CNES Mag n°36 jan/fév/mar 2008
CNES Mag n°36 jan/fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de jan/fév/mar 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : le CNES et les vols habités.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J Écopolitique business & politics le spatial que je tiens pour une belle aventure humaine. C’est vous dire si j’ai pris ce rapport à cœur ! Pourquoi avoir demandé un débat public sur ce texte ? J’ai expliqué en Commission des affaires étrangères (CAE) pourquoi je souhaitais que soit saisie la conférence des présidents pour retirer ce projet de loi de la procédure simplifiée qui l’aurait limité à un débat en CAE. Il y avait trois raisons pour un débat public. En premier lieu, toute activité industrielle peut avoir des conséquences sur la santé. Notre responsabilité politique en tant que parlementaires est donc interpellée. La puissance publique doit pouvoir assurer et démontrer que les risques seront maîtrisés, qu’un registre des pathologies sera mis en place, des recommandations adressées à la population, les nécessaires dispositions prises. D’autre part, cette activité a incontestablement un impact sur l’environnement. Il convient également d’en parler publiquement. Enfin l’engagement de la France est lourd et constant, responsable et courageux à la fois ; les parlementaires doivent en être informés. L’effet attendu a été obtenu. Les députés s’y sont intéressés. Même ceux qui étaient absents de l’hémicycle ont suivi le débat depuis leur bureau et m’en ont parlé ! CNES/S. GODEFROY, 2008 J’ai essayé de faire en sorte que l’Assemblée nationale redonne des lettres de noblesse au sujet. Aujourd’hui, elle l’a inscrit dans son journal officiel, le débat est même retranscrit sur son site. Les Guyanais ont confiance en moi. Si j’ose dire publiquement que le spatial a des applications dans leur quotidien, que ses dirigeants prennent des initiatives profitables à la société guyanaise en attribuant des bourses, en participant à des activités sociales ou culturelles, que c’est une aventure passionnante, ils y accordent attention et confiance car ils connaissent mon désintéressement et savent que je m’oblige à choisir des chemins qui émancipent. Compte tenu des contentieux, il faut sur ce sujet du courage politique ! Après ce rapport, comptez-vous continuer à vous intéresser aux questions spatiales qui seront débattues à l’Assemblée nationale ? Oui, d’autant que la Loi spatiale est en cours et passera en discussion d’abord au Sénat. J’entretiens depuis des années des rapports réguliers avec les sénateurs. Je les ai déjà relancé plusieurs fois sur ce texte. Il reste à traiter de vraies questions, telles que la mesure de la coopération et de la concurrence entre l’Europe et les États- Unis, celle de la coopération avec la Russie, l’évaluation des coopérations passées, leur inconstance, leur dispersion, la concurrence potentielle. De même faut-il redéfinir la place et le rôle de la France dans l’Europe spatiale. Ces sujets doivent être débattus démocratiquement dans les deux Chambres du Parlement et inspirer la réflexion et les décisions gouvernementales. Nos débats provoquent en amont des auditions d’experts, de scientifiques, de toutes personnes qualifiées, induisant un approfondissement du sujet. Les voix du CNES, d’Arianespace, des acteurs du spatial monteront plus facilement vers l’exécutif. La résonance en sera plus forte et plus large. Pour moi, cet engagement relève d’une loyauté envers l’activité spatiale sur le plan scientifique, technologique et humain. Depuis que le CSG est implanté en Guyane, pensez-vous que les efforts réalisés par le CNES pour soutenir certains projets ou pour aider à leur développement sont sur la bonne voie ? Ce fut long, mais finalement oui. En même temps, tout ne relève pas de la responsabilité du CNES. Le CSG a signé une convention avec le rectorat, qui est de plus en plus demandeur. Or il ne faut pas seulement que les écoles viennent au spatial, il faut que le spatial vienne à elles. Nous devons arriver à tisser un lien permanent et pas seulement des passerelles ponctuelles. Au Kazakhstan, il existe deux lycées scientifiques spécialisés en aérospatial ; le spatial s’inscrit vraiment dans la vie quotidienne. Or ce type de décision ne dépend pas du CNES. Il faut que le rectorat décide d’en faire une filière importante à proposer au c 20 recommendations made to the population and necessary measures taken. Second, launch operations also indisputably impact the environment, so the issues should be aired in public. And third, MPs should be made aware of France’s bold, responsible approach and its continuous commitment. That goal has been achieved. Even MPs who didn’t attend the debate tuned in from their office. My aim was to get the National Assembly to give the issue the attention it deserves. Today, the debate is in the official journal and a transcription has been posted on the assembly’s website. The Guianese people trust me. I can voice the fact that space applications are shaping their daily lives, that space industry leaders are aiding Guianese society through grants and through social and cultural activities, that space is an exciting adventure, because I know it’s an issue that concerns them. And because they know I’m not fettered by conflicts of interest and that I always work to ensure greater liberties. Given what has gone before, this issue calls for political courage ! Do you now intend to pursue your interest in space issues debated in the National Assembly ? Yes, particularly since the new Space Bill is now being drafted and is set to be debated in the Senate. I have maintained regular ties with senators over the years and repeatedly drawn their attention to my report. We must now address the real issues : gauge cooperation and competition between Europe and the United States, and cooperation with Russia ; reassess past cooperation initiatives and their lack of constancy and focus ; and identify potential competition. Likewise, France’s role in the European space effort needs to be redefined. These issues must be debated in both houses of the French parliament to informand inspire government thinking and decisions. Our debates are informedby testimonies from experts, scientists and other qualified people. In this way, the voices of CNES, Arianespace and space stakeholders will gain the government’s ear and be heard. For me, this commitment is about loyalty to space activities in terms of their scientific, technological and human import. Do you think that CNES’s efforts to aid and support projects since the spaceport was located in French Guiana are on the right track ? It’s been a long road, but yes. It should also be said that not everything falls under CNES’s responsibility. The Guiana Space cnesmag u JANVIER 2008
CENTRE SPATIAL GUYANAIS Impressions du cinéaste Jean-Jacques Beineix O. PASCAUD, 2006 CNES/ESA/ARIANESPACE/S. CORVAJA, 2004 « « Si un seul mot pouvait caractériser l’impression que m’a laissée la visite du Centre spatial guyanais, je parlerais de choc, thermique et culturel. Les contrastes y sont violents, les parfums entêtants, le charme envoûtant. À Kourou, dans le brassage des alizés et les fluctuations de température, on côtoie les extrêmes de la technologie et des forces de la nature à l’état primitif. Arpenter les 680 km 2 du port spatial européen représente un périple qui vous conduit d’une technologie à l’autre, d’un pas de tir à un hangar d’assemblage, d’une usine de carburant à une station météo, et pour peu que vous alliez faire un tour aux îles du Salut, ancienne forteresse où la République envoyait les bannis, vous vous faites prendre dans une machine à remonter le temps qui vous propulsera du XV e siècle à la pointe de la technologie spatiale du III e millénaire. À Kourou, on assemble du temps et de l’espace. Si la fusée Ariane est une sculpture moderne, qui fait son show à quelques kilomètres/heure entre son bâtiment d’assemblage et son pas de tir au-dessus de la nature exubérante, elle réunit les qualités d’un objet cohérent, d’un système expert, d’un outil de haute technologie, mais plus encore elle est le résultat d’une intégration ultrasophistiquée au carrefour des sciences, de la recherche, de la coopération internationale, sous la responsabilité du CNES qui en assure la maîtrise d’ouvrage. Des succès des tirs de Kourou dépendent nos communications, nos recherches, nos mesures, nos études, et bien des enjeux de notre avenir terrien et de notre compréhension des origines du monde. À chaque tir, le CNES pousse asymptotiquement l’intégration vers le point de rupture. Mais après le tonnerre et la lumière des boosters, la pluie tropicale rince les cieux, les eaux troublées redeviennent des miroirs perdus dans la mangrove et renvoient la lueur des étoiles. Dans la forêt, entre pourriture et flamboiements, les cycles de la vie s’enchaînent. » Guiana Space Centre Impressions of film director Jean-Jacques Beineix s « If one word could sumup the impression my visit to the Guiana Space Centre left me, it would be ‘shock’—a thermal and cultural shock. The contrasts really hit you, the fragrances are heady and you fallunder the spell. In Kourou, cutting-edge technologies stand alongside the forces of nature at their most primitive. Europe’s spaceport treats you to a succession of technologies, from a launch pad to an assembly building, from a propellant plant to a weather station ; and if you take a trip over to Devil’s Island, the former French fortress and penal colony, you are taken back to the 15 th century and then forward again to the space technologies of the third millennium. In Kourou, space and time are joined together. While the Ariane launcher is a modern sculpture parading in all its pomp between the assembly building and the towering launch pad, it also exhibits the features of a coherent object, an expert system and a high-tech tool. More than that, it is the result of an ultra-sophisticated integration process at the crossroads of science, research and international cooperation, all orchestrated by CNES. Our communications, research, measurements and studies, the challenges facing us here on Earth and our efforts to understand its origins all depend on the success of launch operations in Kourou. On each launch, CNES pushes integration asymptotically toward breaking point. But once the roar and flash of the boosters subside, tropical rains cleanse the skies, troubled waters in the mangrove revert to their mirror-like calm and reflect the light of the stars. The blazing sky and material decomposing on the forest floor span the continuing cycles of life. » Centre has an agreement with the local education authority, which is increasingly seeking to establish closer ties. Not only should schools be encouraged to take a closer interest in space, but space also has to come to the classroom. We need to forge permanent links rather than one-off encounters. In Kazakhstan, for example, there are two science high schools that specialize in aerospace and space really is a feature of daily life. But that’s not for CNES to decide. The education authority has to encourage the government to make aerospace a key subject, MPs must support the project, and the regional council needs to commit to it. We already have a high school in French Guiana preparing pupils for careers in the building trade ; now we need one for careers in space. That will really get things moving. Space will find its place in the economy and society, and it will become an integral part of the Guianese people’s daily lives. This is an achievable goal, because the demand from society is there, although not yet clearly expressed. We need to formulate this demand to get elected representatives to take heed. If we can convince the Guianese people that space activities are a great opportunity for their children, and train them to adopt careers in space without having to cross the Atlantic, we will overcome their lingering doubts. Do you believespace applications are useful in French Guiana ? Without doubt, but we need to assess their utility. For example, telemedicine avoids some very costly helicopter medical evacuations, thanks to good remote diagnosis, but we don’t know exactly how many savings it is generating in remote areas. Some municipalities in the heart of the country are stillusing very expensive Inmarsat connections. We need to know why that is. Space is aiding weather forecasting, but because French Guiana isn’t in a hurricane zone the population takes less notice of this fact. Satellite weather data are nevertheless vital for fishermen, the navy and researchers. We could also highlight that remotesensing satellites would enable us to measure population densities and define a fairer and more effective fiscal policy. Remote-sensing data provide local authorities and central government with accurate census-based indicators to adjust funding to actual populations. Such applications are fuelled by a society with a pressing need for knowledge, data and mobility. So a big educational effort is needed. ■ 21 JANVIER 2008 u cnesmag



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