CNES Mag n°34 jui/aoû/sep 2007
CNES Mag n°34 jui/aoû/sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de jui/aoû/sep 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace et les musées.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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34 J dossier special report L’inventaire du patrimoine culturel de l’espace Les activités spatiales ont un impact considérable sur le territoire. Elles influencent la société dans laquelle nous vivons et engendrent une aventure intellectuelle de premier plan. Le patrimoine culturel spatial au travers de ses multiples composantes, que l’Observatoire de l’espace du CNES s’applique à recenser dans un inventaire national, témoigne de cette influence. Instrumental (environ 600 objets à ce jour dans les seules régions Île-de-France et Midi-Pyrénées), immobilier, documentaire (photographies, cartes…), immatériel, ce patrimoine souvent méconnu appartient à chacun d’entre nous. Si usuellement la notion de patrimoine renvoie au patrimoine immobilier, c’est l’inventaire du patrimoine spatial instrumental qui est depuis 2004 au cœur de la démarche de l’Observatoire. Dans cette entreprise, il s’agit de recenser et de documenter les équipements spatiaux (sous-systèmes, modèles de rechange, composants divers…) qui se trouveraient dans chacun des établissements partenaires du CNES, laboratoires, industriels ou musées. Les musées les plus divers en détiennent d’innombrables : fusée Diamant, ballon pressurisé, instrument d’optique, capsule spatiale, tête de fusée-sonde, spectromètre, réflecteur laser, caméras, balise Argos, satellite Spot… sans oublier les ancêtres de ce patrimoine : octant, sextant, compas, astrolabe… Tout un patrimoine immatériel et audiovi- suel vient également enrichir cet inventaire, notamment au travers de collaborations avec des centres d’archives qui parfois conduisent à des productions originales. Ainsi l’Observatoire de l’espace du CNES, en association avec l’INA, a réalisé un coffret audio sur l’aventure spatiale francoeuropéenne telle qu’elle a été commentée au jour le jour par les radios, et fait revivre les émotions fortes de ceux qui l’ont vécue. RÉPERTORIER LES REPRÉSENTATIONS SPATIALES Au sein de ce travail patrimonial, l’immobilier n’est cependant pas absent. Début 2007, le projet d’inventaire s’est attaqué à la tâche très complexe de répertorier les éléments d’un domaine en évolution permanente : bâtiments désaffectés ou reconvertis (antenne de télécommunication de Pleumeur-Bodou, la première au monde à avoir établi une relation télévisuelle transatlantique ; la Coupole, à Saint- Omer, qu’Hitler avait conçue comme une des bases des V2 avec lesquels il comptait dominer le monde, devenue musée), ou en fonctionnement ; laboratoires ou usines qui déménagent, ferment, ou encore fusionnent. Pour être complet, il faut aussi conserver la mémoire des installations disparues, comme la base de lancement d’Hammaguir, en Algérie. Il est en outre urgent de recenser les lieux en voie de disparition ou de mutation, comme les usines Matra ou Aérospatiale. Cet inventaire ne serait pas exhaustif s’il ne prenait en compte les représentations de l’espace, jouets, monnaies, timbres, tapisseries et arts décoratifs en général, ainsi que leur surprenante évolution au fur et à mesure que se déploie l’aventure spatiale dans le temps. L’art moderne et l’art contemporain ne sont pas en reste : Cocteau, Parmigiani, Matta, Picasso témoignent de la fascination qu’exerce l’espace sur les arts. Ce recensement du patrimoine culturel de l’espace, exceptionnel potentiel qu’il est impératif de valoriser, est d’abord un outil de travail, conçu et enrichi au jour le jour par l’Observatoire de l’espace du CNES. Mais certains de ses éléments, à l’occasion de manifestations ponctuelles, s’offrent aussi à la curiosité des visiteurs des musées (une tuyère de la fusée Diamant à Okhra, une balise Argos au Musée océanographique de Monaco, le télescope Pronaos au Palais de la découverte à Paris, etc.). ■ CNES/S. JOURNOUX Le spectromètre Dyction sur Interball. The Dyction spectrometer on Interball. CNES/S. JOURNOUX Mémoires à Tores. SIRPA-ECPA Première base de lancement (Hammaguir, Algérie). cnesmag u JUILLET 2007
J dossier special report « Trois questions à/Q&A MICHEL COTÉ Conservateur du musée des Confluences, Lyon Curator of the Musée des Confluences, Lyon Par rapport à votre musée, dont l’ouverture est prévue fin 2008, quelle place consacrez-vous aux apports de l’espace ? Le musée des Confluences est un musée de science et de société qui met en scène les enjeux contemporains et fait le pont entre toutes les sciences et les sociétés. Pour nous, les sociétés sont plurielles et pas uniquement occidentales. L’espace en fait pleinement partie. Nous l’abordons dans une exposition permanente par des questions sur nos origines et nos destinations : « Qui sommes-nous ? D’où venonsnous ? Où allons-nous ? » L’exploration de l’espace fait partie de ce questionnement d’une façon assez forte. Un de nos quatre espaces « découverte » lui sera consacré. Pour son ouverture prévue fin 2008, le musée des Confluences vient d’acquérir un dinosaure de type Camarasaurus complet à 80%. For its planned opening late next year, the Musée des Confluences recently acquired an 80%-complete Camarasaurus skeleton. D’après vous, l’« inventaire du patrimoine » ne s’inscrit-il pas plus dans le passé qu’il ne se projette dans l’avenir ? Il fait les deux. Pour comprendre le présent et le futur, il faut s’éclairer du passé. C’est pourquoi la partie patrimoniale ancienne nous permet de rebâtir l’histoire et d’explorer le futur. En fait, l’Observatoire nous aide à clarifier notre message, puis à trouver les objets et les moyens les plus pertinents pour le prendre en compte. Nous, nous ne construisons pas notre musée à partir des collections. Nous racontons une histoire. Il y aura certes beaucoup d’instruments spatiaux mais également des images, des films et des témoignages de scientifiques contemporains pour compléter le propos. Est-ce la vocation du CNES d’avoir une entité culturelle ? Oui. Je reviens à l’Agenda 21 de l’ONU qui précise que « pour développer la société, il faut promouvoir l’intelligence à travers le savoir et le partage du savoir sans quoi il ne peut pas y avoir de développement. » Pour moi, le CNES a une vocation naturelle de diffusion du savoir. Car tous ceux qui produisent sont particulièrement concernés par cette transmission ! What place does space occupy in your museum, which is set to open late next year ? – The Musée des Confluences is a museum that spotlights contemporary issues and provides a bridge between all sciences and societies. Our vision of societies is a plural one not restricted to the western world. Space is a part of this vision. We have a permanent exhibition that highlights who we are, where we come from and where we are going. Space exploration is a key element of that. Indeed, one of our four discovery areas will be devoted to space exploration. In your view, is inventorying our heritage turned more toward the past than the future ? – It looks both ways. The past sheds light on the present and future. For this reason, our ancient heritage enables us to reconstruct history and explore the future. The Space Observatory helps us to make our message clear and then to find the most appropriate objects and resources. Our museum is not built around collections. We are telling a story. We will certainly be displaying lots of space instruments, but we willalso have pictures, films and accounts from contemporary scientists. Is it CNES’s vocation to have a cultural unit ? – Yes. To paraphrase the United Nations Agenda 21, there can be no social development without knowledge sharing. In my view, disseminating knowledge is CNES’s natural vocation, because the people producing our heritage are closely involved in transmitting it. POHL BURKAR intangible and audiovisual heritage. For example, the Space Observatory and the French national audiovisual institute INA have produced a CD containing excerpts of radio archive material recounting the French-European space adventure and reliving the emotions of those who made it happen. But buildings are still very much a part of this heritage. Early this year, teams began the hugely complex task of cataloguing converted or disused buildings— like the telecommunications antenna at Pleumeur-Bodou and the Coupole in Saint- Omer, one of the bases for Hitler’s V2 rockets and now a museum—and those that are still in use, as wellas laboratories and factories that have moved, closed or merged. This task also covers preserving the memory of facilities that now no longer exist, like the former Hammaguir launch base in Algeria. Other sites, like the Matra and Aérospatiale factories, also urgently need to be inventoried. No inventory of our cultural space heritage would be complete without the representations of space in toys, coins, stamps, tapestries and the decorative arts. Modern and contemporary art is no exception, with Cocteau, Parmigiani, Matta and Picasso all showing the fascination that space holds for the arts. This inventory is an exceptional source and a valuable tool designed and regularlyupdated by CNES’s Space Observatory. Some of the items it lists are also displayed on specific occasions in museums, such as a Diamant rocket nozzle in Okhra, an Argos transmitter at the Monaco oceanography museum and the Pronaos telescope at the Palais de la Découverte in Paris. ■ 35 France’s first launch base at Hammaguir, Algeria. CNES/S.JOURNOUX Guenon Martine dans la tête de fusée Vesta. The chimpanzee Martine atop the Vesta rocket. CNES/S. JOURNOUX Rat Hector dans sa nacelle. The rat Hector in his harness. JUILLET 2007 u cnesmag



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