CNES Mag n°37 avr/mai/jun 2008
CNES Mag n°37 avr/mai/jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de avr/mai/jun 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : océanographie opérationelle, c'est pour bientôt.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J société society 54 médical à chaque passager avant le vol est totalement illégal et inenvisageable. À ce jour, les compagnies aériennes doivent donc faire face à l’éventualité de ces situations potentielles. Mais les conséquences financières ne sont pas neutres. En considérant l’ensemble des paramètres, la modification du plan de vol d’un avion atterrissant dans un aéroport autre que celui de sa destination représente une somme variant de 100000 à 500000 euros. Cette évaluation comprend le coût du fuel perdu (un avion ne peut atterrir les cuves pleines pour des raisons de sécurité), les taxes de l’aéroport où se pose l’avion, le prix du retard évalué en salaire du personnel navigant immobilisé et, le cas échéant, le coût de l’avion affrété d’urgence pour le vol retour. Dans les cas extrêmes, les passagers peuvent même être logés pour une nuit, voire dédommagés. UNE RÉFLEXION À L’ÉCHELON NATIONAL ET INTERNATIONAL Au total, le déroutement pour incident médical est un risque onéreux auquel les compagnies aériennes doivent faire face. Quelques pays ont adopté des solutions partielles : certains sont affiliés à des centres d’appels (MedAir ou Mondial Assistance) ; les compagnies américaines sont toutes équipées de défibrillateur semi-automatique… En France, la télémédecine pourrait monter à bord pour offrir aux compagnies nationales tout ou partie de solutions. Mises au point par le CNES dans les zones isolées, les techniques de télémédecine ont fait leur preuve, en particulier lorsqu’il se révèle « EN FRANCE, LA TÉLÉMÉDEINE POURRAIT MONTER À BORD POUR OFFRIR AUX COMPAGNIES NATIONALES TOUT OU PARTIE DE SOLUTIONS. « In France, a telemedicine kit could offer French airlines a partial or full solution. Valise de télémédecine développée par le CNES. Telemedicine kit developed by CNES. impossible de trouver le personnel médical approprié. Les systèmes de diagnostic à distance et de transmission des données vers une plateforme apte à traiter les informations offrent des garanties de fiabilité. L’adoption de ce procédé innovant permettrait de réduire la probabilité de déroutement et donc de réduire les coûts associés, en dépit du budget de formation du personnel navigant commercial (PNC) aux techniques de la télémédecine. La qualité de service et le confort qu’elles apporteraient devraient constituer une plus-value pour les compagnies. En étroite collaboration avec Air France et le Samu 75, le service « Applications et Valorisation » du CNES, avec le support de l’Enac, mène une étude cofinancée Enac/CNES (thèse de 3 e cycle) sur l’analyse des besoins et des attentes des utilisateurs ainsi que sur les caractéristiques d’utilisation de nouvelles technologies pour la santé à bord des avions. L’International Air Transport Association (IATA), qui regroupe 120 pays adhérents et la plupart des compagnies aériennes de ligne, réfléchit aussi à cette question. Elle constitue en ce moment même une commission de spécialistes en télémédecine aérienne. Leur objectif est de proposer, dans un avenir proche, une réglementation visant à gérer les incidents médicaux à bord. ■ Aeromedicine and telemedicine A new health approach to air transport A problem discovered during preflight checks may mean replacing an aircraft just before take-off. An in-flight medical incident requires careful handling and may entail significant costs. Two ongoing projects are investigating the suitability of telemedicine as a solution. s While in-flight medical incidents may appear few and far between compared with the number of short-, medium- and longhaul flights, the associated financial losses are far from negligible. Every year, Air France alone reports between 4,000 and 6,000 medical incidents, for which it sometimes has to reroute an aircraft. Between 1997 and 2003, an average of 22 flights per year were rerouted for medical reasons, relegating technical faults to second place. If an aircraft doesn’t pass pre-flight checks, it doesn’t fly. But as it is both illegal and impractical to give each passenger a medical check-up before boarding, airlines have to face the risk of potential medical problems during a flight. Rerouting an aircraft incurs substantial costs. Taking all parameters into account, changing a AIRBUS cnesmag u AVRIL 2008
J société society plane’s flight plan to land at an alternative airport costs about € 100,000 to € 500,000. This estimate takes into account the fuel lost, because a plane is not allowed to land on full tanks for safety reasons ; landing charges at the new airport ; the cost of delays in terms of the salary of grounded flight personnel ; and, if necessary, the cost of the plane sent to fly the return leg. In extreme cases, passengers may need to be given overnight accommodation and even compensated. National and international considerations Airlines must consider the financial risk of having to reroute an aircraft for medical reasons. Some countries have adopted partial solutions, such as taking out policies with Medair or Mondial Assistance. US airlines all have semi-automatic defibrillators aboard. In France, a telemedicine kit could offer French airlines a partial or full solution. Developed by CNES for remote areas, telemedicine techniques have already proved their worth, especially where no medical personnel are available. Remote diagnosis systems capable of sending data to a centre for analysis by medical staff guarantee an effective solution. Instigating this innovative procedure would reduce the likelihood of rerouting aircraft, and its related costs, despite the cost of having to train cabin crew in telemedicine techniques. The higher quality of service and comfort is a plus for airlines. Working closely with Air France and SAMU 75 emergency services, the CNES applications and technology transfer department, backed by French national civil aviation school ENAC, is leading a jointly-funded project to analyse user needs and expectations, and to define how new healthcare technologies will be used aboard aircraft. The International Air Transport Association (IATA), which counts 120 countries and most airlines in its membership, is also investigating the issue. It is currently settingup a committee of air telemedicine experts to rapidly draft regulations on handling in-flight medical incidents. ■ 55 Lors d’une escale, consultation à bord d’un Airbus 380. Attending to a passenger during a stopover on an Airbus 380. AIRBUS/S. OGNIER, 2006 AVRIL 2008 u cnesmag



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