CNES Mag n°37 avr/mai/jun 2008
CNES Mag n°37 avr/mai/jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de avr/mai/jun 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : océanographie opérationelle, c'est pour bientôt.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28 J Écopolitique business & politics programme de « dissuasion » financé aux deux tiers par la France. La création d’Arianespace en 1980, avec une grande efficacité commerciale, voit une montée en performances et en cadences, menant à penser à huit lancements par an. D’où le concept de l’ELA 2, programme spécifique de l’Esa conduit par le CNES de 1981 à 1986, avec une plus forte implication de l’industrie européenne : entièrement nouveau et optimisé pour Ariane 3 et 4, il permet un lancement par mois. La montée en cadence, huit puis douze, nécessite rapidement la construction de l’EPCU 2. En 1988 est décidé le programme Ariane 5, projet encore plus européen qui équivaut quasiment, pour le CSG, à l’effort initial de la France en 1965. Sur le chantier, on retrouve 2000 personnes de 1988 à 1993, pour implanter l’ELA 3, le Banc d’essai des accélérateurs à poudre, le Bâtiment d’intégration propulseurs et l’Usine de propergol de Guyane, qui permettront de produire les étages d’accélération à poudre en Guyane. En parallèle, le CSG rénovait complètement ses moyens dont certains avaient déjà trente ans ; c’est le programme CSG 2000, avec notamment le nouveau Jupiter 2 et l’EPCU3. L’utilisation du CSG étant de plus en plus européenne, le financement en est assuré pour les deux tiers par l’Esa : la direction reste, pour le compte de l’Esa, confiée au CNES, responsable également pour le compte de l’État des aspects Sécurité et Sauvegarde. Mais dans ses missions le CNES s’appuie sur de nombreuses sociétés européennes et guyanaises. La dernière étape est l’ou- verture internationale du CSG avec la construction d’un ensemble de lancement dédié à Soyouz. » Joël Barre confirme les nouvelles orientations du CSG : « À l’instar de nos concurrents, il est nécessaire d’élargir notre gamme de lanceurs opérés par Arianespace à partir du CSG pour répondre aux différents besoins des clients, privés ou institutionnels. » En complément du lanceur lourd Ariane 5, viendront bientôt se greffer le lanceur russe de classe moyenne Soyouz, et le petit lanceur européen Vega. Chaque lanceur utilise une propulsion différente et le CSG se dote d’un pas de tir spécifique à chacun d’entre eux. « En phase de construction au CSG, les Ensembles de lancement Soyouz et Vega (ELS et ELV) seront mis en service en 2009. Sur le chantier Soyouz, dont la partie infrastructure et génie civil est sous maîtrise d’œuvre Vinci, « IL EST NÉCESSAIRE D’ÉLARGIR NOTRE GAMME DE LANCEURS EXPLOITÉS PAR ARIANESPACE À PARTIR DU CSG POUR RÉPONDRE AUX DIFFÉRENTS BESOINS DES CLIENTS, PRIVÉS OU INSTITUTIONNELS. « We need to expand the range of launchers operated by Arianespace from the CSG to meet private and institutional customers’needs. Vue aérienne de la construction de la zone de lancement (ZL) Soyouz au Centre spatial guyanais. Aerial view of construction of the Soyuz launch complex at the Guiana Space Centre. CNES/ESA/ARIANESPACE/J. R DAGOIS, 2006 Installation des industriels au CSG 1986 : installation d’EADS (Astrium) 1988 : création de l’usine d’hydrogène liquide, confiée par la suite à Air Liquide Spatial Guyane. 1992 : inauguration de l’Usine de propergol de Guyane aux côtés du Bâtiment d’intégration propulseurs (BIP), respectivement exploitées par les sociétés franco-italienne Regulus et Europropulsion. 1995 : implantation de l’établissement Snecma Division Moteurs Spatiaux. Industry presence at the CSG 1986 : EADS (Astrium). 1988 : Construction of liquid hydrogen plant, subsequently entrusted to Air Liquide Spatial Guyane. 1992 : Opening of UPG propellant plant and BIP booster integration building, operated by French-Italian firms Regulus and Europropulsion. 1995 : Snecma Space Propulsion Division. nous travaillons en partenariat avec les industriels russes pour la mise en place des équipements mécaniques lourds. L’ELS sera une réplique du pas de tir Soyouz à Baïkonour, adaptée aux spécificités guyanaises. Dans l’exploitation commerciale d’Arianespace, le client doit pouvoir se retrouver dans des conditions comparables à un lancement Ariane 5. C’est ainsi qu’à Baïkonour tout est intégré à l’horizontale, au CSG le lanceur sera érigé pour intégrer la charge utile, offrant la même configuration qu’Ariane 5 aux clients satellites. Vega renforce pour sa part la coopération européenne, en premier lieu par le développement du nouveau lanceur à propulsion solide, pour les essais duquel le CSG met à disposition ses moyens d’essais comme le BEAP qui a permis de qualifier le moteur P80 du premier étage Vega. Avec une organisation industrielle sous maîtrise d’œuvre italienne de Vitrociset, l’ELV se construit pour sa part sur l’ancien ELA 1, pour limiter les coûts et l’ampleur de la mise en place du chantier. L’arrivée des deux lanceurs au CSG va représenter également, au-delà du plan industriel, une certaine évolution culturelle. Nous allons vers une Base de lancement toujours plus européenne et toujours plus internationale. Nous sommes fin prêts pour la transition », conclut Joël Barre. ■ cnesmag u AVRIL 2008
J Écopolitique business & politics Back to the future CSG serving France and Europe Initiated by France in 1964, the Guiana Space Centre (CSG) will be celebrating 40 years in operation on 9 April. At CNES, Michel Mignot devoted 25 years to the construction of the CSG and headed it for 8 years. Today, Joël Barre is at the helm. Drawing on 20 years of experience in the space industry, he is steering the centre as it expands its facilities to support international cooperation. Together, they recount how the CSG became the jewel in the crown of European space. s Michel Mignot begins the story with the vast construction works of the early years. « The first phase from 1965-1970 was geared toward France’s Véronique and Diamant space programmes, » he explains. So it was that the sounding rocket and then Diamant launch pads were built, followed by the weather radar site, Jupiter 1 control centre, telemetry and tracking stations, and the first EPCU payload preparation facility. « Very quickly, the CSG was openedup to Europe with the Europa 2 launch pad to sustain the Europa programme, managed by two entities : ELDO 1 for launchers and ESRO 2 for satellites. » To support this development, the Europa launch facilities were built from 1968- 1971, but the failure of Europa 2 halted the programme and in the aftermath ELDO and the fragile Europa 3 project were abandoned. « An alternative nonetheless had to be found, so CNES transformedEuropa 3 into L3S, a simpler and cheaper project. When this programme was approved by Europe in 1973, less costly launch facilities had to be built re-using the virtually new Europa facilities. These were hard times for the CSG : Diamant had to be halted aftereight launches to divert funding to Europe’s future Ariane programme. But the first Ariane launch complex (ELA 1) built from 1976-1979 and designed to support four launches a year restored the CSG’s and French Guiana’s confidence in space. Starting with the success of LO1, the European Ariane adventure really began to take shape. The commercial impetus provided by the formation of Arianespace in 1980 brought with it a step change in performance and production rates, the objective now being to achieveeight launches per year. This assumption was the basis of the concept for ELA 2, an ESA programme led by CNES from 1981-1986 with closer involvement from European industry. This all-new complex optimized for Ariane 3 and 4 was designed to support one launch per month. The subsequent ramp-up in launch rate from 8 to 12 meant that the EPCU 2 payload preparation facility soon had to be built. In 1988, Ariane 5 got the go-ahead. This even more European project was virtually equivalent for France to the initial effort undertaken in 1965. From 1988-1993, 2,000 people worked on construction of ELA 3, BEAP solid booster test stand, BIP booster integration building and UPG propellant facility required to produce EAP solid booster stages in French Guiana. At the same time, the CSG 2000 programme undertook a complete overhaul of facilities, some of which were already 30 years old. This programme built the new Jupiter 2 control centre and EPCU 3. With the CSG becoming more and more European, ESA was now providing twothirds of funding. CNES, meanwhile, continued to run the base on behalf of ESA and retained responsibility for range safety. It also employed the expertise of many European and Guianese companies. The last stage is the opening of the CSG to international launch operators with the construction of a launch complex dedicated to Soyuz. » Joël Barre confirms the new direction the CSG is taking : « Like our competitors, we need to expand the range of launchers operated by Arianespace from the CSG to meet private and institutional customers’needs. » The Russian Soyuz medium-lift and European Vega light launchers are « L’ARRIVÉE DES DEUX LANCEURS AU CSG VA REPRÉSENTER ÉGA- LEMENT, AU-DELÀ DU PLAN INDUSTRIEL, UNE CERTAINE ÉVOLUTION CULTURELLE. « The arrival of the two new launchers at the CSG will entail a cultural and industrial shift. CNES/ESA/ARIANESPACE/DAGOIS J. -R, 2006 Station de poursuite de la montagne des Pères. Montagne des Pères tracking station. set to complement the Ariane 5 heavylift launcher. They use different propulsion systems, so the CSG is building a dedicated launch pad for each. « The Soyuz (ELS) and Vega (ELV) launch complexes now being built at the CSG will enter service in 2009. On the Soyuz site, where Vinci is the prime contractor in charge of infrastructure and civil engineering, we are working with Russian contractors to install heavy mechanical systems. The ELS will be a replica of the Soyuz launch pad in Baikonur, adapted to the specific constraints of French Guiana. To fit Arianespace’s commercial operating model, customers must be offered conditions comparable to an Ariane 5 launch. At Baikonur, everything is integrated with the launcher horizontal, whereas at the CSG it will be erect for payload mating, thus offering satellite launch customers the same configuration as Ariane 5. The new solid-booster Vega launcher will favour closer European cooperation. For Vega, the CSG is providing test facilities like the BEAP solid booster test stand, which was used to qualify the P80 first-stage engine. Italian firmVitrociset is the prime contractor in charge of building the ELV, which is being erected on the site of the old ELA 1 launch complex to save costs and reduce the scale of the task. The arrival of the two new launchers at the CSG will entail a cultural and industrial shift. The launch base is becoming increasingly European and international, and we are all set to make this transition, » concludes Joël Barre. ■ 1 European Launcher Development Organization 2 European Space Research Organization 29 AVRIL 2008 u cnesmag



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