CNES Mag n°39 oct/nov/déc 2008
CNES Mag n°39 oct/nov/déc 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de oct/nov/déc 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : GMES, des satellites au service de la terre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J société society instaurent un système de tickets permettant aux Russes d’aller manger dans n’importe quel restaurant ou consommer dans les bars de la place de façon à favoriser les échanges et les rencontres. CNES/ESA/ARIANESPACE/CSG SERVICE OPTIQUE, JM. GUILLON, 2008 ET ON S’ÉCHANGE DÉJÀ DES RECETTES De fait, ce système remporte l’adhésion unanime des Russes et des Sinnamariens. « C’est une clientèle très gentille et très polie », nous indique Barbara, patronne du restaurant Au Thé Kafrine. « Cela fait à peine un mois que j’ai ouvert ce restaurant et déjà nos amis russes prennent leurs habitudes. Comme il y a un certain turn-over dans les équipes de chantier, ils organisent leurs pots de départ chez moi, ils m’apportent des petits cadeaux de leur pays, on discute, je leur fait découvrir la cuisine française, qu’ils apprécient de toute évidence, j’apprends des mots de russe, ils apprennent des mots de français et ça nous permet d’échanger. » Outre les restaurants du bourg et celui de l’hôtel, une grande cuisine, équipée de façon tout à fait professionnelle, a également été mise à la disposition des Russes pour qu’ils puissent se faire des plats de chez eux, bien qu’avec les produits locaux, évidemment. « La plupart du temps on mange la cuisine locale », souligne Dmitriy Baranov, chef du chantier Soyouz pour la partie russe, « et ce qui nous plaît le plus ce sont les fruits, qu’on ne trouve évidemment pas chez nous, les jus, le poisson et aussi le gibier. Les légumes, on aime moins, il faut bien le reconnaître. » La cuisine est d’ailleurs une excellente base pour nouer des relations entre les communautés. « Nous avons un collègue qui a vraiment bien sympathisé avec un restaurateur de Sinnamary, au point que celui-ci lui prête parfois sa cuisine et offre la matière première pour que notre collègue lui R. LE GUEN CNES/ESA/ARIANESPACE/CSG SERVICE OPTIQUE, JM. GUILLON, 2008 48 Trading recipes The system suits Russians and Sinnamarians alike. « Everybody’s really friendly and very polite, » says restaurant owner Barbara, who runs the Au Thé Kafrine. « I only opened my restaurant a month ago and our Russian friends are already regulars. As there’s quite a lot of turnover in the construction teams, they organize their farewell dos in my restaurant and they bring me gifts from home. We chat, so I learnsome Russian and they learnsome French, and I show them the delights of French cuisine, which they seem to appreciate. » In addition to the restaurants in town and at the hotel, a large professional-standard kitchen has been fitted for the Russians to do some home cooking, albeit with local ingredients of course. « We mostly eat local cuisine, » says Dmitriy Baranov, the Russian team’s Soyuz site manager. « We like the fruit best, which we obviously can’t get back home, and the juices, fish and game. Although it’s true that we’re less keen on the vegetables. » And cooking is a great way to make friends. « One of our guys has got really friendly with a restaurant owner in Sinnamary, who even lends him his kitchen and provides the produce for him to prepare Russian dishes, » adds Katia. The contact between the communities has dispelled some of the myths heard on both sides before the Russians arrived in French Guiana. Katia has an anecdote that illustrates the point well : « One evening, I noticed three young women from the village smiling at us in a restaurant in Sinnamary. I started chatting to them and they explained that they were surprised they could talk tous so easily, because they thought we were afraid of them. » Once they had got over the initial surprise and preconceptions, and the newcomers had had time to adapt, the two communities brought together by the requirements of Europe’s space programme only needed a few months to get to know and like each other. Given the very positive feedback from both sides at this still early stage, exchanges between Russians and Guianians look set to extend beyond food and sport, and why not to culture, philosophy and traditions ? Indeed, to anything that makes peoples what they are. ■ cnesmag u NOVEMBRE 2008
fasse découvrir des plats russes », ajoute Katia. Des échanges qui permettent aux uns comme aux autres de rétablir certaines vérités par rapport aux idées préconçues et autres réputations usurpées qui pouvaient circuler avant l’arrivée des Russes en Guyane. Ce qu’illustre bien une anecdote de Katia qui nous raconte qu’un soir, dans un restaurant de Sinnamary, elle s’aperçoit que trois jeunes femmes du village les observent en souriant : « J’ai fini par entamer une discussion avec elles et elles m’ont expliqué qu’elles étaient surprises de pouvoir parler si facilement avec nous parce qu’elles pensaient que nous avions peur d’elles. » On constate ainsi qu’une fois passés les premiers étonnements, les idées préconçues, les nécessaires adaptations de tous ordres, ces deux communautés que les exigences du développement spatial ont mis en présence n’ont eu besoin que de quelques mois pour se découvrir des raisons de se connaître et de s’apprécier. À l’écoute des premiers échos, tous très positifs, tant du côté russe que du côté guyanais, sur cette cohabitation, gageons que ces échanges dépasseront très vite les simples domaines du sport et de la gastronomie pour s’étendre, pourquoi pas, à la culture, à la philosophie, aux traditions… à tout ce qui peut composer l’essence même des peuples. ■ CNES/ESA/ARIANESPACE/CSG SERVICE OPTIQUE, JM. GUILLON, 2008 CNES/ESA/ARIANESPACE/CSG SERVICE OPTIQUE, JM. GUILLON, 2008 J société society Hôtel du Fleuve : presque le « Club Med » Depuis qu’il a relevé le défi d’héberger en permanence près d’une centaine de Russes, Sébastien Haddad, directeur de l’hôtel du Fleuve, multiplie les innovations et les investissements pour améliorer sans cesse le bien-être de ses clients. Après avoir installé une salle de cinéma pour projection de films russes, une buanderie avec machines à laver professionnelles, des billards, un baby-foot, une table de ping-pong, une cuisine professionnelle, des liaisons Internet avec Wi-Fi… et avoir acquis des canoës kayak, un jet-ski, une pirogue et une coque alu, Sébastien a décidé de parier sur l’avenir et sur la pérennité de la présence russe à Sinnamary pour engager des travaux conséquents autour de l’hôtel. Les habitants de Sinnamary ont constaté que le fleuve était maintenant aux pieds de l’hôtel, où un grand carbet de détente et un ponton accueillent les amateurs de pêche ou de baignade. Plus loin, une dizaine de bungalows sont en construction pour augmenter les capacités d’hébergement de l’hôtel et pouvoir proposer aux résidents russes, lors de la phase d’exploitation du lanceur Soyouz, une offre de logement pour les familles. Enfin, en parallèle à l’offre de loisirs proposée par l’hôtel, une société de services extérieure, Free Lance Service, facilite également chaque week-end les activités diverses de nos amis russes pour qu’ils découvrent la Guyane : pêche au gros, visite des îles du Salut, excursions sur les fleuves de Guyane, balade à Cayenne, nuit au carbet, observation des ibis rouges, etc. « Cette clientèle représente une vraie bouffée d’oxygène pour l’hôtel qui souffrait jusqu’à présent d’un manque chronique de fréquentation », indique Sébastien Haddad, « il est donc normal qu’on soigne particulièrement nos hôtes et que l’on fasse en sorte qu’ils se sentent au mieux chez nous ». Home from home at the Hotel du Fleuve s Since takingup the challenge of looking after 100 Russians week in, week out, the Hotel du Fleuve’s manager Sébastien Haddad has been busily innovating and investing to keep his guests happy. After settingup a projection room to screen Russian films, providing a laundry with professional washing machines, a billiard table, table football, table tennis, a professional kitchen and Internet with WiFi ; and after acquiring canoes, a jet ski, a dugout and an aluminium boat, Sébastien decided to bank on the Russians being in French Guiana to stay and is having a lot of work done in the vicinity of the hotel. It is now right at the water’s edge, with a large chalet for guests to relax and a pontoon for fishing and swimming. Further on, 10 bungalows are being built to increase the hotel’s capacity and to offer Russian residents somewhere to live with their families once the Soyuz launcher enters its operational phase. Alongside the comfort and entertainment on offer at the hotel, an external provider, Free Lance Service, organizes activities every weekend for our Russian friends to get out and about in French Guiana, including big game fishing, excursions to the Îles du Salut and trips along the country’s rivers, walks in Cayenne, nights in a carbet (a local type of hut) and bird watching. « This clientele is a real boost for the hotel, which had suffered from a chronic lack of bookings until now, » says Sébastien Haddad. « So it’s only natural that we should be doing everything to make sure they feel at home here. » 49 NOVEMBRE 2008 u cnesmag



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