CNES Mag n°36 jan/fév/mar 2008
CNES Mag n°36 jan/fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de jan/fév/mar 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : le CNES et les vols habités.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J international worldrld position sur le marché des lancements de satellites avec ses lanceurs Proton, Soyouz et les missiles reconvertis Dniepr et Rockot, très prisés des opérateurs de satellites. Souhaitant sécuriser sa présence sur l’orbite basse, elle repense sa capacité d’accès à l’espace en modernisant les lanceurs existants, développant une capsule Soyouz agrandie, capable de transporter quatre personnes, et Clipper, un vaisseau spatial complètement nouveau. Enfin, elle se tourne vers l’Europe en s’implantant en Guyane française pour lancer Soyouz, ou encore en coopérant avec le CNES en vue de développer des technologies spatiales de pointe dans le domaine des lanceurs futurs (programme Oural). Néanmoins, la Russie se trouve confrontée au problème du cosmodrome de Baïkonour, situé désormais en territoire étranger. La Russie n’en possède plus qu’un seul : celui de Plessetsk (utilisé majoritairement jusqu’à présent pour le lancement de satellites militaires). Les capacités du cosmodrome de Kapoustine Yar sont limitées, le cosmodrome de Svobodny est fermé. C’est pourquoi, dans le but de conserver une capacité autonome nationale en termes de base de lancement (et mieux située sur le plan géographique), la Russie vient d’annoncer officiellement la construction d’un nouveau cosmodrome : Vostochny, dans la région de l’Amour, dont les premiers lancements pourraient avoir lieu à partir de 2015. En même temps, les autorités russes déclarent leur volonté de continuer la coopération avec le Kazakhstan dans le cadre de l’utilisation du cosmodrome de Baïkonour après 2020 qui est réservé aux lancements de satellites à vocation commerciale et scientifique et pour la coopération internationale. Le cosmodrome a été loué à la république du Kazakhstan jusqu’en 2050. LE DÉVELOPPEMENT ET LA FABRICATION D’UNE GAMME D’ENGINS SPATIAUX D’ici la fin de l’année, le nombre de satellites russes sur orbite atteindra 102-103 (le nombre total avoisine 950, dont 450 appartiennent aux États-Unis) dont la plupart sont à destination militaire. On ne peut ici que constater un certain retard en comparaison des fabricants occidentaux dans la qualité de satellites et d’équipements sol (essentiellement pour le système de navigation Glonass). Actuellement, la Russie déploie de nouveaux satellites afin de former son système Glonass qui est considéré comme une infrastructure nationale de première importance. Il a été porté fin 2007 à 18 satellites actifs. Ce nombre est nécessaire pour que le réseau couvre totalement le territoire de la fédération de Russie. Dans le domaine des Base de lancement de Plessetsk située dans la région d’Arkhanguelsk. The Plesetsk launch base in the province of Arkhangelsk. télécommunications, 24 satellites actifs assurent le positionnement à l’échelle planétaire ; 15 satellites russes sont en orbite pour assurer les communications, Internet et la diffusion de programmes télévisés. Il est prévu de remplacer et de densifier certaines des constellations de satellites dédiés aux télécommunications, à la météorologie, au positionnement ou 56 three main areas required to maintain an independent capability. Launch services and ground launch infrastructures Russia has adopted a pragmatic approach in this area, is catering for « space tourists » and reaching a strong position in the satellite launch market through its Proton and Soyuz launchers, and its Dnepr and Rockot reconverted missiles, held in high regard by satellite operators. To secure its presence in low-Earth orbit, Russia is now rethinking its space access capabilities and modernizing its launcher range, with a larger Soyuz capsule able to carry a crew of four and an all-new spacecraft called Clipper. It is also working with Europe to operate Soyuz from French Guiana and cooperating with CNES to develop leading-edge space technologies for future launchers under the Oural programme. However, Russia faces the issue of what to do about the Baikonur Cosmodrome, now on foreign soil. It only has one launch base of its own, in Plesetsk, used chiefly until now for military satellites. The capabilities of the Kapustin Yar Cosmodrome are limited and the Svobodny Cosmodrome has been closed down. This explains the recent official announcement that Russia intends to build a new Vostochny Cosmodrome to preserve its independent launch capability. The new base will be located in the Amur region and could enter service in 2015. At the same time, the Russian government has stated its desire to continue using the Baikonur Cosmodrome in cooperation with Kazakhstan after 2020. Baikonur is used exclusively for commercial and scientific satellite launches and for international cooperation. Russia has leased it from Kazakhstan until 2050. Spacecraft development and construction By the end of 2007, Russia will have 102-103 satellites in orbit out of a world total of 950 (450 belonging to the United States), mostly for military purposes. Today, it is lagging behind western manufacturers in terms of satellite quality and ground support systems, mainly for the Glonass satellite navigation system, and is deploying new satellites to strengthen the Glonass constellation, considered a key national infrastructure. The constellation stood at 18 active satellites at end 2007, the number needed to cover all of the Russian Federation’s territory. A constellation of 24 active satellites provides global positioning coverage for telecommunications. Russia has 15 satellites in orbit to support communications, Internet traffic and TV broadcasting. It plans to cnesmag u JANVIER 2008
AGENCE RIA NOVOSTI encore à l’observation de la Terre. Il s’agira surtout pour la Russie de répondre aux nouveaux besoins que les consommateurs russes sont en droit d’attendre à mesure que leur pouvoir d’achat s’étoffe. On pense à Internet haut débit (voire toute autre application multimédia qui nécessite de larges bandes passantes) mais également à tout ce qui touche la télémédecine, la télé-assistance, la télé-épidémiologie. Bref, les investissements nécessaires à ce renouvellement auront nécessairement des répercussions sur la recherche applicative civile. Certaines synergies voient le jour. Il n’est pas exclu que des satellites dédiés à des applications commerciales embarquent de petites charges utiles scientifiques. Mais beaucoup reste à faire. La Russie a besoin d’un nouveau vaisseau spatial pour les vols habités. Le projet d’un nouveau lanceur Angara est loin d’être achevé et la Russie n’a plus aucun satellite météorologique en orbite. UNE ÉCOLE DE FORMATION DES CADRES DE TRÈS HAUT NIVEAU Les entreprises du secteur ont aussi un sérieux problème de recrutement de cadres. Les jeunes partent à l’étranger à cause des bas salaires pratiqués, en particulier dans le domaine spatial, mais aussi parce qu’ils veulent concrétiser leurs ambitions professionnelles et créatrices dans le cadre de grands programmes spatiaux. C’est pourquoi de grands projets, comme l’exploration (humaine) de Mars, sont indispensables pour la Russie. Ce n’est que tout récemment que les responsables se sont mis à entrevoir de jours meilleurs avec le retour en force de la Russie dans l’exploration robotique et humaine du système solaire. Cela ne s’était pas vu depuis plus de 20 ans, période pendant laquelle la Russie devait se contenter de participer à des programmes internationaux. Elle signera donc son retour dans l’exploration du système solaire avec l’envoi de plusieurs sondes autour du Soleil (Koronas-Photon, 2008), sur Mars (Phobos-Grount, mission de retour d’échantillons, 2009) ou encore sur la Lune (Moon-Globe, étude de la structure interne et localisation de réservoirs d’eau sous la surface). L’exploration de Mars fait partie des plans de la Russie (le programme spatial russe prévoit de commencer à voler vers la Lune et Mars d’ici 2040) et n’exclut pas la participation de cosmonautes russes à la première expédition internationale qui débarquera sur Mars, si d’aventure une coopération internationale voit le jour. Ainsi, aujourd’hui, le secteur spatial russe bénéficie d’une situation nouvelle, la plus favorable depuis le début de la perestroïka, qui associe demande politique, économique et disponibilité des financements publics. Actuellement, la Russie mène une stratégie d’influence internationale active dont le spatial est un instrument puissant parmi d’autres et représente aujourd’hui un esprit d’indépendance qui inspire sa politique extérieure. Les choix de partenariats internationaux intègrent désormais davantage les priorités et les intérêts propres de la Russie. ■ replenish and densify certain satellite constellations dedicated to telecommunications, weather forecasting, positioning and Earth observation. Above all, it is going to have to meet the growing demand from Russian consumers with increased purchasing power. Applications include broadband Internet and multimedia, as wellas telemedicine, teleassistance and tele-epidemiology, which means that the investments required to renew capabilities are bound to impact civil applications research. Synergies are already emerging and satellites dedicated to commercial applications could be used to fly science payloads. But much work remains. Russia needs a new human-rated spacecraft, the new Angara launcher project is far from completed and it has no weather satellites left in orbit at all. Top executive training school The space industry is also facing a shortage of qualified executives. Young people are going abroad because of the low pay at home, particularly in the space sector, and because they want to pursue their career ambitions and apply their talents on major space programmes. That is why it is so vital for Russia to engage large-scale projects like human exploration of Mars. Space industry leaders have only recently begun to see the light at the end of the tunnel, as Russia has resumeda prominent role in robotic and human exploration of the solar system. The outlook has not been this good for more than 20 years, during which time Russia has been largely confined to partnership roles in international programmes. Russia is set to mark its return to space exploration through a series of spacecraft missions, to the Sun with Koronas-Photon in 2008, Mars with the Phobos-Grunt sample return mission in 2009, and the Moon with the Moon-Globe mission to study the Moon’s internal structure and locate subsurface water. Exploring Mars also figures in Russia’s plans—it expects to begin flights to the Moon and Mars by 2040—and it has not ruled out sending Russian cosmonauts on the first international expedition to land on Mars, if a joint international mission goes ahead. Russia’s space sector therefore finds itself today in the best position since the early years of the perestroika era, with strong political and business support and government funds. Russia is actively seeking to extend its international influence and space is a powerful instrument that reflects the desire for independence driving its foreign policy. As a result, its choice of international partners is now dictated more by its own priorities and interests. ■ 57 JANVIER 2008 u cnesmag



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