CNES Mag n°36 jan/fév/mar 2008
CNES Mag n°36 jan/fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de jan/fév/mar 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : le CNES et les vols habités.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J dossier special report NASA 28 La construction de la Station nécessitera encore de nombreuses sorties extravéhiculaires d’ici son achèvement. Sortie de l’astronaute américain Doug Wheelock, lors de la mission STS-120. Numerous extravehicular sorties will be required to complete assembly of the ISS. Here, U.S. astronaut Doug Wheelock conducts an EVA during the STS-120 mission. L’ISS change d’ère Imaginée dans les années 1960, engagée au milieu des années 1980, la grande station orbitale américaine est devenue un projet international en 1988 et son assemblage a débuté en 1998. À la même époque, l’Union soviétique, puis la Russie, préparait une station spatiale pour prendre la succession de Mir. Les projets américain et russe ont alors fusionné pour devenir la Station spatiale internationale (ISS). Aujourd’hui, avec l’arrivée du laboratoire européen Columbus, l’ISS entre dans une nouvelle ère : celle de son exploitation intensive pour la recherche scientifique, où l’Europe et la France tiennent désormais une place prépondérante. Avec, en ligne de mire, la préparation du retour vers la Lune et l’exploration d’autres planètes. C’est au début des années 1960, tout en préparant le débarquement de l’homme sur la Lune, que les ingénieurs de la Nasa ont imaginé, pour la première fois, de placer autour de la Terre une station orbitale aux multiples fonctions : laboratoire, observatoire terrestre et astronomique, base-relais… Mais du fait des baisses budgétaires entamées en 1969, le premier laboratoire américain Skylab fut conçu à partir de matériel Apollo inutilisé. Habité à trois reprises entre mai 1973 et février 1974, il fut ensuite abandonné et se désintégra dans l’atmosphère en 1979. Lorsque la navette vit le jour en 1981, elle se retrouva orpheline, cantonnée à la réalisation de missions d’une durée maximale de deux semaines… UN PARTENARIAT INTERNATIONAL Au milieu des années 1980, les États-Unis proposèrent à leurs partenaires de s’associer à leur projet de station permanente, composée de plusieurs modules pressurisés et de divers équipements (panneaux solaires, bras robotique, etc.). Les coûts d’investissement, la fabrication et le lancement des différents éléments, puis l’utilisation de la station et les opérations de maintenance seraient répartis en fonction des moyens de chacun. L’Europe*, le Canada et le Japon se rallièrent en 1988, bientôt rejoints par le Brésil. Mais la forte augmentation du coût entraîna une révi- cnesmag u JANVIER 2008
u FRANÇOIS SPIERO, CNES sion du projet en 1993. Pour des raisons politiques, les Russes et les Américains ont alors (après avoir exploité ensemble la station Mir) joint leurs efforts, avec d’autres partenaires internationaux, pour construire l’ISS. Tout en poursuivant sa collaboration avec la Russie, l’Europe s’engagea à fournir 8,3% de la partie occidentale, sous leadership Nasa. Cette participation se traduit principalement par la réalisation du laboratoire Columbus et de vaisseaux de ravitaillement automatiques ATV (Automated Transfer Vehicle). Avec plusieurs années de retard et de nouveaux dépassements de budget, l’un des chantiers les plus complexes jamais engagés dans le monde de la recherche fut lancé en novembre 1998, à l’occasion de la mise sur orbite du module de contrôle russe Zarya (« Aube »), pierre inaugurale de la station. En février 2003, tandis que la station était occupée en permanence depuis novembre 2000 et recevait régulièrement de nouveaux équipements, l’accident de la navette Columbia cloua au sol la flotte américaine, et interrompit l’assemblage durant 30 mois. Lorsque les navettes reprirent du service en juillet 2005, leur mise à la retraite était annoncée pour 2010. À cette date, l’ISS devra donc être c Report Compte à rebours L e lancement de la navette spatiale américaine Atlantis, initialement prévu le 6 décembre 2007 depuis le site du Kennedy Space Center en Floride, marque la plus grande contribution de l’Europe à la Station spatiale internationale, avec la mission Columbus de l’Esa et la participation de deux spationautes européens Hans Schlegel (de nationalité allemande) et Léopold Eyharts (de nationalité française). De nombreuses personnalités ont été invitées à cette occasion par l’Esa et les partenaires européens impliqués dans ce programme. Le CNES, pour sa part, avait invité les principaux parlementaires du Groupe parlementaire de l’espace (GPE), Pierre Lasbordes (président), Alain Gournac (vice-président), Christian Cabal (président d’honneur) Henri Revol (président de l’Office parlementaire OPECST), qui furent accompagnés par Pierre Tréfouret, directeur de la Communication externe, de l’Éducation et des Affaires publiques, et Jean-Jacques Favier, directeur adjoint Prospective et Stratégie au CNES. Lors de cette première tentative de lancement, des capteurs ont indiqué un dysfonctionnement des jauges des réservoirs de la navette. Aujourd’hui, l’anomalie a été localisée : elle se situe en réalité au niveau des branchements électriques entre l’intérieur et l’extérieur du réservoir. L’équipe du centre spatial Kennedy doit procéder à des modifications techniques et des tests avant de déterminer la date définitive du lancement, prévue à ce jour en février 2008. Son équipage, dont la principale mission est de raccorder le laboratoire scientifique européen Columbus à l’ISS et d’en assurer le bon fonctionnement, va donc devoir encore patienter quelques semaines avant de s’envoler ! Countdown to launch s Initially scheduled 6 December 2007 from the Kennedy Space Center (KSC), Florida, the launch of the US space shuttle Atlantis will mark Europe’s biggest contribution to the International Space Station (ISS), carrying ESA’s Columbus laboratory module and two European astronauts, German Hans Schlegel and Frenchman Léopold Eyharts. A host of dignitaries were invited to see the launch by ESA and the programme’s European partners. CNES had invited the leading MPs from the space parliament group : Pierre Lasbordes (Chair of the French Parliamentary Space Group), Alain Gournac (Vice-Chair), Christian Cabal (Honorary Chair) and Henri Revol (Chair of OPECST, the French parliamentary science and technology office), accompanied by Pierre Tréfouret, CNES’s Director of External Communications, Education and Public Relations, and Jean-Jacques Favier, CNES Associate Director of Strategy and Planning. This first launch attempt was scrubbed due to a malfunction in the shuttle’s engine cutoff sensors. NASA has since traced the problem to feedthrough connectors on the fuel Cl. Gournac, H. Revol, P.Tréfouret. De gauche à droite/From left : J-J. Favier, Ch. Cabal, P.Lasbordes, tank. Teams at KSC must make technical modifications and performtests before setting a new launch date, now scheduled no earlier in February 2008. The Atlantis crew, whose main mission is to berth the Columbus laboratory to the ISS and get itup and running, will therefore have to wait a few more weeks before departing. ESA/PH. SEBIROT, 2007 the Automated Transfer Vehicle (ATV) to ferry supplies to the station.Several years behind schedule and after further budget overruns, one of the most complex research undertakings ever got underway in November 1998, with the launch of the Russian Zarya control module (zarya means ‘dawn’in Russian)From November 2000, the ISS was occupied non-stop and regularly resupplied until February 2003, when the Columbia tragedy grounded the shuttle fleet and halted assembly work for 30 months.. The shuttle returned to service in July 2005 but its retirement was set for 2010, so the ISS must be fully operational by that date. In line with the space vision articulated by US President George W. Bush in January 2004, it will now serve not only to accommodate scientific research but also as a testbed for new spacecraft to return to the Moon and then on to Mars. Europe takes main share of research space Once complete, the ISS will be as big as a football field and weigh 465 tonnes— three times larger than Mir’s six modules. Until then, with the arrival of the European Columbus module scheduled for early 2008 and the Japanese Kibo module later in the year, science operations on the station will be rampedup, reaching a factor of four when the current threeperson crew is increased to six in the spring of 2009, making Europe a major user of the ISS. Columbus is configured to accommodate ten interchangeable, modular racks for scientific experiments or storage. ESA will supply half of these racks for life sciences and physics research. Four pallets outside the laboratory will serve for exobiology, astrophysics, fundamental physics and Earth observation. France is supplying about one-quarter of Europe’s contribution to the ISS. This contribution is industrial (the ATV is being built at Les Mureaux), scientific (with physiology experiments on Columbus, fundamental physics experiments outside and fluid physics experiments on the US laboratory module) and logistic (CADMOS in Toulouse is one of nine European user support and operation centres (USOCs), with responsibility for the European Physiology Modules Facility (EPM)). ■ 1 The 10 European ISS partners are Belgium, Denmark, France, Germany, Italy, Netherlands, Norway, Spain, Sweden and Switzerland. JANVIER 2008 u cnesmag 29



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