CNES Mag n°38 ju/aoû/sep 2008
CNES Mag n°38 ju/aoû/sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de ju/aoû/sep 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace dans la présidence française de l'Union Européenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 COURRIER DES LECTEURS READERs’LETTERS NASA Isabelle, styliste, Paris De quoi sont recouvertes les visières des casques de spationaute ? Le casque d’un spationaute en sortie extravéhiculaire est un élément très complexe du scaphandre. Si sa majeure partie consiste en une protection thermique et une barrière infranchissable aux agressions du cosmos (rayonnement et particules énergétiques), le casque doit pouvoir laisser passer de la lumière pour que le spationaute puisse voir. Le casque est fixé au reste du scaphandre par un anneau à vis, un peu comme un bocal à son couvercle. Le matériau est du polycarbonate, une matière très résistante aux chocs, qui est traitée pour réfléchir les ultraviolets. Une casquette vient couvrir l’ensemble pour limiter la pénétration de la lumière et protéger des micrométéorites sur les côtés, à l’arrière et au-dessus. Caméras et projecteurs lumineux y sont fixés. Une visière pare-soleil amovible complète l’ensemble. Elle est dorée pour atténuer l’intensité lumineuse en cas de travail en plein soleil. À l’intérieur enfin, le spationaute est équipé d’une sorte de bonnet appelé Snoopy cap, auquel est fixé le système de communication. Un système de ventilation et d’alimentation permet enfin au spationaute de grignoter, de boire et de « s’aérer » pour tenir le coup durant les longues sorties extravéhiculaires. Sébastien Rouquette Isabelle, fashion designer, Paris What are astronauts’helmet visors coated with ? he helmets that astronauts wear for T extravehicular activities are a complex element of the spacesuit. The main structure provides thermal protection and an impenetrable barrier against cosmic radiation and energetic particles, while the visor allows the astronaut to see. The helmet is fixed to the spacesuit body by a screw ring, like the lid of the jar. It is made of highly shock-resistant polycarbonate and treated to CETTE RUBRIQUE EST LA VÔTRE THIS IS YOUR COLUMN N’hésitez pas à nous poser des questions, nous faire part de vos interrogations, de vos réactions sur l’actualité spatiale ou sur vos sujets d’étude. Nos spécialistes vous répondront. Drop us a line with your questions, opinions on space news or requests for information on subjects you’re studying, and we’ll put our experts on the case… reflect ultraviolet radiation. The helmet assembly is covered by a hood to limit light penetration and shield against micrometeoroids on the top, back and sides. Cameras and lamps are attached to the helmet. It also has a removable sun visor. This has a thin gold coating to reduce light intensity during operations in full sunlight. Inside the helmet, the astronaut wears a communications carrier assembly called the Snoopy Cap. In addition, a food/drink and ventilation system allows the astronaut to eat, drink and stay aerated on extended extravehicular activities. (Sébastien Rouquette) François, technicien, Bordeaux Quelle est la vitesse réelle d’une navette habitée, une fois dans l’espace et en dehors de toute attraction ? Mes recherches m’ont indiqué qu’elle allait à 10 km/s, soit à la vitesse de 36 000 km/h. Est-ce exact ? Une petite précision : même dans l’espace, un objet n’est jamais « en dehors de toute attraction ». Il est toujours soumis à son poids (d’ailleurs peu différent de celui au sol) et il tombe. Cette chute devrait le faire impacter sur le sol terrestre, s’il n’y avait pas simultanément une forte vitesse horizontale. À partir d’une vitesse d’environ 7800 m/s, à 200 km d’altitude, le point de chute dépasse les antipodes, donc on est en orbite. Le vol habité est rarement à haute altitude : la navette va typiquement à 350 km d’altitude. Or la vitesse orbitale varie fortement avec l’altitude. À 350 km, elle est de l’ordre de 7700 m/s, soit 28000 km/h. Plus on monte, plus la vitesse diminue. Ainsi, un satellite géostationnaire ne va qu’à 3 km/s, soit 10000 km/h. Votre valeur de 10 km/s est un bon ordre de grandeur, mais un peu excessif. Il correspondrait, de fait, à une orbite beaucoup plus énergétique que celle des navettes habitées, par exemple typiquement à la vitesse d’Ariane 5 au moment de l’injection d’un satellite commercial de communication lors de nos missions les plus fréquentes. Christophe Bonnal François, technician, Bordeaux How fast does a crewed shuttle travel once in space and away from any gravitational pull ? From what I’ve read, it’s about 10 km/s, which equates to 36,000 km/h. Is that correct ? irst, an object is never completely free F from all gravitational pull—even in space. It’s always subject to its own weight, which changes only slightly with altitude, and will fall back to Earth unlessit also moves forward at very high speed. At an altitude of 200 km and a forward velocity of 7,800 m/s or more, the theoretical point of impact would be beyond the other side of the planet, and so the object is effectively in orbit. Crewed flights rarely reach high altitudes : the shuttle typically orbits at about 350 km. Orbital velocity varies greatly with altitude. At 350 km, orbital velocity is around 7,700 m/s (28,000 km/h). As height increases, so velocity decreases. For example, a geostationary satellite only travels at 3 km/s (10,000 km/h). Your figure of 10 km/s is in the right ballpark, but a little high. It would correspond to a much more energetic orbit than for crewed shuttles, closer perhaps to the velocity of an Ariane 5 when it orbits a commercial telecom satellite on one of our routine missions. (Christophe Bonnal) CNES/J.-P. HAIGNERÉ cnesmag u JUILLET/AOÛT 2008
Patrick, navigateur, Cannes Pourquoi voit-on toujours la même face de la Lune ? La Lune nous montre toujours la même face. Si bien que l’on pourrait croire qu’elle cache quelque chose (certains l’affirment encore aujourd’hui). Mais le mystère de sa face cachée a disparu le jour où Luna 3, une sonde soviétique lancée en 1959, transmit vers la Terre les premières images d’un sol cratérisé et désolé. La raison pour laquelle la Lune « regarde » toujours la Terre est tout simplement gravitationnelle. La Lune tourne sur elle-même en un peu plus de 27 jours, soit le même temps que pour effectuer un tour de Terre. Sa rotation est dite synchronisée avec sa révolution. Ce sont les forces de marées entre la Terre et son satellite qui ont ralenti sa course jusqu’à l’obtention de ce synchronisme. C’est le cas pour de nombreux objets dans le système solaire. Mercure effectue une rotation et demie par révolution. Io, Europe, Ganymède et Callisto, satellites de Jupiter, sont, comme la Lune, en rotation synchrone. C’est aussi le cas de Titan, satellite de Saturne, que l’on connaît aujourd’hui un peu mieux, depuis que la sonde européenne Huygens a exploré sa surface en 2005. Sébastien Rouquette Patrick, sailor, Cannes Why do we always see the same side of the Moon ? he Moon keeps the same face turned T toward Earth at all times, leading some even today to believeit is hiding something. The mystery of the Moon’s far side was solved in 1959 when the Soviet Luna 3 probe returned the first images of its cratered and desolate plains. The reason the Moon always looks at Earth is to do with gravity. The Moon spins on its own axis in just over 27 days— the same time it takes to complete one orbit of Earth. Its rotation is thus said to be synchronized with its orbital period. The Moon’s tidal bulge, caused by Earth’s gravity, effectively slowed its spin until it matched its orbital rate. This is true for many other objects in the solar system. Mercury completes 1.5 rotations per orbit. Jupiter’s four largest moons—Io, Europa, Ganymede and Callisto—are in synchronous rotation, like the Moon. This is also true of Saturn’s moon Titan, which we now understand better since Europe’s Huygens probe explored its surface in 2005. (Sébastien Rouquette) VOS QUESTIONS ET VOTRE DEMANDE D’ABONNEMENT PAR MAIL : SEND IN YOUR QUESTIONS AND SUBSCRIBE TO CNESMAG BY E-MAIL TO : cnesmag@cnes.fr HRSC/OMÉGA/ESA/UNIVERSITÉ LIBRE DE BERLIN Récompense La médaille Cassini pour Jean-Pierre Bibring Chercheur à l’Institut d’astrophysique spatiale et professeur à l’université de Paris XI-Orsay, Jean-Pierre Bibring a produit de nombreuses contributions sur la compréhension de l’histoire de Mars, sa formation et son évolution, notamment des travaux dédiés à l’histoire de l’eau à la surface de la planète rouge. Le nom de Jean-Pierre Bibring est particulièrement lié à l’expérience Omega à bord du satellite Mars Express de l’Esa et consacrée à l’étude de la minéralogie de la surface de Mars. Omega est à l’origine de la première détection directe de la présence de glace d’eau au pôle sud de Mars et d’une nouvelle détermination des trois époques de son histoire géologique. Ces conclusions s’appuient notamment sur la mise en évidence d’argile, un minéral clé qui conforte l’existence d’une période chaude et humide où l’eau liquide existait en abondance peu de temps après la formation de la planète il y a 4,6 milliards d’années. Jean-Pierre Bibring a ainsi contribué à l’une des avancées majeures de la science planétaire à l’échelle de l’Europe. Il a reçu en avril 2008 la médaille Jean-Dominique Cassini, décernée par l’Union européenne de géosciences (EGU), pour sa contribution exceptionnelle au fonds de la planétologie. ■ J actualité news Ici la région de Mawrth Vallis (prise par la caméra HRSC de Mars Express) correspond aux terrains les plus anciens de Mars. La présence d’eau sous forme d’argile a été détectée par l’instrument Oméga, réalisé sous la responsabilité de Jean-Pierre Bibring The Mawrth Vallis region (pictured by HRSC on Mars Express) resembles the most ancient terrains on Mars. The presence of water in clays was detected by the OMEGA instrument, developed under the responsibility of Jean-Pierre Bibring. CNES/P. LE DOARÉ, 2004 Honour Cassini medal for Jean-Pierre Bibring s Jean-Pierre Bibring, a researcher at the IAS space astrophysics institute and lecturer at the University of Paris XI-Orsay, has made numerous contributions to our understanding of Mars, its formation and evolution, particularly through his work on the history of water on the planet’s surface. His name is synonymous with the OMEGA surface mineralogy experiment on ESA’s Mars Express satellite. OMEGA led to the first direct detection of water ice at the planet’s south pole and a new determination of its three geological eras. These conclusions are based in particular on the discovery of clays—a key mineral that supports the theory of a warmand humid period with an abundance of liquid water, shortly after the planet formed4.6 billion years ago. Jean-Pierre Bibring has thus contributed to one of the major advances in planetary science in Europe. In April 2008, he won the Jean-Dominique Cassini medal, awarded by the European Geosciences Union for his exceptional contribution to planetology. ■ 17 JUILLET/AOÛT 2008 u cnesmag



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