Classic Obs' Mag n°5 jan à avr 2020
Classic Obs' Mag n°5 jan à avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jan à avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 22

  • Taille du fichier PDF : 12,9 Mo

  • Dans ce numéro : le diable s'habille en Prada.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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D—oufflum somerdiut r I ÊII In ‘'M Ille et—i nume-"F Br 1.\t UP7ft Ulf/ME AND THAT M ULC (HIS FIDELITY Nergal (BEHEMOTH) livre une pépite de rock sombre teinté de blues et de country et imbibée d’absinthe. Avec de nombreux guests  : Corey Taylor, Matt Heafy, Mat McNerney, Rob Caggiano et bien d’autres ! LIVE ! 20.06. Clisson/Hellfest Un labyrinthe sonore inspiré des 70s retro rock pour laisser errer son esprit ive ! 6.03. Paris/La Maroquinerie 7.03. Lyon/Rock’n’Eat OUT 20.03./NAPALMRECORDS/NAPALMRECORDS JEWEL CASE LTD 1-LP GATEFOLD VINYL DIGITAL/NAPALMRECORDSOFFICIAL/NAPALMRECORDS OUT 27.03. JEWEL CASE LTD MEDIABOOK LTD GATEFOLD VINYL DIGITAL Ce monument du heavy rock psychédélique aux accents folk est enfin réédité ! 15.04. Paris/Glazart 25.04. Nantes/La Scene Michelet t efiginee... « =ri-FI liZ/11 kiritilUe\LTD DIGIPAK LTD 2-LP GATEFOLD VINYL DIGITAL OUT 03.04. LIVE ! e or or Vr91. rurremvo. visit our online store with music and merch WWW.NAPALMRECORDS.COM NAPALM
64- THE STUDIO ALBUM COLLECTION  : 1996 – 2004 Légende du Heavy metal BMG/Niji Entertainment Group Inc la- DIO Ronnie James Dio figure au panthéon des chanteurs cultes du heavy metal. Faite de hauts et de bas, sa carrière est pourtant dense, avec dix albums solos et des passages chez Elf, Rainbow et Black Sabbath... Disparu en mai 2010, c’est aujourd’hui son épouse Wendy qui maintient en vie l’héritage musical du lutin, et il est vaste ! L’occasion pour toute une nouvelle génération de (re) découvrir le chanteur. Comme toute sa discographie est épuisée, elle va ressortir dans de nouvelles versions. Remasterisés par Wyn Davis, collaborateur de longue date de l’Américain, les quatre derniers témoignages studio de Dio sont livrés avec, en bonus, des titres live extraits des tournées qui suivaient la sortie des albums. Et le remarquable travail apporté sur les enregistrements d’origine est très fidèle. Angry Machine (1996), Magica (2000), Killing The Dragon (2002) et Master Of The Moon (2004) sonnent comme jamais ! 33 raretés enregistrées sur scène font revivre Ronnie James Dio du temps de sa splendeur. Chanteur littéralement habité par ses textes, on mesure toute son influence. Cette première salve est autant une cure de jouvence qu’un pan d’histoire d’une époque créative. [François Alaouret] DIRTY SHIRLEY DIRTY SHIRLEY Hard US Frontiers Music Ne vous fiez pas à la pochette, car derrière ce dessin d’ado se cache le nouveau projet de George Lynch (Dokken, Lynch Mob, KXM...). Si le guitariste américain est identifiable au toucher et grâce à ce feeling si particulier, c’est plus compliqué avec Dirty Shirley. Le six-cordiste, sans déballer le grand jeu, s’en sort bien (une habitude !) et dégage toujours la même classe. Pour le chant, Lynch a porté son choix sur le Croate Dino Jelusic. Et il a eu l’oreille très fine, car ce dernier possède un timbre étonnant, situé entre Dio et David Coverdale, et une belle assurance. Le bassiste Trevor Roxx et le batteur d’Evanescence, Will Hunt, viennent compléter le line-up. « Last Man Standing », « Siren Song », « I Disappear » ou « Escalator to Purgatory » ponctuent un opus plutôt inspiré et remarquablement interprété. Seul bémol, de taille, c’est une nouvelle fois AlessandroDel Vecchio qui a mixé et produit l’ensemble. Du coup, rien de décolle vraiment. Tout le monde a ce son si standardisé (surtout Lynch et Hunt), et cela affaiblit les compos… Et avec la pochette, ça fait beaucoup. Dommage… [Helo Plume] GARY MOORE efe11^7  : LIVE FROM LONDON Blues rock Provogue/Mascot/Wagram Depuis sa mort en 2011, Gary Moore a fait l’objet d’une exploitation posthume raisonnée, seuls les Live At Montreux 2010, Blues For Jimi et Live At Bush Hall 2007 nous ayant été proposés depuis. On accueille donc avec une positive attitude ce Live From London, enregistré le 2 décembre 2009 à l’Islington Academy, sold-out. D’autant qu’il ne fait pas double emploi avec Blues Alive (1993), au niveau de sortie plus faible et aux arrangements de chœurs et cuivres aussi luxuriants que sur Still Got The Blues (1990)/After Hours (1992), les deux derniers albums de la discographie du guitariste de Belfast classés au Billboard. Ici les humbuckers gras de la Les Paul « Greeny »’59 (propriété de Kirk Hammett depuis 2015) font la loi et matent l’orgue, y compris sur les tempos lents comme « Still Got The Blues », modèle d’expressivité guitaristique dans la lignée de « Parisienne Walkways ». Un tube (8e place des charts anglais en 1979) présent en fin de set et coécrit, pour rappel, par Phil Lynott… Ultime écho aux années de cohabitation fraternelle, mais discontinue, dans Thin Lizzy. [Jean-Christophe Baugé] GOTTHARD'ger #13 Hard rock US Nuclear Blast Gotthard a connu son apogée à la fin des années 90 en Europe et surtout en Allemagne. Méconnu et sous-estimé dans l’hexagone, le quintet suisse en est pourtant à son treizième album, naturellement intitulé #13. Marquée par la grande tradition rock US, la carrière des Suisses aurait pu s’arrêter nette en octobre 2010. SteveLee, chanteur de la formation, a alors trouvé la mort dans un accident aux États-Unis. Mais, après avoir sorti une compil’en hommage à son frontman, le groupe a décidé de poursuivre l’aventure avec Nic Maeder. Après un virage pop assez malvenu, les Helvètes renouent, depuis quelques albums, avec un registre plus massif et plus percutant. Et ce nouvel opus est la preuve que l’énergie de leurs débuts ne les a pas quittés (« Bad News », « 10.000 Faces »). Gotthard a même fait quelques expériences, avec le très arabisant single « Missteria ». Les morceaux plus mesurés et les ballades ne manquent pas non plus (« S.O.S. », « Marry You »). Mais le groupe excelle surtout dans les titres plus hard et heavy (« Save The Date », « No Time To Cry ») , où les deux guitaristes Leo Leoni et Freddy Scherer peuvent s’exprimer pleinement. Le quintet signe là de la belle ouvrage de rock à l’américaine, mais made in Switzerland. [François Alaouret] LEICIHOA WILLIAMS LUCINDA WILLIAMS MW- GOOD SOULS BETTER ANGELS Americana Highway 20/Thirty Tigers Records Du haut de ses quarante ans de carrière, Lucinda Williams fait partie des songwriters américaines incontournables. Authentique et à fleur de peau, la chanteuse livre, une nouvelle fois, un album étonnant et poignant. Nettement plus sombre que les précédents, Good Souls Better Angels côtoie le diable et ses démons avec des chansons où elle se dévoile autant qu’elle dépeint les injustices et les abus d’une société en perdition. La musicienne de Louisiane est allée puiser dans les eaux troubles du quotidien pour composer, avec son manager et mari, douze morceaux d’une profondeur rare. Pour son premier album depuis 2015, cette grande dame de l’Americana, facilement identifiable à sa voix rocailleuse, flirte avec toujours autant de bonheur avec le blues, le punk, la country et le rock. Accompagnée, de longue date, par Butch Norton (batterie), David Sutton (basse) et l’excellent Stuart Mathis (guitare), Lucinda Williams conserve cette façon suave et langoureuse d’envelopper des compositions taillées sur mesure. La steel guitar est omniprésente et offre un relief saisissant aux textes. Et que dire de la production et des arrangements ? Ils embellissent et magnifient chaque titre que l’Américaine chante avec son cœur et ses tripes. Un bijou de sensibilité, d’émotion et de sincérité. [François Alaouret] OZZY OSBOURNE ORDINARY MAN Heavy metal mainstream Epic/Sony Music Papy Ozzy fait de la résistance ! Black Sabbath a beau avoir splitté en 2017, le « Madman », âgé de 71 ans aujourd’hui et qui a entre-temps divorcé, replongé dans la drogue puis redit oui à Sharon, rempile pour un nouvel album studio, dix ans après le correct Scream. Les deux premiers singles, parus fin 2019, « Under The Graveyard » et « Straight To Hell » (feat. Slash et Duff McKagan des Guns’), donnaient déjà le ton lyriquement, exprimant peut-être aussi les dernières volontés du chanteur britannique... Musicalement simples et efficaces, ces deux morceaux restent heavy et plutôt old-school, avec des arrangements contemporains aux petits oignons signés Andrew Watt, le « nouvel ami » d’Ozzy, mentionné dans les crédits de ce douzième album solo. Même s’il manque un petit quelque chose et que Watt ne sera jamais Randy Rhoads (R.I.P.) à la guitare dans le cœur des métalleux nostalgiques que nous sommes tous, ni Zakk Wylde, aux abonnés absents ici (avec qui pourtant Ozzy s’est rabiboché pour ses dernières tournées en solo), le guitariste/auteur/compositeur/producteur américain de Justin Bieber fait le job, un peu comme Yodelice le fit en 2017 avec notre Johnny Hallyday sur son dernier album enregistré de son vivant… L’ex-frontman de Black Sabbath nous fait un dernier au revoir sur « Goodbye », sortant même par avance les violons, ou plutôt le piano, sur une ballade (la chanson-titre) bien commerciale, en duo avec Elton John. Dans un autre genre, mais toujours à but lucratif, on est surpris par l’autre collaboration avec le rappeur Post Malone, en fin d’album, sur le très punk « It’s A Raid ». Mais Ozzy reste Ozzy  : un chanteur fortuné et incroyable, encore capable d’assurer sur des mélodies bien heavy/rock et groovy (« Eat Me », l’entêtant « Today Is The End »). Alors, même s’il prétend désormais être un homme ordinaire, comme s’il se repentait de ses péchés de jeunesse ou de vieillesse (on le voit uriner au dos de l’album comme il le fit un jour de 1982 à San Antonio, sur le monument aux morts du Fort Alamo, l’interdisant du sol texan durant une décennie), on passe néanmoins un bon moment en famille avec un album pas non plus extraordinaire, mais tout à fait honorable. Malheureusement, papy Ozzy a dû annuler sa tournée récemment, souffrant toujours un peu plus de sa maladie de Parkinson. Ordinary Man est peut-être son dernier album studio (tout au moins de son vivant)… [Seigneur Fred] PEARL JAM n'GIGATON Power pop rock Island/Def Jam Recordings/Universal Ce n’était certes pas le but au départ, mais PearlJam va en aider plus d’un à surmonter le confinement grâce à ce onzième album aussi déconcertant que captivant. Balancé en éclaireur, le très funky « Dance Of The Clairvoyants » avait déjà bien brouillé les cartes, tout comme la punk pop de « Superblood Wolfmoon », deuxième titre dévoilé en février. Mais ceux qui en avaient déjà tiré quelques conclusions en seront pour leurs frais, Gigaton se révélant dès la première approche comme l’album le plus varié et téméraire du quintette. Sans aller jusqu’à dire que les musiciens se la coulaient douce, ils laissaient l’impression d’être devenus presque sages, pour ne pas dire dociles, laissant Eddie Vedder s’occuper du four et du CLASSIC OBS’19



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