pursue the idea and went all out for the Internet instead. What space adventure has inspired you the most ? The first live images of the tiny rover driving on the surface of Mars, shown on the Internet. That really blew me away. Then the images of nebulae, returned by the Hubble telescope. The art critics haven’t had much to say, but space deserves a place in any contemporary art museum. Avez-vous déjà été associé à ce type de projet ? Pour Sony, j’avais participé à la mise en place d’une arcade de jeux vidéo en ligne. À l’époque, on était loin de l’engouement actuel et les Américains réfléchissaient à l’opportunité de faire des parcs à thème, style Disney, mais virtuel sur 300 m². Comme il fallait renouveler l’attraction en permanence, ils n’ont pas donné suite et ont préféré jouer à fond la carte Internet. Y a-t-il eu un événement spatial qui vous a particulièrement inspiré ? Les premières images en direct sur Internet du petit robot qui roulait sur Mars. Là j’étais vraiment bouleversé. Et puis, il y a eu les images de nébuleuses ramenées par Hubble. On n’a pas vu les critiques d’art se manifester, pourtant l’espace est digne d’un musée d’art contemporain. www.cnes.fr Exploration spatiale : les deux faces du Ruban de Moebius. Space exploration : the two sides of the Möbius strip. http://www.cnes.fr/webmag 12/cnesmag JANVIER 2009
IASI À LA RECHERCHE DES « SIGNATURES » GAZEUSES Iasi n’en finit pas de surprendre : destiné principalement à améliorer la prévision météorologique, l’instrument, embarqué sur le satellite européen Metop-A lancé en 2006, fournit déjà des spectres infrarouge de l’atmosphère d’une précision et d’une résolution inégalées. Des équipes du CNRS viennent de montrer qu’il permet aussi de mesurer la teneur en gaz de la basse atmosphère. En analysant les spectres infrarouge de la Terre, les chercheurs parviennent à repérer la signature de l’ozone et à en évaluer sa quantité entre 0 et 6 km d’altitude. Une première ! D’autres études visent à mesurer la teneur en monoxyde de carbone et en gaz à effet de serre (méthane et CO 2, notamment). Avec, à la clé, l’intégration de données inédites dans les modèles d’évolution climatique et de prévision de la qualité de l’air ! Le programme Iasi durera au minimum quinze ans, avec trois instruments montés successivement sur les trois satellites Metop. Un bel exemple de projet de recherche venant se greffer sur une mission opérationnelle. In search of gas signatures IASI continues to surpass expectations. Designed primarily to improve weather forecasting, the instrument—launched on Europe’s MetOp-A satellite in 2006—measures the infrared spectrum of Earth’s atmosphere with unprecedented accuracy and resolution. Teams at the CNRS research centre in France have shown that IASI data can also be used to determine gas concentrations in the lower atmosphere. By analysing Earth’s IR spectrum, they have isolated the signature of ozone and calculated its concentration at altitudes of 0 to 6 km for the first time. Other studies aim to measure the concentrations of carbon monoxide and greenhouse gases like carbon dioxide and methane. These new data will be integrated into climate change and air quality prediction models. The IASI programme will run for at least 15 years, with three instruments on the three successive MetOp satellites. A prime example of a research project flown on the back of an operational mission. www.cnes.fr Iasi mesure la pollution à l’ozone IASI measures ozone pollution http://www.cnes.fr/webmag t 50 millions de dollars pour sortir dans l’espace/ « Les touristes de l’espace devront payer entre 45 et 55 millions de dollars pour effectuer une sortie extravéhiculaire », a déclaré la société américaine Space Adventures qui organise des voyages spatiaux avec l’Agence fédérale russe Roskosmos. Les membres non professionnels des missions spatiales pourront effectuer des sorties en scaphandres russes, accompagnés par un astronaute professionnel. EVAs just $50 million/Space tourists will have to pay between $45 and $55 million to go on a spacewalk, according to Space Adventures, an American company that organizes space trips with the Russian space agency Roskosmos. Non-professionals on space missions can go on spacewalks outside the vessel in Russian spacesuits, accompanied by a professional astronaut. 70 ° 60° 50° 40° -10 ° 0° 10° 20° 30° 10 ° 0° 10° 20° 30° July 17 Champs d’ozone au-dessus de l’Europe modélisés par Chimère (à gauche) et mesurés par Iasi (à droite). De fortes quantités d’ozone ont été observées sur l’Europe de l’Est durant l’été. Ozone over Europe modeled by Chimere (left) and measured by IASI (right). High levels of ozone were observed over Eastern Europe during the summer. JANVIER 2009 cnesmag/13



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