CNES Mag n°38 ju/aoû/sep 2008
CNES Mag n°38 ju/aoû/sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de ju/aoû/sep 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace dans la présidence française de l'Union Européenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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J international worldrld 64 Avec deux récents lancements en mars et en mai 2008 en direction de l’ISS, l’archipel est devenu officiellement locataire de l’un des plus gros modules de l’édifice international. Il ne lui reste plus qu’à envoyer la palette extérieure en 2009 pour compléter le module expérimental japonais Kibo (espoir). La Jaxa, agence spatiale japonaise, peut dorénavant se focaliser sur l’utilisation de son laboratoire, surveillé 24 heures sur 24 par le centre de contrôle de Tsukuba. L’utilisation de Kibo s’effectuera en trois phases, de 2008 à 2016, date retenue à ce jour pour la fin de la station. Or, le premier Japonais parti rejoindre la station Mir fut, en 1990, un journaliste, M. Akiyama, pour le compte de la chaîne de télévision privée TBS… Le Japon n’est donc historiquement que le 21 e pays possédant un spationaute. Il aura fallu attendre 1992 pour que le premier Nippon dûment sélectionné par une agence officielle (la Nasda à l’époque) puisse monter dans la navette Endeavour dans le cadre d’une mission conjointe avec la Nasa. Mamoru Mohri, actuellement directeur du musée des sciences de Tokyo, faisait partie du premier groupe de spationautes sélectionnés en 1985. Cette première sélection comprenait aussi Chiaki Mukai, première Japonaise spationaute, et Takao Doi, qui a effectué un second vol cette année, près de vingt ans après son recrutement. Pour la construction de la station, le Japon a ensuite dû procéder à la sélection de deux autres astronautes, M. Wakata et Entraînement dans un laboratoire de réalité virtuelle. Training in a virtual reality laboratory. COURTESY OF JAXA Japan recruits new astronauts ESA isn’t the only space agency looking for new astronauts. Japan has also engaged its own recruitment process to select three astronauts destined to work in its Kibo module on the ISS. s With two recent launches of hardware to the ISS in March and May, Japan is now all set to occupy one of the largest modules of the international edifice. All that remains is to sendup the external exposure facility in 2009 to complete the Kibo laboratory module (Kibo means hope in Japanese). The Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) can now focus on operating its laboratory, under constant watch at the Tsukuba control centre. Kibo will be exploited in three phases between now and 2016, when the ISS is currently scheduled to cease operations. The first Japanese national in space was Toyohiro Akiyama, a journalist at private TV channel TBS, who flew to the Mir space station in 1990. Historically, Japan was therefore only the 21 st nation to create its own astronaut corps. It wasn’t until 1992 that Japan’s first professional astronaut was officially selected (by NASDA) and climbed aboard the space shuttle Endeavour on a joint mission with NASA. Mamoru Mohri, now in charge of the Tokyo science museum, was part of the selection in 1985, which also included Chiaki Mukai, Japan’s first female astronaut, and Takao Doi who recently made the second flight of his 20-year career. Japan subsequently had to select two more astronauts, Koichi Wakata and Soichi Noguchi in 1992 and 1996 respectively, to performISS construction work. Its last recruitment was completed in 1999, cnesmag u JUILLET/AOÛT 2008
« LE JAPON CONSTITUE L’UN DES RARES PAYS OÙ AUCUN SPATIONAUTE N’EST ISSU D’UN CORPS MILITAIRE. « from the military. Japan is among the few nations where none of the members of the astronaut corps is Noguchi, recrutés respectivement en 1992 et 1996. Enfin, la dernière sélection date de 1999, où trois nouveaux postulants ont été retenus. De manière anecdotique, le Japon constitue l’un des rares pays où aucun spationaute n’est issu d’un corps militaire, une réalité en phase avec le pacifisme prononcé de ce pays ! CINQUIÈME CAMPAGNE DE RECRUTEMENT En 2008, la Jaxa entame sa cinquième campagne de recrutement. Cette fois encore, elle pourrait recruter jusqu’à trois spationautes, qui auront pour mission des vols de longue durée (jusqu’à six mois) dans la station internationale à partir de 2013. Ils seront chargés de mener à bien les expériences que la communauté scientifique japonaise a déjà retenues pour les racks d’expérimentation du module Kibo. Les candidats se sont inscrits entre avril et juillet 2008. La Jaxa a reçu près de mille candidatures pour cette première phase. Si l’on en croit les plaquettes remises aux visiteurs du centre spatial de Tsukuba, « pour devenir astronaute, il suffit d’être en J international world bonne santé, d’être coopératif, et de parler anglais ». Conditions nécessaires, certes, mais loin d’être suffisantes. Plus sérieusement, la présélection des candidats est soumise à un catalogue de critères qui vont de la taille (plus de 1,65 m pour prétendre au scaphandre américain) aux diplômes (cursus scientifique recommandé), en passant par un fort sens de la culture japonaise ! Avoir le palais fin ne sera pas un problème puisque la Jaxa a d’ores et déjà développé plusieurs menus typiquement japonais pour que ses spationautes ressentent moins le mal du pays. Seuls les sushis restent difficilement réalisables en orbite ! Les candidats seront désignés en février 2009 et pris en charge par l’agence, laquelle leur a déjà concocté un planning chargé, prévoyant une série d’entraînements aux États-Unis, en Russie, en Europe et au Canada. Plusieurs exercices auront aussi lieu à Tsukuba, où la Jaxa dispose d’un énorme bassin pour préparer aux opérations extravéhiculaires. L’agence ne garantit pas pour l’instant que les sélectionnés pourront un jour fouler le sol lunaire, mais rien ne leur interdit d’espérer faire partie de la future exploration internationale qui se dessine en ce moment ! ■ Adoption de la Loi spatiale fondamentale Le 21 mai 2008, la Diète a adopté à une grande majorité le projet de Loi spatiale fondamentale conjointement proposé par le Parti libéral démocrate (PLD), le Parti démocrate et le Parti Komeito. Avec cette nouvelle loi, le Japon s’affranchit de la résolution de 1969 qui limitait son développement spatial à une utilisation pacifique. Il sera dorénavant possible de développer des missions de défense à caractère non agressif, avec, par exemple, des satellites de surveillance à haute résolution ou des satellites d’alerte précoce. La seconde conséquence de cette loi sera une refonte des institutions décisionnelles du développement spatial japonais. Il est en effet prévu de créer un organisme dépendant directement du Cabinet qui sera en charge de la définition de la politique spatiale et de l’attribution des budgets aux ministères concernés. Basic Space Law enacted s 21 May 2008, the Diet adopted by a large majority the Basic Space Bill tabled jointly by the Liberal Democratic Party (LPD), the Democrat Party of Japan (DPJ) and the Komeito Party. With this new law, Japan is now free from the shackles of the 1969 resolution that committed it to using space for peaceful purposes only. It will now be able to develop non-aggressive military missions, such as high-resolution reconnaissance satellites or early-warning satellites. The second consequence of the law is a reorganization of Japan’s space development decision-making structures, with plans to create an organization reporting directly to the Cabinet, in charge of defining space policy and allocating budgets to relevant ministries. 65 when three new astronauts were selected. Interestingly, Japan is among the few nations where none of the members of the astronaut corps is from the military—a fact that sits well with its resolutely pacifist constitution. Fifth recruitment campaign underway This year, JAXA kicked off its fifth astronaut selection. Again, it is looking to recruitup to three astronauts for long-duration missions aboard the ISS ofup to six months starting from 2013. They will be tasked with performing experiments devised by Japan’s scientific community and accommodated in experiment racks inside the Kibo module. JAXA received 1,000 applications for the first selection phase between April and July 2008. The information leaflets given to visitors at the Tsukuba Space Centre explain that the qualities required of an astronaut are good health, good interpersonal skills and command of English. Obviously, it’s not quite as simple as that. Applicants are pre-screened according to criteria as varied as height (they must be over 1.65 metres tall to fit into U.S. spacesuits), academic qualifications (a good grounding in science is appreciated) or a strong sense of Japanese culture. Gourmets need not feareither, since JAXA has developed several typical Japanese menus to make their astronauts feel more at home. However, preparing sushi in orbit might still prove problematic ! Astronauts will be selected in February 2009 and taken under JAXA’s wing. A busy schedule already awaits them, including training in the United States, Russia, Europe and Canada. The astronauts willalso performexercises in JAXA’s huge pool at Tsukuba to train for extravehicular activities. The agency can’t yet guarantee that the new recruits will one day set foot on the Moon, but there is every hope they will be part of the future international exploration mission now taking shape. ■ JUILLET/AOÛT 2008 u cnesmag



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