CNES Mag n°36 jan/fév/mar 2008
CNES Mag n°36 jan/fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de jan/fév/mar 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : le CNES et les vols habités.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J dossier special report 38 Léopold Eyharts et sa doublure Hans Schlegel en entraînement, à l’EAC à Cologne (Allemagne), sur la manipulation du bras robotique de la Station. Leopold Eyharts and his backup Hans Schlegel train at the EAC in Cologne, Germany, to use the ISS’s robot manipulator arm. ESA/S. CORVAJA Léopold Eyharts, spationaute depuis 1990 Le Français Léopold Eyharts, premier locataire du laboratoire Columbus, illustre parfaitement l’une des qualités indispensables que doit posséder un spationaute : la patience. À 50 ans, il effectue en effet son second vol dans l’espace, 22 ans après avoir déposé pour la première fois sa candidature au CNES en 1985. « J’avais 28 ans, se souvient-il, j’étais pilote de chasse de l’Armée de l’Air et voulais devenir pilote d'essais [il le deviendra en 1988, NDLR], tout cela dans le but d’être un jour astronaute si la possibilité se présentait. Cette première tentative s'est relativement bien passée mais je n'ai pas été retenu. » La seconde tentative est la bonne puisqu’il est sélectionné par le CNES en juillet 1990 dans le cadre du programme Hermès. Désigné cosmonaute suppléant de la mission franco-russe Cassiopée, Léopold Eyharts suit un premier entraînement complet à la Cité des étoiles aux côtés de Claudie André-Deshays, de janvier 1995 à août 1996. Titulaire de la mission suivante Pégase, il reprend l’entraînement en décembre 1996. Après la collision entre un vaisseau-cargo Progress et la station Mir le 25 juin 1997, son vol est reporté de 6 mois. « Le risque de perdre la station Mir était réel, nous confie-t-il. Ce fut un moment un peu difficile mais qui laisse finalement un bon souvenir car tout a fini par s'arranger. » Intégré au corps des astronautes européens en août 1998, Léopold Eyharts rejoint Houston pour suivre une formation de spécialiste de mission. Au sein de la division ISS, il travaille notamment sur les véhicules russes Soyouz et Progress ainsi que sur les aspects informatiques. En 2004, il est désigné comme doublure de l’Allemand Thomas Reiter pour la mission de longue durée Astrolab de l’Esa, qui se déroule du 4 juillet au 22 décembre 2006 à bord de l'ISS. Il est ensuite nommé titulaire de la première mission longue durée à bord du laboratoire Columbus. « J’ai pour mission l’activation du laboratoire, nous expliquait-t-il quelques semaines avant son départ. Je dois vérifier que les systèmes de bord sont bien conformes et que les premiers racks sont prêts à accueillir les expériences scientifiques. En tant que troisième membre d'équipage permanent, je serai amené à assurer tout type de tâche sur les systèmes russes et américains. Lors des sorties extravéhiculaires de mes deux collègues par exemple, je serai chargé de manipuler le bras robotique pour les assister. » Léopold Eyharts est-il fier d'être le premier à entrer dans Columbus ? « En tant qu'Européen, c’est effectivement un grand honneur d'avoir été choisi pour cette mission aussi importante que symbolique et je n’échangerais pas ma place ! » Léopold Eyharts astronaut since 1990 s Frenchman Léopold Eyharts, who will be the first to set foot inside the Columbus laboratory module on the ISS, is a perfect illustration of a quality every astronaut must have : patience. At the age of 50, he will be making his second spaceflight, 22 years after first applying to become a CNES astronaut in 1985. « I was 28, » he recalls. « I was a fighter pilot in the French air force and I wanted to be a test pilot [Editor’s note : a goal he accomplished in 1988], with the ultimate aim of one day becoming an astronaut if I got the opportunity. My first try went fairly well, but I wasn’t selected. » He was later selected by CNES on his second attempt in July 1990 for the Hermes programme. As back-up for the French- Russian Cassiopée mission, Léopold Eyharts underwent his first full course of training at Star City in Moscow alongside Claudie André-Deshays, from January 1995 to August 1996. On the prime crew for the next mission, Pégase, he resumedtraining in December 1996. But after a Progress cargo spacecraft collided with the Mir space station on 25 June 1997, his flight was pushed back six months. « The risk of losing Mir was real, » he says. « That was a difficult time, but it left a happy memory since everything turned out OK in the end. » The Pégase mission was accomplished successfully from 29 January to 19 February 1998. After joining the European astronaut corps in August 1998, Léopold Eyharts began training as a mission specialist at NASA’s field centre in Houston, U.S.A., where he worked within the ISS division on the Russian Soyuz and Progress vehicles, as wellas on computing systems. In 2004, he was selected as back-up to German astronaut Thomas Reiter for ESA’s longduration Astrolab mission from 4 July to 22 December 2006 on the ISS. He was subsequently selected as prime for the first long-duration mission aboard the Columbus laboratory module. « My mission is to commission the Columbus laboratory, » he explains. « That means checking out the onboard systems and making sure the payload racks are ready for the science experiments. As the third member of the resident ISS crew, I willalso be performing all kinds of tasks on the station’s Russian and US systems. For example, I will be operating the robot armduring my two crewmates’extravehicular activities. » When asked if he is proud to be the first to enter the Columbus laboratory, Léopold Eyharts replies : « As a European, it is indeed a great honour to have been chosen for this highly important and symbolic mission, and I wouldn’t swap places with anybody ! » cnesmag u JANVIER 2008
u LIONEL BAIZE, CNES L’ATV-CC Centre de contrôle opérationnel pour l’ATV Après avoir décidé de s’engager dans le programme de la Station spatiale internationale, l’Esa a confié la responsabilité du développement du centre de contrôle et les opération de l’ATV au CNES, reconnaissant ainsi son expertise. Un centre de contrôle spécifique de 700 m², appelé ATV-CC (Automated Transfer Vehicle Control Centre), a été spécifiquement imaginé et construit en 2002 au sein du Centre spatial de Toulouse. Inauguré en février 2007, il accueille environ 130 personnes directement impliquées dans les opérations de l’ATV, dont le lancement du premier modèle Jules Verne est prévu fin février 2008. Géré par le CNES pour le compte de l’Esa, l’ATV-CC est en charge de la conduite des opérations du cargo automatisé et de la coordination de l’ensemble des moyens sol nécessaires à leur bon déroulement. UN CENTRE DE CONTRÔLE DÉCENTRALISÉ Sa mission de contrôle débute 100 minutes après le lancement de l’ATV (sous la responsabilité du Centre spatial guyanais) et s’effectue en relation avec le centre de contrôle de Houston (autorité suprême pour toutes les opérations liées à l’ISS) et celui de Moscou (responsable du module russe auquel l’ATV va s’amarrer) : opérations de stabilisation et de transfert d’orbite, approche de la station, amarrage (après environ 2 semaines pour la mission Jules Verne) puis, à la fin de la mission (d’environ 6 mois), désamarrage de la station, désorbitation et rentrée dans l’atmosphère. Du lancement à l’approche finale, l’ATV-CC s’efforce de minimiser la consommation d’ergols du véhicule, en calculant un plan de mission précis et optimisant constamment les manœuvres et les trajectoires. Les équipes de l’ATV-CC ont la responsabilité d’envoyer les commandes au cargo après l’autorisation des centres de c CNES/B. GUINDRE, 2007 Controlling ATV operations After joining the International Space Station (ISS) programme, in 1998 ESA gave CNES the task of developing the Automated Transfer Vehicle Control Centre (ATV-CC) and operating the future ATV, recognizing the agency’s strong expertise in this area. A dedicated 700-square-metre control centre was thus designed and located in 2002 at the Toulouse Space Centre. Opened in February 2007, the centre accommodates a 130-strong team that will directly control flight operations of the ATV, the first of which—Jules Verne—is set to launch late February. s ATV-CC Managed by CNES on behalf of ESA, the ATV-CC will have responsibility for controlling ATV flights and coordinating all ground support operations. Decentralized control centre The centre’s mission starts 100 minutes after the ATV is launched from the Guiana Space Centre, working in direct contact with NASA’s control centre in Houston, Texas—the lead ISS operations centre— and the Korolev control centre near Moscow, which has responsibility for the Russian module to which the ATV will dock. The mission involves orbit stabilization and transfer, station approach and docking operations, and then undocking and deorbiting at the end of the flight. From launch to final approach, the ATV-CC will seek to minimize the ATV’s fuel consumption by calculating a precise mission plan and optimizing manoeuvres and trajectories. ATV-CC teams willuplink commands to the vehicle after clearance from the Houston and Moscow control centres as the ATV approaches the ISS. Each operation has to heed the safety constraints defined by the ISS partners and the ATV’s designer : Sun angles to limit dazzling of sensors, Russian ground station overflights and manoeuvre limits. Working alongside the ATV-CC, the ISS crew will prepare and monitor ATV approach and docking operations, and can stop or cancel an approach if necessary. Such operations involve transferring billions of bits of telemetry in real time between the ATV, the ISS, 39 c JANVIER 2008 u cnesmag



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