CNES Mag n°34 jui/aoû/sep 2007
CNES Mag n°34 jui/aoû/sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de jui/aoû/sep 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace et les musées.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J Écopolitique business & politics 22 ESA/S. CORVAJA, 2007 Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a tenu à effectuer à cette occasion son premier déplacement officiel pour soutenir l’ambition de l’Europe spatiale. Valérie Pécresse, the Minister for Higher Education and Research, insisted on making her first official visit on this occasion to support Europe’s space effort. La ministre française Valérie Pécresse a souligné la qualité du document conjoint de politique spatiale. Exprimant son adhésion à la Résolution du Conseil, elle a rappelé trois principes fondamentaux : « L’espace est un moyen stratégique pour contribuer à l’indépendance de l’Europe, à sa sécurité et à sa prospérité. Il est vital de maintenir un accès indépendant à l’espace, cela nécessite une masse critique d’activités pour les lanceurs, condition essentielle de la viabilité du secteur. Enfin, il s’avère nécessaire de renforcer le rôle de l’Esa dans les programmes de la Commission et dans la coordination des agences nationales (voire d’autres entités européennes) pour utiliser encore plus efficacement toutes les compétences et ressources existantes dans toute l’Europe, y compris parmi les membres les plus récents de l’Union européenne. » La présidence allemande a informé le Conseil de l’espace des résultats de la récente conférence de Munich sur le programme GMES, eu égard notamment à la feuille de route proposée à cette occasion (cf. article p.50). Elle a appelé les présidences qui lui succéderont à poursuivre les efforts dans cette direction. Ce 4 e Conseil de l’espace a donc exprimé clairement la volonté des États européens de dégager une vision commune, de préciser les responsabilités et de tracer le chemin à suivre. La présidence française de l’Union au second semestre 2008 sera l’occasion de faire le point sur la mise en application de cette nouvelle politique, et de donner une impulsion supplémentaire à l’Europe de l’espace. ■ Space council Full weight behind space policy resolution The 4 th Space Council met on 22 May, co-chaired by the Netherlands and Germany. Ministers from the 29 EU and ESA member states approved a resolution to implement a European space policy in line with the mandate decided at the first Space Council meeting of November 2004. s This resolution is the first to cover the full spectrum of space policy, encompassing the strategic role of space as wellas governance, industrial policy and international relations. Europe’s space capability is vital to its independence. In particular, it responds to European citizens’concerns in two key areas : the environment and security. It also calls for a unified policy at national, intergovernmental and community levels. The resolution adopted is based on a joint text of the European Commission (EC) and ESA’s Director General, and a proposal submitted by Jean-Jacques Dordain to the ESA Council on 26 April. This founding text emerged after 18 months of negotiations. Although it includes some compromises, the resulting European space policy draws strength from the underlying consensus between 29 European nations. EC Vice-President Günter Verheugen emphasized how space supports European policy in foreign affairs, environmental matters, transport, culture, development, disaster relief, conflict response and homeland security. He affirmedthat Europe’s place in the 21st century would hinge on its ability to sustain an independent decision-making capability, of which satellite data will be a key element. The costs and impact of failing to grasp this issue would be felt across many sectors besides space. A full exchange of views Welcoming this important milestone for space and for Europe, ESA Director General Jean-Jacques Dordain said : « The policy approved by the resolution covers every area of Europe’s space effort : geographically through the consensus of 29 nations ; institutionally at national, intergovernmental and community levels ; and thematically, encompassing science, education, exploration, space access and applications. For the first time, we have a European space policy that addresses security and defence applications. » Valérie Pecresse, the French minister in charge of space, stressed the quality of the joint space policy document. Voicing her backing for the Council’s resolution, she underlined three fundamental principles : « Space is a strategic asset supporting Europe’s independence, security and prosperity. It is vital that we maintain our independent space capability by ensuring the critical mass of launch business needed to preserve the sector’s viability. We also need to give ESA a stronger role in EC programmes and in coordinating national agencies, and possibly other European entities, to exploit Europe’s expertise and resources even more efficiently, including those in the newest EU members. » The German EU presidency reported the results of the recent GMES conference in Munich, especially the proposed roadmap for GMES services, calling on member states set to succeed it at the helm to pursue their efforts. This 4 th Space Council clearly expressed European nations’desire to establish a common vision, specify responsibilities and chart the course ahead. The French EU presidency in the second half of 2008 will provide an opportunity to review how the new policy is being applied and to give an extra boost to Europe’s space endeavour. ■ cnesmag u JUILLET 2007
J Écopolitique business & politics en soi. En 2004, nous avons signé un accord-cadre qui a marqué le point de départ de nouveaux programmes comme Galiléo, GMES ainsi que le développement d’une politique spatiale européenne. Aujourd’hui, cet accord-cadre semble suffire. Galiléo comme GMES ne sont pas des programmes purement spatiaux, mais plutôt de services. L’un est un système pour résoudre une partie des problèmes de transport en Europe (aérien, maritime ou routier), l’autre un programme de services lié à l’environnement et à la sécurité. Ce n’est ni à l’Esa ni au CNES d’avoir un avis sur une politique de transport ou de sécurité. Ce rôle revient à l’Union. Dans la résolution adoptée au Conseil de l’espace, il est prévu le renouvellement de cet accordcadre pour 4 ans, soit jusqu’en 2012. Par la suite, tout dépendra des objectifs de l’Europe. L’Union européenne est également vouée à évoluer. Mais d’ici là, nous avons beaucoup de choses à faire ! ments. D’abord, l’Europe doit tirer parti des actifs qu’elle a constitués dans le domaine des lanceurs (c’est-à-dire utiliser ses lanceurs) ; elle doit aussi tirer parti de la dualité (civile/militaire) de ses programmes spatiaux en respectant le fonctionnement institutionnel de l’Europe ; ces affirmations politiques, nouvelles, sont extrêmement importantes. « LA FEUILLE DE ROUTE EST EXPLICITE. ELLE TRACE UN CADRE ET DES ACTIONS CLÉS À COURT TERME QUI SONT LISTÉES DANS LES DEUX DOCUMENTS. The roadmap explicitly sets out a framework and key actions in the short term, specified « in both documents. L’Europe doit également avoir une attitude proactive dans les grands programmes d’exploration en coopération internationale. Nous devons faire progresser les actions conduites par la Commission pour fédérer les besoins des utilisateurs afin d’ouvrir de nouveaux marchés (Galiléo, GMES), et trouver les modes de financement adéquats, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Nous devons également travailler sur les aspects règlementaires (par exemple sur les fréquences), sur la politique industrielle, etc. Il s’agit par exemple de mieux définir une politique industrielle qui concilie les motivations des États membres, la compétitivité de l’industrie et le bon développement de l’emploi en Europe. Ou encore de mieux utiliser les moyens, les capacités publiques, l’expérience et les programmes des États membres, qui ont des activités spatiales, font de la recherche et des développements dans leurs agences, leurs centres de recherche et leurs universités, auxquels viennent s’ajouter les importants efforts réalisés dans le cadre institutionnel de l’Esa ou en coopération bilatérale ou multilatérale. L’Europe a besoin d’utiliser pleinement toutes les forces de ses États membres dans la compétition internationale, et l’Esa est la mieux placée pour assurer une coordination d’ensemble, prévue par ses statuts. Voilà donc les principaux éléments de la feuille de route. Des actions concrètes à mettre en place rapidement ! ■ Justement, quelles sont les grandes lignes de la feuille de route ? Y. d’Escatha : La feuille de route est explicite : elle trace un cadre et des actions clés à court terme, listées dans les deux docustrategy with no programmes ! If we don’t make Europe’s space policy a reality, it will remain just a pious hope. That’s an outcome nobody wants. ESA is evolving independently of its relations with the EU. The agency today bears no relation to what it was 30 years ago. In five years’time, it will have moved on again as it accommodates more member states. So its modus operandi is bound to change. ESA is also evolving in the light of the budgetary, industrial policy and procurement lessons we have learned. In fact, it’s evolving all the time. Is ESA going to move closer to the EU in the long term ? JJ. Dordain : EU/ESA relations are not an objective as such. In 2004, we signed a framework agreement to kick off new programmes like Galileo and GMES, and to develop a European space policy. This framework agreement appears sufficient. Galileo and GMES are services programmes that reach beyond the space sector. One is designed to remove some of the obstacles to air, sea and road transport in Europe, while the other aims to provide services for environment and security applications. It is not ESA’s or CNES’s business to express an opinion on transport or security policy. That’s for the EU. The resolution adopted by the Space Council provides for the framework agreement to be renewed for four years,up to 2012. After that, everything will depend on the goals Europe sets itself. The EU is also destined to evolve. But we have plenty of work to keep us busy in the meantime ! What precisely are the outlines of the roadmap ? Y. d’Escatha : The roadmap explicitly sets out a framework and key actions in the short term, specified in both documents. First, Europe must make fulluse of its launcher assets. It must also leverage the civil/military synergies of its dual-use space programmes, within institutional bounds. These newly affirmedpriorities are extremely important. Europe must also adopt a proactive attitude toward major international space exploration programmes. We must advance actions led by the Commission to pool user needs in order to openup new markets (Galileo and GMES) and find the right funding mechanisms. We also have work to do on regulatory issues (for example, frequency allocations) and industrial policy, which has to be better defined to reconcile member states’motivations with industrial competitiveness and job creation in Europe. Likewise, we need to make better use of public assets and capabilities, and of the experience and programmes of member states that are active in space and are pursuing research and development at their agencies, research centres and universities, in addition to ESA-led efforts or bilateral and multilateral cooperation programmes. Europe has to fully exploit the strengths of its member states in the competitive international arena, where ESA is best placed to provide overall coordination. Those are the main elements of the roadmap—concrete actions we must move quickly to implement ! ■ 23 JUILLET 2007 u cnesmag



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