CNES Mag n°38 ju/aoû/sep 2008
CNES Mag n°38 ju/aoû/sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de ju/aoû/sep 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace dans la présidence française de l'Union Européenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J société society piraterie ont été recensés ! Ils se répartissent dans les zones suivantes : dans le Sud-Est asiatique (détroit de Malacca, le passage maritime entre l’Indonésie, la Malaisie et Singapour, la mer de Chine méridionale, les principales routes commerciales reliant l’Europe à l’Extrême-Orient) ; en Afrique (au large des côtes somaliennes, nouvel eldorado pour les pirates des temps modernes, en Guinée équatoriale et au Nigeria) ; en Amérique du Sud (Colombie, Équateur, Brésil, et aux Caraïbes – célèbres, de longue date pour ses pirates…). Dans ces régions, la piraterie revêt plusieurs aspects : les pirates montent en général à bord de bateaux petits et lents pour y voler par exemple de l’argent, du matériel électronique. Du côté de la mer de Chine, les cargaisons de produits pétroliers finis, d’huile de palme, de bois précieux, de matières premières, de produits manufacturés (venant de Chine), etc., sont les objets de leurs convoitises. Ils détournent même des navires pour les revendre… SHIPLOC ASSURE UN SUIVI PERMANENT DES NAVIRES « Face à la piraterie qui connaît depuis vingt ans une croissance exponentielle, les États sont en train de prendre des mesures, l’utilisation du satellite en est une, pour suivre les bateaux », explique Laurent Prat, responsable commercial au département Sécurité maritime chez CLS, une filiale du CNES. En effet, l’Organisation internationale maritime (OMI), institution des Nations unies basée à Londres et regroupant 167 États, a décidé depuis 2006 d’équiper tous les bateaux de plus de 500 tonneaux d’un système d’alerte et de sécurité naval. « Forte de son expérience dans le suivi et la localisation par satellite, CLS a mis au point dès la fin de 1999 le système ShipLoc, qui fournit aux armateurs un suivi permanent de leurs navires. La balise Argos qui est installée à bord émet des rapports tous les jours à l’armateur, s’il y a problème un membre de l’équipage appuie sur le bouton d’alerte, dont il est le seul à connaître l’emplacement. Pas de bruit strident de sirène ! En toute discrétion, l’alerte est envoyée du navire, via le satellite, vers le centre de contrôle de CLS à Toulouse, où les opérateurs surveillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. L’alerte est discrète et ne peut être détectée ni à bord du navire ni par les navires alentour. Les informations, via le satellite, sont envoyées à l’armateur, à l’IMB (International Maritime Bureau) et à l’État pavillon. À ce moment-là, les autorités du pays peuvent intervenir. » CLS équipe près d’un millier de navires avec le système ShipLoc, les bateaux qui De part le monde les actes de piraterie s’intensifient. Acts of piracy are on the rise around the world. ACM 50 speaking, pirates board small, slow boats and take money and computer equipment. In the China Sea, they target cargoes of finished petroleum products, palm oil, precious hardwoods and manufactured goods from China. They even hijack ships and then sell them. ShipLoc keeps constant track of ships « In the face of the exponential growth in piracy within the last 20 years, nations are taking steps to deal with the problem, and using satellites to track ships is one of the tools at their disposal, » says Laurent Prat, Maritime Security Sales Manager at CNES subsidiary CLS. The International Maritime Organization (IMO), a United Nations institution based in London with 167 member states, mandated in 2006 that all ships over 500 tons must be equipped with a ship security alert system (SSAS). « Leveraging its experience in satellite location and tracking, CLS developed the ShipLoc system late in 1999 to allow shipowners to constantly track their ships, » explains Laurent Prat. « An Argos transmitter aboard ship sends daily reports and a crew member can press an alert button in the event of a problem. Only the crew knows where the button is and there’s no blaring siren, just a discreet alert sent via satellite to the control centre at CLS’s facility in Toulouse, France, where operators keep watch 24/7. Alerts can’t be detected aboard the ship or by other ships in the area. Alert information is sent via satellite to the shipowner, the International Maritime Bureau (IMB) and the flag state, and the authorities can then take the required action. » CLS is fitting out some 1,000 ships with ShipLoc. The first to be equipped are passenger ships, but fishing vessels and pleasure boats can also benefit from this space-based protection. In this way, by making maritime space as safe as airspace, piracy should decline. Tightening the net To further tighten security at sea, in January 2009 international regulations will mandate all IMO members to implement a longrange identification and tracking (LRIT) system for merchant ships of over 300 tons all over the globe. The LRIT system was devised by cnesmag u JUILLET/AOÛT 2008
J société society HO/REUTERS Des pirates somaliens attaquent « Le Ponant » dans le golfe d’Aden. Somali pirates hijack Le Ponant in the Gulf of Aden. transportent des passagers sont les premiers équipés ; les marchés des bateaux de pêche et des bateaux de plaisance peuvent être aussi intéressés par cette protection venue de l’espace. En sécurisant l’espace maritime comme on a sécurisé l’espace aérien, la piraterie devrait diminuer. LA TRAQUE SE RESSERRE AVEC LE SYSTÈME LRIT Afin d’intensifier la sécurité en mer, la réglementation internationale va imposer dès janvier 2009, à tous les membres de l’OMI, un système de suivi de navires marchands (de plus de 300 tonneaux) sur toute la planète. Il s’agit du système LRIT (Long Range Identification and Tracking), système de suivi de navire longue distance. Ce système a été imaginé par les Américains après les attentats du 11 septembre 2001, afin de connaître, pour des raisons de sécurité, la position des bateaux en permanence et en tout point du globe. La grande crainte étant les accointances possibles entre le terrorisme et la piraterie… Ce sera un vaste système d’échanges d’information entre pays, sur la position des navires de leur propre flotte. L’État français, par exemple, aura un droit de regard dans sa zone LRIT jusqu’à 1000 milles nautiques au large de ses côtes, y compris dans les territoires et départements d’outre-mer. Tous les bateaux qui entreront dans la zone définie par le gouvernement devront transmettre le message LRIT toutes les six heures, par satellite ; il s’agira de l’identifiant du navire, de sa position, de la date et de l’heure de celle-ci. Les bateaux intrus seront dès lors plus facilement repérables. « S’il y a un navire en détresse, explique Gaëtan Fabritius, consultant CLS pour les affaires françaises sur le système LRIT, il sera possible, grâce au système, d’interroger les navires proches, et de procéder aux interventions nécessaires. Par exemple, le Centre de contrôle et de missions Cospas-Sarsat, installé au Centre spatial de Toulouse, sera un des utilisateurs de ce système, il pourra aiguiller en fonction des différents acteurs, garde-côtes, sécurité civile, militaire, gouvernement, etc. » CLS se positionne dans ce système comme un fournisseur de centre. Il possède un solide savoir-faire dans le domaine de la localisation par satellite, dans les échanges Web sécurisés et dans les équipements embarqués à bord des navires. Soixante mille navires (de plus de 300 tonneaux) dans le monde seront soumis au LRIT, à partir du 1 er janvier 2009. À l’échelle européenne plus de dix mille navires seront concernés. Les centres de données LRIT pourront être nationaux ou régionaux. Prochainement, un centre européen verra le jour, il devra fournir des données LRIT aux États membres, pour garantir la sécurité maritime, la recherche et le sauvetage en mer et aussi pour la protection de l’environnement. Le radar aussi jouera un rôle c the United States to enhance security after the terrorist attacks of 11 September 2001. By being able to locate ships anywhere and at all times, LRIT is designed to combat the possible risk of terrorists and pirates banding together. It will be a vast system for exchanging information between nations on ship positions. For example, France will be able to maintain surveillance of its LRIT zone out to 1,000 nautical miles from the coast, including in its overseas territories. All ships entering the zone defined by the government will be obliged to send LRIT messages every six hours by satellite, reporting their ID, position, date and time. This will make it easier to spot intruding vessels. « If a ship is in distress, it will be possible with the LRIT system to interrogate nearby ships and then organize enforcement action if necessary, » explains Gaëtan Fabritius, CLS consultant on French affairs for LRIT. « For example, the Cospas- Sarsat mission control centre at the Toulouse Space Centre willuse the LRIT system to direct coastguard, civil protection and military teams, and government agencies. » Within this system, CLS is positioning itself as a supplier with solid expertise in satellite location, secure Web services and shipborne equipment. Starting from 1 January 2009, 60,000 ships of more than 300 tons around the globe must have LRIT capability, 10,000 of them in Europe. LRIT data centres may be national or regional. In the near future, a new European centre will supply LRIT data to member states to guarantee maritime security, support sea search-and-rescue operations, and protect the environment. Radar also has a role to play in tracking illegal shipping activity. « Radar is able to detect ships day and night, in all weathers, as it sees through clouds, » says Jean-Yves Le Bras, Radar Applications Project Leader at CLS. « In the event of a pirate attack, we can locate ships down to 100 m long on a radar image covering 400 km x 400 km. On an image covering 100 km x 100 km, we can see boats as smallas 20m. The system is thus able to identify compliant ships and detect non-compliant ones. » Evermore diverse technological solutions are emerging all the time to counter new forms of piracy, but to stamp it out we must also combat the poverty and political and economic instability that lead people to turn to trafficking of all kinds. ■ 51 JUILLET/AOÛT 2008 u cnesmag



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