CNES Mag n°34 jui/aoû/sep 2007
CNES Mag n°34 jui/aoû/sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de jui/aoû/sep 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre National d'Études Spatiales

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'espace et les musées.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 J actualité news est attenante au continent Antarctique. En 1990, j’étais parti sur des glaces qui flottaient à l’est de la péninsule. Ce secteur n’existe carrément plus aujourd’hui. Oui, sa régression est une réalité. CNES/O. PASCAUD, 2007 Pourquoi étudier aujourd’hui l’épaisseur de la banquise ? La banquise fond et sa surface se rétrécit à vue d’œil. Les habitants de la côte sibérienne, du Groenland ou du Canada constatent une prise en glace beaucoup plus tardive et une débâcle plus précoce. En revanche, son épaisseur est difficile à évaluer : 2-3 mètres, c’est fin à l’échelle d’un océan ! Les premières mesures ont été établies à partir d’échanges entre sous-marins américains et soviétiques en 1992. D’après elles, la banquise aurait perdu, en 50 ans, 40% de son épaisseur… Cela parait invraisemblable. En 2002, à l’issue d’une dérive, j’ai décidé d’apporter une vraie mesure et non pas une appréciation. Or l’océan Arctique est une véritable forteresse. Les moyens d’y pénétrer étant très limités, l’idée m’est venue d’opter pour un dirigeable, appareil d’une grande autonomie pour parcourir l’immensité de cet océan. Un des gros groupes pétroliers, responsable d’importantes pollutions, lance l’expédition Total Pole Airship. Est-ce que travailler sous cette bannière ne vous gêne pas ? Effectivement en France, Total a une très mauvaise image après les incidents de l’Erika et d’AZF. Or, pour ce projet, il me fallait des partenaires solides. Je me suis d’abord tourné vers ceux de l’énergie parce que le changement climatique et les énergies du futur sont au cœur de cette expédition. Au départ, mon idée était de créer un pôle de l’énergie depuis le nucléaire (Areva, EDF) jusqu’aux pétroliers, en passant par le gaz. Mais l’idée de les associer était une erreur parce que ces partenaires sont aujourd’hui en compétition. Finalement, après une longue maturation, Total a souhaité être partenaire unique. J’ai également été contacté par BP (Angleterre), qui est particulièrement en avance sur la communication environnementale. Comment l’espace a-t-il progressivement accompagné vos expéditions ? Le premier accompagnement fut au pôle Nord en 1986 avec une balise mixte Argos/Sarsat réalisée sur mesure par le CNES. Je pouvais enfin connaître ma position. En 1989-1990, j’ai traversé l’Antarctique en traîneau tiré par des chiens équipé d’une balise plus élaborée. Les ravitaillements aériens étaient alors guidés par GPS. Puis avec le bateau Antarctica, ce fut le téléphone Inmarsat. À partir de là, j’ai pu envoyer de la voix, élaborer des programmes éducatifs, renvoyer des fichiers compressés, voire les premières images du pôle Sud pour Thalassa… Et à Clipperton, ce fut Internet haut débit. C’est extraordinaire… Il ne me reste plus qu’à tester la télémédecine. forming much later and breakingup earlier. Its thicknessis harder to evaluate, though—a change of 2 or 3 metres is relatively small compared with the depth of ocean below. The first estimates were made in 1992 by comparing sonar readings from US and Russian submarines patrolling under the ice. Research concluded the ice had lost 40% of its thicknessin 50 years. Those figures seem unlikely. In 2002, after a solitary drift along the Arctic currents, I decided to bring some reliable data to the table. However, the Arctic Ocean is a tough place. Transport options are limited, hence the idea of using an airship, which will give me the freedom to cover vast areas. One of the big oil companies is launching the expedition, Total Pole Airship. As a high-profile environmentalist, does working under this banner bother you ? It’s true that Total has a really bad image in France since the Erika tanker disaster and AZF explosion. Nonetheless, I needed a reliable partnership to make this project work. I turned to the energy sector because climate change and future energy sources are central to this expedition. My initial idea was to put together a group of energy partners spanning nuclear (Areva, EDF), oil and gas. But that proved a mistake because the potential partners are all in competition. Finally, after mulling the project over for a long time, Total agreed to come on board as sole partner. I’ve also been contacted by BP in the UK, who are ahead of their time in environmental communication. How have space technologies supported your expeditions ? The first time was at the North Pole in 1986, when I used a combined Argos/Sarsat transmitter built by CNES to track my position. In 1989/90, I crossed Antarctica by dogsled equipped with a more sophisticated device. On that mission, the aerial supply plane was guided in by GPS. On the polar vessel Antarctica we used an Inmarsat telephone. Since then, I’ve been able to send voicemail, work on educational programmes, transmit compressed files and even deliver the first images of the South Pole for television. These communication capabilities also make it easier to get sponsors interested. At Clipperton, it was broadband internet. Strangely, as a doctor, the only thing I haven’t tested is telemedicine. Do you have any favourite memories ? As a child, I was already planning expeditions on paper. But it was medicine that took me in that direction, initially serving as doctor to Eric Tabarly, Alain Cola and others. In 1983, when civilians could first become astronauts, I put in an application. That was the year Claudie Haigneré was selected. POUR EN SAVOIR PLUS : FIND OUT MORE AT qwww.jeanlouisetienne.com Un souvenir marquant ? Enfant, j’inventais déjà sur le papier des expéditions. Mais c’est la médecine qui m’a poussé dans cette direction. Car j’ai été le médecin d’Éric Tabarly, d’Alain Colas, etc. J’avais même fait acte de candidature en 1983 lorsque des civils pouvaient devenir spationautes. C’était la promotion de Claudie Haigneré ! ■ CNES/O. PASCAUD, 2007 « En 2002, j’ai fait une dérive à partir de laquelle j’ai décidé d’apporter une valeur de référence sur l’épaisseur de la banquise qui ne soit pas une appréciation mais une vraie mesure. » « In 2002, after a solitary drift along the Arctic currents, I decided to bring some reliable data on ice thickness to the table. » cnesmag u JUILLET 2007
Lanceurs Des technologies innovantes pour l’avenir Le 7 e Symposium CNES-DLR sur les technologies des lanceurs s’est tenu, cette année, au mois d’avril à Barcelone. Plus de 200 personnes ont participé, toutes nationalités confondues. La variété des sujets a offert une visibilité sur les différentes avancées en matière de propulsion et de technologies innovantes ainsi que de nouveaux concepts pour les développements futurs de nouveaux systèmes de lancement. Le DLR (agence spaciale allemande) a ouvert les débats en présentant plusieurs scénarios sur l’exploration des planètes et de l’Univers, les vols habités et les missions automatiques, le transport de passagers lors de vols suborbitaux ainsi que les perspectives de marché pour les petits satellites. Il a détaillé la liste des concepts et technologies à l’étude (propulseurs réuti- SZAMES lisables, voiles solaires, technologies pour la rentrée des véhicules orbitaux, etc.). Le CNES a introduit, quant à lui, son propos en insistant sur la fiabilité des systèmes de lancement. Des considérations sur les analyses de marché ont été débattues, concernant l’ensemble des besoins satellites, couvrant les gros comme les mini et micro. Sachant que ces derniers ne sont pas couverts par les systèmes de lancements actuellement en développement en Europe ! Pour les autres satellites à court et moyen terme, des améliorations des systèmes en cours de développement ou d’exploitation sont à l’étude. Les lanceurs nouvelle génération sont envisagés pour le long terme. Enfin, les démonstrateurs ainsi que les grands thèmes de recherche et technologie ont été rappelés (fiabilité, technologies, simulation et confort charges utiles). L’Esa, pour sa part, a repris les conclusions de la conférence ministérielle de 2005. Elle a commenté ses études de marché ainsi que les principaux scénarios d’exploitation, d’évolution ou de remplacement des lanceurs pour l’Europe, insistant sur l’importance de la prochaine ministérielle (2008). DES SESSIONS DENSES La session « missions » a rappelé l’intérêt de l’Europe pour les missions d’exploration (Lune, Mars, etc.). Un point important concerne le choix de la propulsion orbitale où des solutions à forte ISP (grandeur qui caractérise l’efficacité des systèmes propulsifs) ont été mises en avant. Des analyses comparatives entre les différents modes propulsifs ont été présentées. Parmi les recommandations, notons l’intérêt d’accroître les échanges entre les équipes en charge des développements de lanceurs et celles en charge des sondes d’exploration. La session « technologies » a abordé les solutions à l’étude pour les étages supérieurs cryogéniques rallumables avec des phases balistiques de longue durée, le HMS (Health Monitoring System) et les ordinateurs de bord, les structures et c J actualité news Launch vehicles Innovative technologies for the future The 7 th CNES-DLR International Symposium on Launcher Technologies took place in Barcelona, 2 to 5 April. Over 200 delegates attended. The broad variety of topics gave a comprehensive picture of the latest advances and innovations, as wellas new concepts for future launch systems. s DLR, the German aerospace centre, opened the debate with a range of scenarios for planetary and deepspace exploration, human spaceflight, unmanned missions, suborbital passenger flights and prospects in the small satellite market. It also detailed concepts and technologies under consideration, including reusable boosters, solar sails and re-entry vehicles. CNES kicked off by emphasizing the importance of launch system reliability. Debate extended to market analysis and requirements in all segments, from big satellites through to mini- and microsatellites. Microsatellites, for example, are not served by launch systems currently under development in Europe. For other satellite types, enhancements to systems in use or in preparation are being considered for the short and medium term. Nextgeneration launchers are envisaged for the longer term. Demonstrators and current R&T priorities— reliability, technologies, simulation and payload conditions—were also discussed. ESA reiterated the conclusions of the 2005 Ministerial Council. It also commented on its market surveys and the main scenarios for launcher operation, development and replacement in Europe, insisting on the importance of the next Ministerial Council, in 2008. Dance sessions Feet on the ground, head in the stars The « missions » session looked at the benefits of exploration missions for Europe. One important point concerned the choice of orbital propulsion, with emphasis on solutions delivering a high c 11 JUILLET 2007 u cnesmag



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 1CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 2-3CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 4-5CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 6-7CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 8-9CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 10-11CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 12-13CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 14-15CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 16-17CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 18-19CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 20-21CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 22-23CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 24-25CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 26-27CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 28-29CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 30-31CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 32-33CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 34-35CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 36-37CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 38-39CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 40-41CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 42-43CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 44-45CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 46-47CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 48-49CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 50-51CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 52-53CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 54-55CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 56-57CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 58-59CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 60-61CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 62-63CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 64-65CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 66-67CNES Mag numéro 34 jui/aoû/sep 2007 Page 68